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mardi 2 août 2011

Cat's World
















CAT'S WORLD
de OKAMA, publié chez Soleil, collection Vegetal Manga Shoten, 2003.
(Série complète en 2 vol.)

Résumé :

Un groupe terroriste a utilisé un gaz bactériologique pour transformer en chats les 30 000 habitants d'une petite ville.
Depuis lors, la petite Kako Holen, unique rescapée de cet attentat, n'a de cesse de traquer les terroristes tout en continuant à rechercher son papa disparu. Un récit de " néo-fantasy " passionnant dessiné par Okama. Que l'aventure commence ! [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Dessins adorables et chatons à gogo.
L'histoire est un rien bancale et la fin trop spectaculaire à mon goût, et pourtant, je n'arrive pas à me sépare de cette série tant les graphismes me séduisent. Le côté "pro écolo" à deux balles et la pauvre petite orpheline qui recherche son papa et sa maman ne m'ont pas particulièrement accrochés.
Le scénario regorge de rebondissements parfois un peu trop rapides et certaines scènes sont un peu confuses. Malgré tout, cette série reste à recommander pour tout amoureux de chats et de mangas qui se respecte.

La traduction française est franchement douteuse, le lettrage à pleurer et l'édition de qualité franchement moyenne. Partant de là, pas étonnant que la série soit épuisée au jour d'aujourd'hui.

jeudi 14 avril 2011

A town where you live


A TOWN WHERE YOU LIVE de Kouji SEO, publié chez Pika, collection Shônen, 2011.

Résumé :

Haruto Kirishima est un adolescent qui coule des jours paisibles dans une petite ville de province au Japon.
Sa vie est chamboulée le jour où Yuzuki Eba, la fille d’un ami de son père débarque de Tokyo et s’installe sous leur toit pour ses trois années de lycée. Haruto n’apprécie guère l’arrivée de cette étrangère dans sa maison et son lycée ! Il est bien décidé à la maintenir à l’écart de sa vie ! Malheureusement pour lui, alors qu’il fait visiter le lycée à Yuzuki, ils croisent la jolie Nanami Kanzaki, dont Haruto est secrètement amoureux ! Yuzuki, plutôt directe, annonce son installation chez le jeune homme, créant un quiproquo plus que gênant ! [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Une ode à l'indécision masculine.

Dire que certaines filles se plaignent de manque de communication ou de clarté chez les mâles européens. Celles-là devraient lire un manga pareil.
Le héros se laisse totalement bercer par les évènements qui lui tombent dessus et, quelle que soit la force de sa conviction, il se laisse entraîner par ces demoiselles dans des situations à tiroirs (forcément, c'est une série et pas une histoire courte) qui l'embourbent toujours plus dans ses problèmes.
Un peu comme les héros de Masakazu Katsura dans ses comédies sentimentales, ou celui de Love Hina, entouré de jolies pépées, notre pauvre garçon va devoir subir maints outrages sentimentaux. Son indécision (puisqu'après tout, elles sont vraiment toutes mignonnes) reste le pilier phare de la série, et on voit ses sentiments ployer dans toutes les directions.

Pour le plaisir des yeux, on verra au fil des pages nombre de plans pour aguicher le lectorat : petites culottes, formes de poitrines bien galbées à travers un haut léger, discussion autour de sous-vêtements, baisers volés etc etc. Cependant, comme ce manga reste un shônen, et les images seront "tout public". Adieu les grandes envolées de libération sexuelle de l'adolescent frustré, pour ces sujets, lire de préférence du hentaï !

C'est une série très simple, au héros inexpérimenté et influençable, à conseiller peut-être aux filles qui pensent que tous les mecs sont sûrs d'eux, quoique, certaines lectrices pourraient en tirer avantage et apprendre à influencer (pour ne pas dire manipuler) les plus insouciants d'entre eux par la suite... Et à conseiller sinon à tous les garçons adolescents à l'âge où les hormones commencent à les travailler.

Le principe de base est simple, mais le héros est tellement gaffeur que j'adore.

jeudi 7 avril 2011

Amanchu !


AMANCHU ! de Kozue AMANO, publié chez Ki-Oon, 2011.

