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samedi 20 août 2011

Venin


VENIN de Sharon Bolton, publié chez Pocket, collection Thriller, 2011.

Résumé :

Vétérinaire dans un petit village anglais, Clara est jeune, brillante et passionnée par son métier.
Elle vit cependant connue une recluse : défigurée par un terrible accident alors qu'elle était enfant, elle préfère la compagnie des animaux à celle des hommes. Une existence solitaire bientôt troublée par la visite de la police, venue solliciter son expertise. Un homme, portant une trace de morsure de serpent, vient d'être retrouvé inanimé à son domicile. Le verdict est sans appel : la dose de venin présente dans le corps est bien supérieure à celle que peut laisser n'importe quel reptile... [source : Ed. Pocket]

Ce que j'en pense :

Il y a dans ce livre de quoi nous faire admirer les serpents.
L'action se déroule dans un petit village d'un comté perdu au plein cœur de l'Angleterre. On s'imagine aisément les cottages, les champs qui s'étendent à perte de vue, les falaises de bord de mer et l'angoisse qui saisit le peuple tranquille de cette contrée lorsqu'une vague d'attaques de reptiles s'abat sur eux.
L'auteur nous présente l'héroïne lentement au fil du texte, et l'on peut savourer les descriptions de la faune et de la flore locales qui foisonnent et rendent cette histoire vraiment magnifique.

Une enquête hors norme menée par une jeune femme peu commune, le tout liant amour de la nature, serpents et vieilles histoires de village. Ce polar m'a beaucoup plu, il sort des sentiers battus et permet de s'évader dans la campagne anglaise.

jeudi 17 février 2011

Chats !
















CHATS !
de Frédéric BRREMAUD et Paola ANTISTA, publié chez Hugo & Cie., collection Hugo BD, 2010.

Résumé :

[...] Les histoires font de une à quelques pages. Toutes parlent de l'univers des chats sur un ton tendre et humoristique. Dans la plupart des cas, on retrouve les personnages principaux de la série, mais d'autres, secondaires, font des apparitions sporadiques. [source : Ed. Hugo & Cie.]

Ce que j'en pense :

Un gros "Bof" pour ce titre dont j'attendais davantage.

Dans le premier tome, le dessin se cherche, tout en étant assez joli, et on pouvais espérer qu'il prenne ses marques dans le second. A mon goût c'est l'inverse qui se produit, le trait se brouille, les visages se déforment de manière peu esthétique, et l'ensemble donne une impression de trop peu et d'amateurisme (ou de bâclé).

Trop peu de fond : le livre ne s'adresse finalement qu'aux amoureux inconditionnels des chats. Trop peu d'humour : on aurait voulu pouvoir vraiment rire à certaines blagues, vu le ton que cherche à se donner l'histoire, mais ce n'est pas possible.
Trop peu de scénario : quand l'auteur renâcle à trouver un scénario cohérent ou à suivre l'intrigue annoncée dans le tome 1 pour finir par s'éparpiller en petites historiettes sans fondement, c'est dommage, évidemment.

Sous couvert d'une jolie histoire de chats pour petits et grands il n'y a ... rien d'autre.

Les quelques clins d'œils à d'autres séries ou personnages célèbres (Kiki la petite sorcière, Calvin et hobbes, Astérix, Tokio Hotel, etc. sont à peine exploités et tombent finalement assez mal dans le contexte.

Quand l'auteur n'a plus de scénario, pas de problème : on remplit le bas de page avec des soi-disant photos souvenir des chats lorsqu'ils étaient plus petits, et quand vraiment on a tout essayé, on fait pareil sur l'héroïne.

