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dimanche 3 avril 2011

Un oeil bleu pâle


UN ŒIL BLEU PÂLE de Louis BAYARD, publié chez Pocket, 2010.

Résumé :

En 183O, l'Académie militaire de West Point est une institution soucieuse de taire tout incident qui pourrait nuire a sa réputation naissante.
Le suicide d'un élève, par exemple. Et si l'oie apprenait qu'il a eu ensuite le cœur arraché, ce serait non plus le prestige mais l'existence même de l'établissement qui serait menacée. Aussi la direction fait-elle appel à Gus Landor, un inspecteur de police en retraite réputé pour son efficacité, sa discrétion, mais aussi son irrévérence. Pour résoudre cette énigme teintée de satanisme, celui-ci va recevoir l'aide d'un élève astucieux, qui, le temps de l'enquête, va mettre ses ambitions littéraires de côté: Edgar Allan Poe.
"Ce thriller dense et intense avance inexorablement, avec un sens exceptionnel de l'atmosphère, vers son ahurissant coup de théâtre final." [source : Ed. Pocket]

Ce que j'en pense :

L'histoire est intéressante et la scène de l'action en huis-clos (ou presque) confère un caractère étrange à l'intrigue. Le mensonge et la vérité se côtoient tout au long de l'intrigue et j'avoue avoir été bluffée par le final, coup de théâtre on ne peut plus surprenant.

J'ai peur d'en dire trop pour ne pas en dire trop peu !

Un inspecteur à la retraite est appelé à reprendre du service pour éviter un scandale au sein d'une académie militaire non loin de chez lui. A coté de ce baroudeur emblématique, le fait de voir mis en scène E.A. Poe en jeune apprenti officier est savoureux, et on s'attache tant au personnage âgé qui raconte ses derniers mois qu'à ce jeune poète timide et incompris. Les officiers et le personnel qui entourent les héros sont autant de figure marquantes elles aussi, par leurs justesse de ton.
Bien entendu, lire le roman à travers les yeux des deux compères aide à conserver un point de vue très personnel (celui des protagonistes) sur les personnages secondaires.

Entre le roman historique et la fiction, ce thriller d'ambiance ravira lecteurs et lectrices qui aiment les romans épistolaires et les jeux de langage.

samedi 19 février 2011

Ikigami
















IKIGAMI - Préavis de mort
de MASE Motorô, publié chez Kaze Manga, collection Seinen, 2009-2011.

Résumé :

Dans notre pays, une loi entend assurer la prospérité de la prospérité de la nation en rappelant à tous à tous la valeur de la vie.
Pour ce faire, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est arbitrairement condamné à mort pour une micro-capsule injectée lors de son entrée à l'école. Lorsque l'on reçoit l'Ikigami, c'est qu'il ne nous reste plus que 24 heures à vivre. Mais à quoi passer cette dernière journée, lorsqu'on n'a pas eu le temps de faire sa vie ? Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ? [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

Une série d'anticipation un peu morbide, mais d'une grande puissance morale. Tour à tour, l'auteur traite de gens d'extraction et d'âges différents (entre 18 et 24 ans) qui reçoivent ce préavis de 24 heures avant leur décès officiel. Selon leurs passés et leurs vies, on assiste à des drames, des miracles, des aventures abracadabrantes ou de simples embrassades paisibles.

Vu le caractère légèrement répétitif de l'action, même si la psychologie du livreur de mort est travaillée, il me semble que la série s'épuise petit à petit et il reste à espérer que l'auteur ne continuera pas trop longuement au risque de réduire considérablement l'intérêt de l'histoire. Au Japon, huit volumes sont publiés actuellement, et la parution française du huitième volume est annoncée tout prochainement.

Il est évident que c'est un titre mature quoique contenant peu de scènes de violence physique extrême ou à caractère sexuel. La violence est essentiellement psychologique et émotionnelle, tant vis à vis du héros que des gens à qui il est chargé de livrer l'Ikigami ainsi que leurs proches.

lundi 14 février 2011

Hellblade


HELLBLADE de Je-Tae YOO, publié chez Ki-Oon, 2011.