Résumé :

C’est le dernier jour des vacances de printemps ! Hikari en profite pour faire un peu de plongée, sa grande passion.
Le vent du large, un soleil éblouissant, la mer à perte de vue lui font oublier que le lendemain, c’est la rentrée… C’est le moment que choisit Futaba, qui vient d’emménager sur l’île, pour garer son scooter face à la plage. Ce que les deux jeunes filles ne savent pas encore, c’est qu’elles seront ensemble au lycée le lendemain… et que la plongée va les réunir ! Les tribulations d’une jeune fille amoureuse de la mer, sous la plume poétique de Kozue Amano ! [source : Ed. Ki-Oon]

Ce que j'en pense :

Magique, incontournable.

Cette série est d'une douceur incroyable. Elle aborde avec lenteur, passion et humour le thème de la plongée sous-marine. Une fille de la ville arrive dans une petite bourgade côtière, et la voilà convertie aux joies des sports aquatiques !

Le thème fétiche de l'auteur, l'eau, était abordé de manière beaucoup plus onirique dans deux autres séries qui sont à présent indisponibles en France : Aqua (2 vol.) et Aria (série arrêtée avant la fin de sa publication). Espérons que ce nouveau titre permettra de redonner aux éditeurs l'envie de republier les anciennes séries d'Amano.

jeudi 17 mars 2011

Luck Stealer



LUCK STEALER de KAZU Hajime, publié chez Kazé Manga, collection Shônen Up !, 2011.

Résumé :

Yûsei Kurusu possède l'étrange pouvoir d'aspirer la chance des autres par simple apposition des mains.
Or un homme privé de sa chance est condamné à mourir. Pour sauver la vie de sa fille, incapable de produire sa propre chance, il s'attaque à des criminels, qu'il vide de leur bonne fortune. Mais personne ne peut agir ainsi sans attirer l'attention, et désormais, tout le monde dans les bas-fonds a entendu parler de l'assassin nommé Luck Stealer. [source : Ed. Kazé]

Ce que j'en pense :

Ce manga traite de la "chance". Une histoire fantastique dans la mesure où le héros est capable de manipuler celle-ci pour l'ôter à ses victimes et la redonner à sa fille.
Le mystère se dévoile au fil des volumes sans réellement se lever. On en apprend plus sur le héros et ses habitudes, des opposants inattendus lui barrent la route et toujours il triomphe avec la même résolution inébranlable : continuer de permettre à sa fille de vivre.

Les dessins assez minimalistes en terme de traits changent de ce qu'on peut trouver dans les shônen habituels et l'histoire ne tourne pas en rond (pour le moment en tout cas^^). Je trouve les illustrations couleurs assez décevantes, mais comme le scénario m'emballe, je pardonne le manque de savoir-faire en terme de colorisation.

L'autre défaut selon moi, mais il faut alors se souvenir qu'il s'agit d'un shônen et non d'un shôjo, est l'absence d'intrigue amoureuse. Mais je compte sur les volumes suivants pour me donner tort. L'espoir fait vivre.

samedi 5 mars 2011

Aqua



AQUA de Kozue AMANO, publié chez Kami, 2006-2007.
(Série en 2 vol.).

Résumé :

2301. Les voyages intergalactiques sont devenus monnaie courante. Une jeune fille, Akari, se rend sur Aqua, anciennement Mars, colonisée par les hommes et où les conditions de vie terrestre ont été recréées, notamment par la fonte volontaire des glaces des pôles donnant une planète recouverte d'eau à 90%.
Décidée à devenir une ondine, guidant les touristes à travers la ville, elle débarque ainsi à Neo-Venezia, bâtie sur les eaux et inspirée de Venise, pour tout apprendre du métier. Elle intègre la compagnie d'ondines Aria, tenue par un chat martien qui, à défaut de parler, possède une intelligence égale aux humains, et par Alicia, une jeune femme connue à travers toute la ville pour être une des ondines les plus expertes. Akari fait également la connaissance d'Aika au tempérament survolté, qui est comme elle une ondine en devenir dans une compagnie concurrente. En outre, Aika voue un culte sans borne à Alicia.
Akari découvre tout au long de ce 1er volume le mode de vie sur Aqua, ses spécificités et ses mystères, comme l'existence d'un royaume des chats et de leurs réunions mensuelles dans un quartier reculé de la ville, présidé par un matou aux pouvoirs étranges et de taille humaine, appelé Cait Sith. A la fin, Alicia remet à Akari sa distinction de mi-parcours d'ondine, un gant. Une ondine confirmée en possède une paire. [source : manga-news.com]