J'exagère... probablement... mais à part de jolies couleurs et quelques anecdotes marrantes sur la vie avec un chat au quotidien, il n'y a pas grand chose dans cette BD.
Totalement décevant.

vendredi 11 février 2011

La Messagère de l'au-delà


LA MESSAGÈRE DE L'AU-DELÀ de Mary HOOPER, publié chez Les Grandes Personnes, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Oxford, décembre 1650.
Anne Green, une jeune servante accusée d'infanticide, vient d'être pendue haut et court. Son cadavre, au grand dam de sa famille, est livré à l'université afin d'y être disséqué. Robert, étudiant en médecine bègue et introverti, est de ceux qui doivent assister à cette leçon d'anatomie. Mais, à sa grande surprise, il décèle bientôt chez la jeune fille des signes de vie... Inspiré d'une histoire vraie, le destin terrible et singulier, aux frontières du surnaturel, d'une adolescente dans l'Angleterre puritaine du XVIIe siècle. [source : Ed. Les Grandes Personnes]

Ce que j'en pense :

Un jeu de chapitres séparent deux époques : la vie d'Anne avant sa mort, et celle qui suit sa pendaison. Subtilement, les deux temporalités se rapprochent pour finir par se fondre l'une en l'autre. Trop vite, tellement le livra est plaisant.
Sans se soucier de faire croire à une période bénie et innocente, ce livre dépeint l'Angleterre du 17è siècle avec beaucoup de justesse et sur un ton très mature. On retrouve la vie des servants de l'époque, leurs tâches bien souvent décrites, des détails de leur quotidien dont nous sommes aujourd'hui si éloignés qu'il est parfois difficile à imaginer si les descriptions ne sont pas là pour supporter notre oublieuse mémoire. On retrouve aussi décrits les changements historiques qui marquèrent la vie quotidienne en Angleterre (Cromwell et le puritanisme), ainsi que l'état des recherches médicales et la façon de procéder des savants de l'époque, entre vieilles superstitions, recherche de faits scientifiques avérés et tâtonnements vers la médecine moderne ou encore la vie dans les prisons.

Bref, tout dans ce livre ravira les lecteurs de caractère n'ayant pas peur de se voir montrer la véritable dureté de l'époque, à travers une fable romancée basée sur des faits réels.

jeudi 10 février 2011

Nanja Monja
















NANJA MONJA
de Shizuka ITO, publié chez Glénat, collection Shônen, 2011.
(Série en 6 vol.).

Résumé :

Taro vit dans le petit village idyllique de Hananoki.
La vie y est paisible comme il se doit à la campagne. Enfin, pas si paisible que cela, puisqu’un jour Taro découvre que la forêt renferme un bien étrange mystère : elle est emplie d’un étonnant petit peuple qui vit autour des humains sans se dévoiler à eux… du moins jusqu’ici ! On nage en pleine ambiance Totoro, avec cette histoire bucolique, familiale, mettant en scène des esprits de la forêt et on a le côté sympathique des Minipousses, dans la description du petit peuple, dans ses habitudes de vie.
Manga bienveillant et sympathique, invitant au rêve, et résolument écolo bien entendu, Nanja Monja est affublé d’un dessin vivant aux traits assez universels. Nanja Monja peut donc plaire à un large public, au-delà des fans purs et durs de manga. Le titre de surcroît est relativement court, puisque terminé en 6 volumes ! [source : Ed. Glénat]

Ce que j'en pense :

Ce manga a le charme d'un film des studios Ghibli, que ce soit Mon voisin Totoro ou Arietty-Le petit monde des chapardeurs, et s'adresse à tous ceux qui ont gardé une âme d'enfant.

Un groupe d'enfants dans un village de vieux. Plein de traditions ancestrales et de mystères autour d'un grand arbre sacré. Puis, un soir, notre héros (dont les parents ont mystérieusement disparu autrefois) assiste à la chute d'une jeune fille qui avait entrepris de grimper à l'arbre magique. Craignant pour sa vie, il sort voir ce qu'il est advenu d'elle, mais seuls subsistent ses habits, vides, au pied de l'arbre...
On découvre alors que vivent au pied de l'arbre des humains miniaturisés, et là commence une aventure extraordinaire emplie de tendresse et d'amitié. Quoi qu'il en soit, les secrets du village sont précautionneusement gardés, que ce soient par les papys ou les êtres miniatures.

Un bien joli titre qui, outre le bénéfice d'être une série courte (6 vol.), nous entraîne dans un monde fantastique japonais où se côtoient mysticisme, surnaturel et rites séculaires.

dimanche 6 février 2011

En attendant que le vent tourne


EN ATTENDANT QUE LE VENT TOURNE de Blaise et Robin GUININ, publié chez Casterman, collection Univers d'Auteurs 2011.
(One Shot).