Résumé :

Londres, 1888.
La ville entière est plongée dans la peur depuis que Jack l'Éventreur rôde dans les ruelles mal famées de Whitechapel. A la nuit tombée, il traque, assassine et mutile ses victimes avec une extrême férocité. Son macabre rituel se répète inlassablement, laissant les enquêteurs sans le moindre indice. Mais les apparences sont trompeuses : bourreau comme victimes dissimulent un effroyable secret... Un ballet gore et énigmatique, véritable ré-interprétation du mythe de Jack l'Éventreur... [source : Ed. Ki-Oon]

Ce que j'en pense :

Précisons d'abord que puisqu'il s'agit d'un manhwa coréen et non d'un manga japonais, le style exact ne serait pas "seinen" mais "chungnyun", quoiqu'il s'agisse d'une catégorie équivalente désignant un titre pour les adultes, du fait ici de sa violence et de la maturité de certaines scènes.

En effet, niveau violence, le lecteur est servi. Pour une adaptation de Jack l'Éventreur, quoi de plus normal finalement. Mais en lisant cette série, on réalise que l'auteur va bien plus loin que ce que l'on avait imaginé, car ce que traque Jack, et les prostituées qu'il laisse mortes dans les ruelles sombres cachent bien leur jeu ! Le mythe a été entièrement revu à la sauce fantastique et pourra décevoir ceux qui attendaient une adaptation fidèlement et purement historique.
Les autres apprécieront le côté imaginatif qui confère à l'ensemble une profondeur nouvelle et permet de revoir Jack moins noir qu'on ne se l'imagine.

Serait-ce donc une ode à un tueur en série notoire ? Étrange réinterprétation qui marque cependant le début d'une série glauque, gore et vraiment addictive qui plaira sans nul doute à tous les lecteurs de Wolf Guy.

vendredi 11 février 2011

La Messagère de l'au-delà


LA MESSAGÈRE DE L'AU-DELÀ de Mary HOOPER, publié chez Les Grandes Personnes, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Oxford, décembre 1650.
Anne Green, une jeune servante accusée d'infanticide, vient d'être pendue haut et court. Son cadavre, au grand dam de sa famille, est livré à l'université afin d'y être disséqué. Robert, étudiant en médecine bègue et introverti, est de ceux qui doivent assister à cette leçon d'anatomie. Mais, à sa grande surprise, il décèle bientôt chez la jeune fille des signes de vie... Inspiré d'une histoire vraie, le destin terrible et singulier, aux frontières du surnaturel, d'une adolescente dans l'Angleterre puritaine du XVIIe siècle. [source : Ed. Les Grandes Personnes]

Ce que j'en pense :

Un jeu de chapitres séparent deux époques : la vie d'Anne avant sa mort, et celle qui suit sa pendaison. Subtilement, les deux temporalités se rapprochent pour finir par se fondre l'une en l'autre. Trop vite, tellement le livra est plaisant.
Sans se soucier de faire croire à une période bénie et innocente, ce livre dépeint l'Angleterre du 17è siècle avec beaucoup de justesse et sur un ton très mature. On retrouve la vie des servants de l'époque, leurs tâches bien souvent décrites, des détails de leur quotidien dont nous sommes aujourd'hui si éloignés qu'il est parfois difficile à imaginer si les descriptions ne sont pas là pour supporter notre oublieuse mémoire. On retrouve aussi décrits les changements historiques qui marquèrent la vie quotidienne en Angleterre (Cromwell et le puritanisme), ainsi que l'état des recherches médicales et la façon de procéder des savants de l'époque, entre vieilles superstitions, recherche de faits scientifiques avérés et tâtonnements vers la médecine moderne ou encore la vie dans les prisons.

Bref, tout dans ce livre ravira les lecteurs de caractère n'ayant pas peur de se voir montrer la véritable dureté de l'époque, à travers une fable romancée basée sur des faits réels.

jeudi 28 octobre 2010

Lyz et ses cadavres exquis


LYZ ET SES CADAVRES EXQUIS de Alexis HORELLOU et Delphine LE LAY, publié chez Petit à Petit, 2010.
(One shot).