Ce que j'en pense :

Avant d'exposer mes impressions sur le manga en lui-même ainsi que sur le contenu de la série, il faut signaler quelques petits détails à propos de l'édition française.
D'abord, cette série est actuellement épuisée, l'éditeur (Kami) ayant fait faillite. Impossible donc de se les procurer sur le marché classique du livre.
Ensuite, je déplore la différence notable de traduction entre les deux volumes, mais plus encore sa piètre qualité. Les termes désignant les fonctions des ondines ne sont pas repris sous le même nom d'un volume à l'autre, par exemple. Ce qui est désigné dans le premier volume comme "la terre" devient "man home" dans le second... on peut tout de même facilement en déduire qu'il s'agit de la même planète. La palme revient au dernier chapitre du volume 2 : "Le rhume et les purins", parce qu'il est impossible de faire le rapprochement entre le monde aquatique ambiant et du "purin". Eh bien, quelques bases en japonais permettent de rigoler et de comprendre que le traducteur a vraiment fait un boulot de débutant fini car ce qu'il appelle "purin" est en fait du "pu-ri-n" ou l'adaptation japonaise du "pudding" plus communément appelé "flan" en somme. Le personnage qui en réclame à tort et à travers ne voulais donc pas se procurer une substance malodoriférante, mais simplement un dessert.

Ces quelques considérations mises à part, ce manga est réellement magique. L'univers de l'auteur (que l'on retrouve dans Aria, malheureusement indisponible également, et dont la parution avait été interrompue avant le terme de la série) est empreint d'une douceur et d'une quiétude infinies. Les personnages comme les décors sont dessinés avec beaucoup de grâce.
On sent tout de même que cette série se destinait à rester un "spin off" de Aria et l'intrigue de fond reste assez basique. Une apprentie ondine, le début de son parcours, et plusieurs histoires ponctuelles sur certaines fêtes ou habitudes de Neo-Venezia.

Les pages couleurs en début de volume et les couvertures sont magnifiques également...
Pourvu qu'un éditeur reprenne Aria un jour. En attendant, une autre série de l'auteur va sortir très prochainement : Amanchu !, qui traitera de plongée sous-marine.

jeudi 10 février 2011

Nanja Monja
















NANJA MONJA
de Shizuka ITO, publié chez Glénat, collection Shônen, 2011.
(Série en 6 vol.).

Résumé :

Taro vit dans le petit village idyllique de Hananoki.
La vie y est paisible comme il se doit à la campagne. Enfin, pas si paisible que cela, puisqu’un jour Taro découvre que la forêt renferme un bien étrange mystère : elle est emplie d’un étonnant petit peuple qui vit autour des humains sans se dévoiler à eux… du moins jusqu’ici ! On nage en pleine ambiance Totoro, avec cette histoire bucolique, familiale, mettant en scène des esprits de la forêt et on a le côté sympathique des Minipousses, dans la description du petit peuple, dans ses habitudes de vie.
Manga bienveillant et sympathique, invitant au rêve, et résolument écolo bien entendu, Nanja Monja est affublé d’un dessin vivant aux traits assez universels. Nanja Monja peut donc plaire à un large public, au-delà des fans purs et durs de manga. Le titre de surcroît est relativement court, puisque terminé en 6 volumes ! [source : Ed. Glénat]

Ce que j'en pense :

Ce manga a le charme d'un film des studios Ghibli, que ce soit Mon voisin Totoro ou Arietty-Le petit monde des chapardeurs, et s'adresse à tous ceux qui ont gardé une âme d'enfant.

Un groupe d'enfants dans un village de vieux. Plein de traditions ancestrales et de mystères autour d'un grand arbre sacré. Puis, un soir, notre héros (dont les parents ont mystérieusement disparu autrefois) assiste à la chute d'une jeune fille qui avait entrepris de grimper à l'arbre magique. Craignant pour sa vie, il sort voir ce qu'il est advenu d'elle, mais seuls subsistent ses habits, vides, au pied de l'arbre...
On découvre alors que vivent au pied de l'arbre des humains miniaturisés, et là commence une aventure extraordinaire emplie de tendresse et d'amitié. Quoi qu'il en soit, les secrets du village sont précautionneusement gardés, que ce soient par les papys ou les êtres miniatures.