Résumé :

Cet été-là, un petit groupe d’enfants en vacances prend possession du village et de ses environs. Libres comme l’air, et prêts à toutes les aventures. Pierrot, Florentin et Xavier se risquent en forêt, où ils vont se lancer dans une entreprise fabuleuse : la construction d’une splendide cabane perchée dans un arbre. Hélas, un inconnu malveillant détruit leur splendide création. Ivres de colère et persuadés (mais à tort) que la responsabilité du forfait incombe à la petite bande rivale que forment Lucie et les jumeaux, les trois garçons jurent de se venger. Un engrenage fatal s’est mis en place, irrémédiablement. Exception faite du narrateur de cette histoire, personne ne le sait encore, mais ce qui n’était jusqu’alors que jeux d’enfants va tourner à la tragédie… [source : Ed. Casterman]

Ce que j'en pense :

Une histoire champêtre de guerre et d'amitié sur ce qu'on peut vivre pendant les vacances d'été. Les dessins sont doux malgré la dureté ponctuelle du récit. L'affaire fait sourire : des malentendus, des amitiés qui se forment et se déforment, de l'espièglerie, des amours naissants... et pourtant les mensonges et les trahisons, les incompréhensions et les déductions hâtives mènent à des catastrophes parfois irréparables.
Heureusement, les enfants savent encore pardonner, parfois.

Pour d'autres récits campagnards ou amours de jeunesse en brousse campagne, hormis la célébrissime trilogie de Marcel Pagnol (La Gloire de mon Père, le Château de ma Mère et Le temps des secrets), on peut lire la bande dessinée "Un coin de ciel bleu" ou en manga "Simple comme l'amour" ou "A fleur de peau", par exemple...

vendredi 21 janvier 2011

La marche du Crabe - 1


LA MARCHE DU CRABE 1 - La condition des Crabes d'Arthur DE PINS, publié chez Soleil, collection Noctambules, 2011.
(Série en 3 vol.)

Résumé :

Court métrage récompensé à maintes reprises, La Révolution des Crabes, avant de connaître une suite sous la forme d’un long, sera adapté en bande dessinée : une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris ! En effet...
Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite ! Mais... Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier ! [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Tout d'abord, un bref teaser pour vous mettre dans l'ambiance de cet univers loufoque : Teaser (sans vous en gâcher le mystère).

Ne soyez pas surpris, Arthur de Pins nous sert ici une BD sans pépées sexys, sans sous-vêtements affriolants ni parties de jambes en l'air. Après s'être éloigné sensiblement de sa série culte "Péchés Mignons" dans "Zombillenium" où il met en scène des créatures fantastiques (loup-garous, vampires et consorts), il revient cette fois avec un petit bijou d'humour et d'inventivité : La marche du crabe.

Prévu en trois volets, cette série parle de crabes condamnés par leur morphologie à effectuer toujours le même trajet le long d'une ligne droite imaginaire. Du côté des humains, on retrouve les ennemis naturels de ces petites créatures marines, toujours prêts à leur arracher des pattes, et d'un autre des scientifiques, pariant leur carrière sur ces petites bêtes, et tentant de les filmer pour réaliser le documentaire du siècle.
De toutes parts, l'auteur nous fait rire, que ce soit pour la psychologie absurde qui règne du côté du monde marin ou pour les aléas de l'existence contre lesquels on ne peut rien.

Cette BD, même en un seul volume livré à lui-même, est déjà l'une de mes préférées pour 2011, et je la considère d'ores et déjà comme un "must have" (pourtant ma chronique ne sera pas publiée dans un magasine de mode...), l'indispensable titre de l'année.

Je dois dire qu'il est presque impossible de garder son sérieux lorsqu'après toute la lecture du volume tombe la chute, comme un rocher sur un crabe, et qu'il ne faut surtout pas lire le mot de la fin à l'avance !
Pour finir, voici la vidéo qui a permis à cette trilogie de voir le jour : Video.
Attention, ça vous dévoilera la fameuse fin du premier volume pour ceux qui ne l'ont pas encore lu. Je vous conseille donc d'attendre la fin de la lecture pour la visionner.

jeudi 28 octobre 2010

Lyz et ses cadavres exquis


LYZ ET SES CADAVRES EXQUIS de Alexis HORELLOU et Delphine LE LAY, publié chez Petit à Petit, 2010.
(One shot).