Résumé :

Lyz vient de perdre son père, thanatopracteur de son village. Elle ne l'a pas avoué aux gens qui viennent la voir pour faire préparer le corps de leurs proches défunts en vue de leurs enterrements. Mais Lyz a beau avoir observé son père pratiquer, elle a des goûts bien personnels qu'elle met en avant lorsqu'elle pratique. Et la suspicion des villageois commence là. Il est clair pour eux que le bonhomme est dérangé, vu comment il prépare les cadavres ces derniers temps, et personne ne l'a plus croisé depuis...

Ce que j'en pense :

On retrouve ici une petite fille qui a des goûts bien étranges, à l'image sans doute de son éducation. Elle a grandi dans un funérarium et a souvent observé son père préparer les morts.
L'histoire est assez sombre, on retrouve l'ambiance des contes campagnards de la littérature classique française (Maupassant, Seignolle...) avec un je-ne-sais-quoi de terrible en plus.

Les images sont magnifiques, les dessins aux lourds aplats de couleurs directes et crues à l'acrylique ont une force incroyable et rendent l'œuvre extrêmement marquante. Les couleurs (et la qualité) de la couverture correspondent à ce qu'on trouvera en ouvrant le livre, chose assez rare pour une bande dessinée, ou généralement la couverture laisse présager des merveilles qu'on ne retrouve que rarement une fois le livre ouvert.

Les auteurs ont retracé sur un blog la petite histoire de la création de l'oeuvre à l'adresse suivante : http://aventuredelyz.over-blog.com/
On retrouve une partie de ces photos et informations en fin d'ouvrage dans la section intitulée "Les coulisses de Lyz" qui nous éclaire sur la création de cette bande dessinée.

samedi 2 octobre 2010

Un été à la morgue


UN ÉTÉ A LA MORGUE de John C. FORD, publié chez De La Martinière Jeunesse, collection Fiction J., 2010.
(One Shot).

Résumé :

Christopher, étudiant studieux mais un peu excentrique, rêve de devenir agent secret.
Et quoi de mieux qu'un stage à la morgue pour se mettre dans l'ambiance ? Dès le premier jour, il va se trouver confronté à un cadavre peu ordinaire. Comment le médecin légiste et le shérif ont-ils pu conclure à un suicide pour un mort criblé de cinq balles dans le torse? Pourquoi le rapport d'autopsie a-t-il été falsifié ? D'où viennent ces liasses de billets cachées dans le tiroir du bureau du docteur Mobley ? Il n'en faut pas plus à Christopher pour mener l'enquête dans toute la ville.
Aidé de Tina, la jolie reporter, il va chercher la vérité au péril de sa vie... [source : Ed. De La Martinière]

Ce que j'en pense :

Une chose est sûre : Christopher, le héros, a les hormones qui travaillent. Il rêve d'aventures et de missions secrètes, et reste interdit lorsqu'il réalise avec effroi qu'un crime crapuleux a été étouffé par son employeur (le médecin légiste de la morgue ou il travaille comme personnel d'entretien) et par le shérif local !
On se ballade dans ce petit coin d'Amérique profonde, dans cette petite ville où rien ne se passe... et pourtant, Christopher ne lâche pas l'affaire : il remuera terre et ciel, doutant de tous ceux qu'il côtoie puisqu'il lui est impossible de savoir qui est impliqué dans cette histoire, et avec l'aide de la plantureuse Tina, le voilà parti pour résoudre cette enquête.

Ce livre est très humain, réaliste, et de ce fait presque effrayant parfois. Il met en avant, outre le désir d'action qu'on peut avoir lorsqu'on s'ennuie dans une existence trop plate ou parce qu'on a des rêves que la réalité ne parvient pas à assouvir, le déséquilibre qu'entraînent des évènements traumatisants et la difficulté qu'on peut avoir à se reconstruire par la suite.

C'est un très bon roman noir, excellent pour initier les ados ou les lecteurs frileux au polar.

mardi 27 juillet 2010

Le Grand Dieu Pan


LE GRAND DIEU PAN de Arthur MACHEN, publié aux Editions Ombres, collection Petite bibliothèque Ombres, 1993.