Un bien joli titre qui, outre le bénéfice d'être une série courte (6 vol.), nous entraîne dans un monde fantastique japonais où se côtoient mysticisme, surnaturel et rites séculaires.

mardi 8 février 2011

Deadman Wonderland
















DEADMAN WONDERLAND
de Jinsei KATAOKA, publié chez Kana, collection Dark Kana, 2010-2011.

Résumé :

Deadman Wonderland, la prison d'où on ne revient pas ! Ganta est accusé d'avoir tué tous les élèves de sa classe.
Il est incarcéré à la prison Deadman Wonderland. Pour gagner des jours de vie supplémentaires, les détenus doivent s'affronter dans des épreuves mortelles ! Ganta parviendra-t-il à rester en vie ? [source : Ed. Kana]

Ce que j'en pense :

Cachée aux yeux du monde sous couvert d'un parc d'attractions, cette prison privée bien connue n'est pas ce qu'elle semble être. Le jeune Ganta l'apprend à ses dépends quand on tue tous les membres de sa classe pour le faire accuser, enfermer à vie et condamner à mort.
Entre les murs de cet enfer dont on ne s'échappe pas, il est obligé de réapprendre à vivre, et un tout nouvel univers s'offre à lui : il réalise qu'il a un pouvoir particulier (raison probable de son enfermement injuste) et qu'au sein de l'établissement, les gens comme lui sont de simples cobayes.

Les graphismes sont superbes, très fins et d'une extrême précision. Les couvertures des volumes sont un régal à elles seules et jointes aux premières pages couleurs de chaque tome, cela fait vraiment de ce manga un titre à part.

Très violente, la série oscille entre une exubérance un peu trop poussée et une histoire sombre d'anticipation assez plaisante. Les mécanismes internes de fonctionnement de la prison ne sont pas révélés d'une traite et j'espère qu'ils ne tenteront pas de faire durer la série trop longtemps sous peine de la voir s'essouffler car même si en terme de violence on pourrait classer ce manga dans la catégorie "Seinen" (adultes), il s'agit d'un shônen mature. Le risque de voir apparaître les grands axes classiques de ce genre sont donc à prévoir (ou à craindre) puisque la série se verrait découpée en arcs assez répétitifs sans faire réellement avancer l'intrigue.

En tout cas, sur les 4 volumes parus pour l'instant, cela reste très prenant ! Affaire à suivre !

samedi 22 janvier 2011

Wolf Guy
















WOLF GUY
de YUGO Yûki, IZUMIYA Ayumi et TABATA Yoshiaki, publié chez Tonkam, collection Young, 2010-2011.

Résumé :

De nos jours...
Akira Inugami est un jeune homme empreint d'une vitalité bestiale. Féroce et brutal, un manga violent et héroïque !! [source : Ed. Tonkam]

Ce que j'en pense :

Adapté du roman éponyme, ce manga met en scène un loup-garou lycéen, confronté de toutes parts à la haine et la violence des humains. Son arrogance et sa fierté sont inébranlables, et il tente de vivre sans être ennuyé par ces créatures inférieures qui s'acharnent à lui mener la vie dure...
Une vision du monde moderne dépeinte avec beaucoup de force et de violence, on y voit la noirceur de l'âme humaine et les sévices qui ont lieu dans les écoles où des gangs (parfois en lien avec la mafia locale) font la loi. Au milieu de tout cela, parfois, semble poindre l'espoir, vite effacé par les dangers du moment.

La réaction d'incompréhension des hommes face à la bête est traitée de manière subtile et intelligente, et au fil des volumes des personnages énigmatiques rejoignent le devant de la scène sans être immédiatement dévoilés. Le scénario et la mise en page sont dynamiques et prenants.

Ce titre évidemment n'est pas à mettre entre les mains de trop jeunes lecteurs du fait de la dureté ambiante, et du caractère (sexuel) pervers de certaines séquences. Quoi qu'il en soit, c'est un manga à ne pas rater pour les amateurs du genre dont je fais partie : une histoire mature de loup-garou moderne.

mercredi 19 janvier 2011

Moonlight Act
















MOONLIGHT ACT
de Kazuhiro FUJITA, publié chez Kaze Manga, collection Shônen Up !, 2011.