Résumé :

Lyz vient de perdre son père, thanatopracteur de son village. Elle ne l'a pas avoué aux gens qui viennent la voir pour faire préparer le corps de leurs proches défunts en vue de leurs enterrements. Mais Lyz a beau avoir observé son père pratiquer, elle a des goûts bien personnels qu'elle met en avant lorsqu'elle pratique. Et la suspicion des villageois commence là. Il est clair pour eux que le bonhomme est dérangé, vu comment il prépare les cadavres ces derniers temps, et personne ne l'a plus croisé depuis...

Ce que j'en pense :

On retrouve ici une petite fille qui a des goûts bien étranges, à l'image sans doute de son éducation. Elle a grandi dans un funérarium et a souvent observé son père préparer les morts.
L'histoire est assez sombre, on retrouve l'ambiance des contes campagnards de la littérature classique française (Maupassant, Seignolle...) avec un je-ne-sais-quoi de terrible en plus.

Les images sont magnifiques, les dessins aux lourds aplats de couleurs directes et crues à l'acrylique ont une force incroyable et rendent l'œuvre extrêmement marquante. Les couleurs (et la qualité) de la couverture correspondent à ce qu'on trouvera en ouvrant le livre, chose assez rare pour une bande dessinée, ou généralement la couverture laisse présager des merveilles qu'on ne retrouve que rarement une fois le livre ouvert.

Les auteurs ont retracé sur un blog la petite histoire de la création de l'oeuvre à l'adresse suivante : http://aventuredelyz.over-blog.com/
On retrouve une partie de ces photos et informations en fin d'ouvrage dans la section intitulée "Les coulisses de Lyz" qui nous éclaire sur la création de cette bande dessinée.

samedi 28 août 2010

Ernest & Rebecca - 3


ERNEST & REBECCA 3 de Guillaume BIANCO et Antonello DALENA, publié chez Le Lombard, 2010.

Résumé :

Tous les médecins vous le diront : quand on a un gros rhume comme Rebecca, se mettre au vert ne fait jamais de mal ! Du coup, on l'envoie chez Pépé Bestiole, un grand-père haut en couleurs.
Sur place, la petite fille découvre la nature. Loin d'être hostile, cette dernière va la forcer à s'affirmer et s'ouvrir aux autres. Au grand dam d'Ernest qui voit son apprenti microbe se disperser aux quatre vents... et l'oublier ? Du coup, vexé, le microbe se fait plus rare, ce qui ne manque pas d'inquiéter Rebecca ! Fuis-moi, je te suis et tutti quanti. Une série sélectionnée chaque année pour le Prix Jeunesse au Festival d'Angoulême. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Je renouvelle mon coup de cœur pour cette BD pour enfant trop méconnue. Un titre excellent et vraiment touchant, sur un petit bout de fille de six ans et demi, de santé fragile, qui passe cette fois-ci ses vacances à la campagne.

Les graphismes sucrés sont d'une douceur incroyable. Je me suis sentie transportée des années en arrière, espérant vivre les aventures de cette puce (ouch ! elle déteste ce surnom) et avoir des grands-parents pareils.

On a beau dire, ce n'est pas évident d'expliquer aux enfants la séparation des parents lorsqu'un divorce pointe son nez. Eh bien voilà une manière agréable de faire comprendre que quoi qu'il se passe chez les grands, la vie continue, avec son lot d'aventures extraordinaires à vivre, et que papa et maman, même séparés, restent eux-mêmes !

Retrouvez mon commentaire des deux premiers volume ici : Ernest & Rebecca 1-2

dimanche 25 juillet 2010

Emma


EMMA de Jane AUSTEN, publié chez 10/18, collection Domaine étranger, 1996.