Résumé :

(à venir)

Ce que j'en pense :

(à venir)

lundi 31 mai 2010

L'étrange vie de Nobody Owens


L'ETRANGE VIE DE NOBODY OWENS de Neil GAIMAN, publié chez Albin Michel, collection Wiz, 2009.

Résumé :

Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal.
Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux...
L'Étrange Vie de Nobody Owens est un roman enchanteur, noir, magique, tendre et profond. La grâce absolue de Neil Gaiman, de retour après son livre-culte, Coraline. [source : Ed. Albin Michel]

Ce que j'en pense :

Etrange est la vie de Nobody Owens, si fait.
Pourchassé par un tueur qui vient de massacrer sa famille quoiqu'inconscient du danger, ce petit garçon de 2 ans se réfugie dans un cimetière où il est "adopté" par la communauté locale. Il grandit au milieu de tombes ancestrales et des fantômes qui les occupent. Il est éduqué par les habitants qui lui apprennent les arcanes de la magie dont il se sert à profit lors de ses escapades. Comme tout enfant, il fait des bêtises, mais celles-ci l'entraîneront à risquer sa vie dans de vieilles tombes, dans des univers surnaturels et fantastiques à vous donner la chair de poule !
Au fil des pages, le garçon grandit, d'expérience en expérience, il devient un jeune homme qui décide d'affronter son destin.

Le texte est entrecoupé de dessins aux formes biscornues, déformées, spectrales, qui donnent à l'ensemble un ton particulier. La lecture est vraiment facile, l'histoire surprenante, mais finalement le jeune "Bod" est plus proche de nous que ce qu'on pourrait croire de prime abord...

dimanche 23 mai 2010

GhostGirl


GHOSTGIRL de Tonya HURLEY, publié chez Plon Jeunesse, 2008.

Résumé :

Vivante, Charlotte est une lycéenne timide, invisible, totalement à côté de la plaque...
Morte, Charlotte est un fantôme doté de pouvoirs surnaturels! Tenant sa revanche, elle fait tout pour que le garçon le plus canon du lycée tombe amoureux d'elle, quitte à employer des moyens peu orthodoxes qui feront tourner en bourrique tous ceux qui croiseront son chemin... [source : Ed. Plon]

Ce que j'en pense :

Très cinématographique dans son traitement, cette histoire un peu loufoque sur l'amour avance à petits pas, chapitre par chapitre, de quoi encourager le lecteur paresseux. A chaque début de chapitre on retrouve une illustration sous laquelle on lit une brève citation et au verso, un aperçu du contenu à venir à travers une réflexion qui nous dépasse à première vue mais dont la logique s'impose quand on poursuit la lecture... L'ensemble laisse une impression étrange de moderne et de suranné, le tout dans les tons noir et rose.
Résolument féminin, le thème est abordé de façon tragicomique. L'héroïne s'étouffe avec un haribo (un ourson, plus exactement), même si l'auteur ne va pas jusqu'à décrire la couleur de la cause de son décès... Une mort stupide qui survient alors que sa vie était sur le point de commencer. Sa vie, entendons par là "le garçon que j'aime depuis des années en secret m'a regardée pour la première fois"... Elle qui se sentait invisible parmi ses semblables, qui mourrait d'envie de se faire remarquer a fini par mourir pour de bon ! Mais la jeune fille décide de prendre sa revanche dans la mort, et c'est là que les problèmes commencent. Pas de chance pour elle, le monde de l'au-delà est également une société organisée... on ne la laisse pas libre de hanter les vivants et elle se retrouve forcée de retourner sur des bancs de classe ! A elle de trouver ce qui lui permettra de passer le test et de laisser son esprit reposer en paix.

Une adaptation cinématographique est annoncée, et un second livre "GhostGirl - Homecoming" est disponible en anglais.

mardi 4 mai 2010

Contes glacés


CONTES GLACES de Jacques STERNBERG, publié chez Mijade, 2009.


Si je n'avais que quelques lignes :

Ce livre est l'indispensable outil de tous ces moments où vous n'avez rien à faire, où les minutes se succèdent en donnant l'impression que le temps s'allonge... Un artefact magique pour ouvrir toutes les portes secrètes de l'imagination et du fantastique, en parfois trois lignes seulement !