Résumé :

Une fois toutes les dix et quelques années, un clair de lune bleu vient éclairer de sa pâleur la surface de la Terre.
Le monde des contes que lisent les petits enfants se retrouve alors sens dessus dessous. C'est pourquoi les anciens se sont réunis et ont choisi d'édicter une loi, une seule, afin de rétablir l'ordre dans leur univers. Cette loi, ils l'ont nommée "Moonlight act". [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

L'auteur de la série "Ushio et Tora" signe ici un nouveau manga assez fracassant.
Faute de s'attacher uniquement au fantastique japonais, le voici qui s'attaque aux contes de fées de toutes origines. Imaginez que 98% des créatures de nos contes et légendes deviennent folles et se transforment en monstres sanguinaires, que l'histoire en question risque de disparaître si l'ordre n'est pas rétabli, et que seul un élu puisse remettre les choses en place. Vous aurez alors un léger aperçu du contenu de cette série.
Évidemment, le jeune élu traîne les pieds. Il a une amie d'enfance avec laquelle, sous couvert de relation conflictuelle, il s'entend drôlement bien, mais pour le moment, il ne se pose pas de questions sur ses sentiments... On trouvera des armes magiques, des cataclysmes invraisemblables, et notre monde moderne menacé suite au passage de certaines bestioles enragées réfractaires à l'ordre. Bref, en route pour la pacification des contes.

J'avais beaucoup accroché à Ushio to Tora pour la relation entre ce démon vorace et le jeune homme peu dégourdi (Ushio), ainsi que pour le côté légèrement horrifique qui donnait une saveur bien particulière à l'ensemble... L'auteur ne se gênait pas pour raconter des histoires macabres et noires qui rappelaient les "hyaku monogatari" ou les contes fantastiques japonais.
J'espère qu'il saura avec un talent égal mettre en scène l'univers féérique occidental.

Une série à suivre, pleine d'action et de rebondissements...

mardi 4 janvier 2011

Snow in the Dark


SNOW IN THE DARK de Yasuhiro KANO, publié chez Tonkam, collection Shônen, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Yoshihito, un collégien un peu voyou sur les bords est secrètement amoureux de Kozue, la plus jolie fille de l’école. Pour être avec elle, il va tenter l’examen d’entrée pour le lycée privé de Nagi. Mais il ignore encore qu’il s’agit d’un établissement où sont réunis ceux qui présentent un potentiel pour manipuler la magie… [source : Ed. Tonkam]

Ce que j'en pense :

Ce volume d'histoires courtes commence par le prélude à la série M Zero (en 10 vol.) publiée chez Tonkam également. C'est le résumé de celle-ci qui apparaît ci-dessus.
Les trois histoires qui suivent sont mignonnes également, sur un ton assez léger, du bon shônen fantastique.

Le trait fin et délicat de Yasuhiro Kano fait son effet tant au niveau du rythme que de l'action.
Et à travers ses histoires on peut retrouver un hommage (voilé ?) à Masakazu Katsura (M, I"s, Video Girl Ai, etc.) pour les nombreuses petites culottes qui trainent au fil des pages, déshabillant en toute pudeur de jolies demoiselles aux courbes bien agréables.
Certaines histoires sont plus anciennes, et on sent que le travail de l'auteur était moins abouti, mais elles restent intéressantes néanmoins.

Bref, un bon volume d'histoires courtes, le troisième de l'auteur au Japon, mais le premier publié en français.

samedi 4 décembre 2010

Marine Hunter


MARINE HUNTER de OOTSUKA Shiroh, publié chez Pika, collection Shônen, 2010.
(Série en 5 vol.)

Résumé :

A la fin du XXIe siècle, presque tous les continents sont immergés et le monde est entré dans une nouvelle ère maritime.
Shark, un fish-half de requin, va combattre pour sa liberté. Sa quête ne vient que de commencer ! [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Une petite série au rythme bien envolé, qui reprend tous les stéréotypes du genre, sur fond de fantastique marin type "Waterworld", version délirante.