Si je n'avais que quelques lignes :

Elle qui se targuait de si bien lire le cœur des gens et de favoriser les plus heureuses des unions, elle restait oublieuse de ses désirs et ne sondait point ses propres sentiments.
Incontournable.

Résumé :

Emma est la plus française des héroïnes de Jane Austen (1775-1817), qui, à juste titre, craignait que personne ne puisse l'aimer. Elle est en effet aussi peu anglaise qu'une jeune fille intelligente, élégante, ironique et soucieuse des formes peut se permettre d'être. Emma aime l'intrigue et ignore la passion, elle est romanesque. Mais, à la différence de Mariane ou de Catherine, héroïnes respectives de Raison et sentiments et de Northanger Abbey, elle est romanesque intellectuellement et non émotivement. Et c'est en cela qu'elle est la rivale de son auteur. [source : Ed. 10/18]

Ce que j'en pense :

(à venir)

lundi 5 juillet 2010

My Girl


MY GIRL de Mizu SAHARA, publié chez Kaze Manga, collection Seinen, 2010.

Résumé :

Un jeune homme découvre qu'il est le père d'une fillette de cinq ans le jour où l'amour de sa vie meurt et lui en confie la charge.
Ces deux êtres fragiles vont alors se soutenir l'un l'autre en partageant le souvenir de la disparue. Malgré ce point de départ mélodramatique qui ne manquera pas de tirer quelques larmes aux âmes sensibles, le récit ne s'attarde jamais grossièrement sur le spectacle de la douleur, laissant la part belle à des scènes de vie quotidienne d'une grande tendresse, dans lesquelles Mizu Sahara montre comment l'affection (pour sa famille, ses enfants et ceux des autres...) tient une place bien plus centrale dans notre existence que la culture moderne nous laisse le croire.
Parents, grands-parents, professeurs... Autour de la vie des enfants, le monde se structure et les liens se tissent. Une chaleureuse bienveillance plane sur le quotidien tout à tour grave et léger de Masume et Koharu. [source : Ed Kaze]

Ce que j'en pense :

Un titre magnifique qui parle de l'amour sous toutes ses formes, et plus particulièrement d'un père envers sa fille (et inversement).
Les traits de l'auteur ajoutent encore un zeste de pureté à l'histoire, poignante et émouvante, de ces deux êtres qui ne se remettent pas de la perte de celles qu'ils aimaient tant.
Ils avancent en tâtonnant pour tenter de découvrir ce bonheur tout proche et vivre épanouis.

Le volume comporte de nombreuses pages couleurs en ouverture de chapitres, qui permettent d'admirer la patte incroyable de l'auteur en terme d'illustrations. Un jeu de matières, de teintes et de textures, d'ombres et de lumière que je ne me lasse pas de contempler...

A recommander aussi aux amateurs de coccinelles.

jeudi 24 juin 2010

Simple comme l'amour

a


SIMPLE COMME L'AMOUR de Fusako KURAMOCHI, publié chez Delcourt, collection Sakura, 2010.
(Série en 14 vol.)

Résumé :

Soyo Migita habite un petit village dont l'école ne compte pas plus de six élèves.
Sa vie paisible va pourtant être complètement chamboulée par l'arrivée de Hiromi Osawa, originaire de Tokyo. D'abord excitée à l'idée de faire sa connaissance, la jeune fille ira de surprise en surprise en découvrant qu'Osawa est, en fait, un garçon prétentieux et hautain. Pourtant, elle ne peut s'empêcher d'être fascinée par son assurance... [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

(à venir)

mercredi 9 juin 2010

Un coin de ciel bleu - L'odeur du foin...

















UN COIN DE CIEL BLEU - L'odeur du foin de Nicolas JARRY, Paolo DEPLANO et Silvia FABRIS, publié chez Delcourt, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Pour tous ceux qui manquent d'air pur, voici une petite BD champêtre qui fleure bon la campagne ! Attachante et pleine d'humour, vous passerez un bon moment en compagnie de cette petite famille parisienne et de ses nouveaux voisins du terroir.