Résumé :

Plus de 250 récits brefs, qui relèvent du fantastique, de la science-fiction, de l'humour noir, de l'absurde.
Un univers délirant qui bouscule les règles du quotidien: le temps et l'espace se modifient sans cesse, les objets vivent, les corps se transforment, les êtres disparaissent, les chemins ne mènent nulle part, les objets ont d'étranges réactions, les miroirs reflètent des ombres, les squelettes s'animent, les trains ne s'arrêtent plus. La version intégrale des Contes glacés, pour provoquer frissons et sueurs froides. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

J'ai reçu ce livre d'une amie qui m'a dit qu'elle l'avait choisi parce que le contenu lui faisait songer à certains de mes textes. Cette considération de sa part représentait pour moi grand honneur. Effectivement, à chaque page, conte après conte, je me retrouve plongée dans un délice littéraire dont je me défais contre mon gré au bout de quelques histoires afin de garder en moi leur pleine saveur.
L'auteur parle de tout, de rien, il saisit certains moments magiques et fantastiques que l'œil et la raison refusent. Tantôt terribles, tantôt drolatiques, il est bien une impression que ce livre ne laisse pas : indifférent.

samedi 1 mai 2010

La forêt des damnés


LA FORET DES DAMNES, de Carrie RYAN, publié chez Gallimard Jeunesse, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Puissant et désespéré, suivez le combat de Mary dans un univers post-apocalyptique où les plaintes et râles de zombies vous bercent jour et nuit.
Un subtil mélange de genres entre Rohmer et Roméro...

Résumé :

Dans le monde de Mary, il y a des vérités simples. Les Sœurs savent toujours le mieux. Les Gardiens protègent et servent. Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais. Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village. La clôture qui les protège de la Forêt des Damnés. Mais peu à peu, les vérités de Mary s'effondrent et son monde est plongé dans le chaos. Un monde post-apocalyptique peuplé de zombies. Une histoire d'amour ensorcelante. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Il faudra attendre le deuxième volume, qui clôt l'histoire, pour rendre un avis définitif.
Jusqu'à présent, je n'ai pas été réellement convaincue par ce livre, et l'histoire d'amour annoncée dans le résumé ne m'a pas ensorcelée du tout. On a droit à des zombies, encore des zombies, toujours des zombies, et une jeune fille égocentrique dont l'amoureux est un imbécile et le reste de la clique qui ne vaut pas bien plus lourd. On se retrouve dans une société étrange, qu'on comprend petit à petit être la nôtre, des décennies après l'éveil des zombies. L'histoire n'a pas réellement de sens, on est content en cours de lecture de connaître les chiffres romains car (oh surprise !) les chemins découverts par la jeune fille sont balisés de la sorte. On tâtonne à travers un univers qui n'est pas assez détaillé et trop standardisé. S'il y avait un message philosophique, j'ai dû passer à côté ou marcher dessus tant il était discret, ou bien il s'était fait dévorer par un zombie...
Autour du petit village de départ, s'étend la "forêt de mains et de dents" (évitez de rire en le lisant) et Mary est persuadée qu'il y a quelque chose au-delà de la forêt, parce que sa mère lui a raconté des histoires datant de sa jeunesse. Pas de chance, personne d'autre n'y pense, on la prend pour une excentrique, à perdre son temps à autre chose qu'à tâcher de survivre... ceux qui l'entourent semblent obnubilés par leur combat existentiel désespéré.
De toute façon, pas la peine de s'attacher aux personnages, on pense que la situation est sans appel, tant mieux, ils finissent tous zombies ! C'est plus pratique, sûrement... En cours de lecture, on a presque envie d'aller les rejoindre soi-même.
La fin reste ouverte : suite à une chute, la jeune fille se retrouve à décapiter des zombies à la pelle sur une plage...

Après réflexion, ce livre m'a tout de même fait penser à "Moi qui n'ai jamais connu les hommes" de Jacqueline Harpman, cela nécessiterait un approfondissement que je laisse à d'autres le soin d'accomplir... notons que dans cet ouvrage-là, il n'y a PAS de zombies.