Le héros, aux pouvoirs incontrôlables, est bridé par un anneau (son piercing de la lèvre) qui le relie à un point déterminé pour l'empêcher de circuler librement. Une jeune fille pure et innocente, avec une jolie poitrine et un caractère vraiment niais, lui touche l'anneau par inadvertance, et se voit devenir sa maîtresse et les voilà liés par un lien invisible...
A réserver à ceux qui débutent le manga et qui aiment les titres d'action un peu décalés et les gros monstres, avec au passage une jolie fille dénudée dont le héros se fiche royalement.

Le scénario tient en peu de lignes : Le héros se plaint, on apprend un bout de son histoire - combat contre un ennemi croisé à un genre de poisson - rencontre de l'héroïne, le héros se plaint, l'héroïne se plaint - combat - rencontre avec un petit personnage qui rejoindra l'équipe après un - combat contre un nouvel ennemi croisé avec un poisson - suite à quoi le héros se plaint encore, etc etc etc.

Autant dire que en 2/3 de volume, ce manga m'a lassée. Incapable de venir à bout de ce premier volume, je l'ai survolé, et ça m'a largement suffi. C'est officiel, je n'accroche absolument plus au genre shônen...

vendredi 26 novembre 2010

Play !


PLAY ! de Q-Tarô HANAMIZAWA, publié chez Taïfu, collection Shônen, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

J'ai perdu 25 minutes de ma vie à lire ce manga... Rendez-les moi !!!
Daubique, tout simplement.

Résumé :

Taishi Katsugari est un étudiant fan de heavy metal, Uta Maikura est choriste classique. Rien ne les prédestinait à se rencontrer… Pourtant, tous les deux vont faire partie d’un groupe pop/rock composé principalement de filles !
Entrez dans le monde pop de HanaQ… Le rock naïf, love & graffiti !! [source : Ed. Taïfu]

Ce que j'en pense :

J'ai rarement lu de manga aussi mauvais.
C'est mièvre, niais, lent et sans profondeur.

Ce titre s'adresse à un public masculin assez jeune et religieusement puceau, mais sur le point de commencer la découverte de sa propre sexualité. Jeunes hommes, pas besoin d'aller vers les manga hentaï (coquins), Play! est là pour vous...
En résumé, un shônen qui montre trois jeunes filles dont "l'amoureuse" du héros qui a la tête (et la mentalité?) d'une enfant de 10 ans mais avec une bonne poitrine, sans caractère, qui ne servent qu'à permettre au héros de fantasmer.
Forcément, le jeune homme est un puceau japonais tout ce qu'il y a de plus banal : émoustillé par le moindre contact direct ou indirect, il mate les culottes et les poitrines qui s'attardent sous son regard de poisson mort (référence au graphisme vraiment très moche).
On prend le parti que le héros aime le métal, et l'héroïne fait partie d'une chorale et écoute du classique, suite à quoi ils sont recrutés dans un groupe pop.

Le scénario est sans intérêt, les personnages lassants et l'intrigue (quasi) inexistante.

Signalons que l'éditeur propose ce volume pour la modique somme de 7,95€, autant dire qu'il y a mieux pour dépenser son argent.

Ce manga est tellement affligeant de nullité que j'en déconseille la lecture à quiconque sait lire, utilisez ces précieuses minutes autrement ! Et si ma critique vous interpelle ou que vous vous demandez vraiment de quoi il retourne, foncez sur le site de l'éditeur, les premiers chapitres sont disponibles en lecture en ligne. Par contre, sur ce coup-là, ne faites pas la même erreur que moi, n'imaginez pas que la suite va en s'améliorant !

mercredi 17 novembre 2010

Blazer Drive




BLAZER DRIVE de Seichi KISHIMOTO, publié chez Kurokawa, 2010.

Résumé :

A Néo-Tokyo, les habitants ont résolu le problème de l'écologie grâce à des stickers remplis d'énergie : les Mystickers.
Certains humains sont capables de dompter ces Mystickers, on les appelle les Blazers. Daichi est un jeune Blazer sans histoires, jusqu'au jour où une mystérieuse secte tente de l'enlever. Une lutte sans merci s'engage alors... [source : Ed. Kurokawa]

Ce que j'en pense :

Un manga pour garçons assez marrant, dans le pur genre nekketsu (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sh%C5%8Dnen#Le_nekketsu).
Le monde futuriste est assez proche de nos banlieues du 21è siècle, utilisant des objets de notre quotidien (les autocollants) devenus "artefacts" chargés de pouvoirs, entraînant un besoin de s'en procurer pour accéder aux pouvoirs qu'ils peuvent conférer. Pas mal d'humour, des combats, du danger, et une bonne dose de courage.
Le héros est (évidemment) un être à part, et pas de bol, il perd son frère bien aimé en réalisant que celui-ci tentait de le protéger. Il va désormais marcher dans ses pas pour essayer (une fois n'est pas coutume) de le sauver.