Résumé :

" J'en peux plus de cette ville, Eric ! Fais tes valises, prends ta fille sous le bras, on part vivre à la campagne ! - Chiche !... " [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Un couple et leur petite fille déboulent à la campagne.
Le père, incorrigible gamin dans un corps d'adulte ; la mère, sérieuse et assez coincée ; la fillette, enfant éveillée et mutine.
Au fil des pages, on découvre leur vie, leurs aventures, et c'est vraiment un des titres de BD que je n'aurais voulu rater pour rien au monde. Une histoire simple, pas de fioritures, et un travail magnifique d'ingéniosité et d'humour. "Un coin de ciel bleu" fait partie de ces titres qui vous touchent, qu'on soit de la ville ou de la campagne.

Des scènes de couples amusantes, des voisins peu accommodants, la vie au grand air...

J'adore.

mercredi 19 mai 2010

Le monde de Misaki



LE MONDE DE MISAKI de Yuji IWAHARA, publié chez Delcourt (Akata), collection Take, 2009.
(Série en 3 volumes).

Résumé :

Misaki vient juste d'emménager avec son père à Hohoro, la ville natale de sa mère morte il y a quelques années.
Une nouvelle vie commence alors pour elle. Mais un soir, alors qu'elle rentre de l'école, elle trouve une drôle de créature : Nio. Cet étrange reptile a la particularité de se transformer en petit garçon quand on l'embrasse, et de reprendre sa forme originelle quand il rentre en contact avec de l'eau. Misaki va très vite décider de l'adopter. Peu à peu, au contact de ce dernier, la jeune fille va retrouver des bribes de souvenirs de sa plus tendre enfance, des souvenirs qu'elle avait étrangement oubliés...Mais le nouveau quotidien de Misaki va très vite être perturbé par d'étranges évènements : un avion va s'écraser dans le lac de Hohoro.
Ai Nakabayashi, la seule survivante du crash, semble animée par de douteuses motivations... Quels liens entre cela et la sombre affaire d'enlèvement qui s'est déroulée quelques jours plus tôt à Tokyo ? Quel secret entoure la naissance de la jeune Misaki ? Et quel est le lien entre Nio et le fait que le Docteur Ôtori, l'arrière-grand-père de Misaki, était un biologiste ? [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Un bon petit polar écologique en manga, traité sur un ton très doux, palpitant et touchant.
Les dessins sont à croquer, littéralement adorables.

L'histoire prenante autant que surprenante nous fait réfléchir aux dégâts causés par la cupidité et à certains travers de la nature humaine qui peuvent causer de graves dommages. Bien tourné, trois volumes suffisent à boucler le récit sans nous laisse sur notre faim.

Une jolie fable sur l'amitié, la confiance et l'attachement, sur l'héritage et les souvenirs enfouis.

mercredi 12 mai 2010

A fleur de peau


A FLEUR DE PEAU de George ASAKURA, publié chez Delcourt, collection Sakura, 2010.

Résumé :

A douze ans, Natsume, jeune fille populaire et un brin superficielle, quitte Tokyo ainsi que son travail de jeune mannequin pour suivre ses parents à la campagne.
D'abord déprimée, elle finit par faire la connaissance de Kôichiro, un garçon envoûtant qu'entoure une aura de mystères. A son contact, elle commence à prendre conscience de sa propre singularité. Débute alors une étrange parade, mêlant séduction et domination, entre ces deux êtres à fleur de peau... [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Une histoire qui commence par des coups de griffes et de sang, une rivalité entre un garçon et une fille. Ils sont spéciaux, ont des caractères forts, se battent au quotidien pour obtenir ce qu'ils désirent, sont susceptibles, irascibles, désobéissants : de vrais morveux de 12 ans...
Elle est fascinée par lui, il a le regard attiré par elle. Il est le Roi dans la montagne qui entoure le petit village, descendant d'une famille de kannushi, elle brillait sous les flashs à Tôkyô, avant de suivre ses parents à la campagne.
Dès leur première rencontre, s'instaure un rapport de force au sein duquel aucun ne veut céder ou perdre, s'exaltant mutuellement. Et lentement, les semaines et les mois passent...

J'aime beaucoup ce titre, empreint de magie, d'une certaine violence et de réalisme. Encore un titre shôjo qui ne berce pas son lecteur de mièvres ballades édulcorées.