Les (jeunes ?) lecteurs assidus de shônen seront sans nul doute satisfaits à la lecture de ce titre, somme toute assez accessible et plein de rebondissements et d'humour.

Quant à moi, je ne peut pas me considérer convaincue : ce que je reproche la plupart du temps aux titres shônen, c'est de traîner en longueur de manière excessive. Pour ce titre-ci, comme la série est en cours de publication au Japon, impossible de présager de la suite, mais dans l'univers impitoyable de la publication des manga, soit le titre marche (et traîne trop en longueur à mon goût), soit il capote (et la plupart du temps les auteurs bâclent la fin, ce qui ne me plaît pas davantage). Dans les deux cas, et quoique ce titre m'ait l'air prometteur, je préfère me remettre aux seinen et shôjo.

mardi 26 octobre 2010

Kamichu !
















KAMICHU !
de Hanaharu NARUKO, publié chez Ki-Oon, 2010.

(Série en 2 vol.).

Résumé :

Déesse et collégienne...
Un improbable mélange qui complique considérablement la vie de Yurie. Mais déesse de quoi ? C'est ce que s'efforce de découvrir la jeune fille, flanquée de ses amies Matsuri et Mitsue. Seulement voilà, régler les problèmes des habitants n'est pas de tout repos, sans compter que Yurie ne tarde pas à croiser le chemin de plusieurs des divinités de sa ville... Toutes plus farfelues les unes que les autres ! Entre Totoro et Le Voyage de Chihiro, un manga craquant et débordant de charme ! [source : Ed. Ki-Oon]

Ce que j'en pense :

Une série courte assez dense, mignonne comme tout et pleine de bons sentiments.
Yurie, l'héroïne, comme souvent, est un peu cruche. Enfin, la décrire par ce terme ne lui rend pas honneur. Disons plutôt qu'elle est très très timide et se découvrant une nature de déesse, vu son sens de l'abnégation et du devoir, elle va surmonter épreuve sur épreuve... La vie n'est pas vraiment simple pour cette jeune collégienne amoureuse.

On retrouve tout au long des pages les tsukumogami (esprits/dieux des objets) et autres petits kami (divinité) de la vie quotidienne à travers une fresque qui a la tendresse des meilleurs Miyazaki (donc, faire référence à Totoro ou Chihiro n'est pas un abus de la part de l'éditeur !). L'univers des croyances et des rites religieux japonais est bien mis en évidence, même si ce n'est pas forcément évident de tout saisir si l'on n'est pas initié à toutes ces habitudes culturelles. Les habitudes au temple shintô, les divinations, les prédictions, les frasques des kami, le type de dieux qu'on rencontre, les objets porte-bonheur, la puissance magique, etc sont autant de petites touches de l'univers japonais qui sont ici mises en avant.

Mais après tout, peu importe si vous ne comprenez pas tous ces rituels, c'est avant tout l'histoire d'amitié entre trois copines, et l'histoire sentimentale de Yurie, apprentie déesse et collégienne qui vous divertiront ! Mais si le nom de tanuki ou de maneki-neko vous évoque quelque chose, cette série n'en aura que plus de valeur...

Un bien joli titre, à conseiller aux plus jeunes, mais pas que !

samedi 23 octobre 2010

Blue Dragon - Ral Ω Grad




BLUE DRAGON - Ral Ω Grad de Tsuneo TAKANO et Takeshi OBATA, publié chez Kana, collection Dark Kana, 2009.
(Série en 4 vol.).

Résumé :

Les Kages sont des ombres maléfiques et monstrueuses qui s'attachent aux hommes.
Une seule personne peut les vaincre : Ral ! Avec l'aide de Grad, le terrible Blue Dragon qui vit en lui, Ral parviendra-t-il à sauver le monde ? [source : Ed. Kana]

Ce que j'en pense :

Une série courte de fantasy, dont l'univers fantastique est assez bien trouvé, classique et se reposant sur des bases assez communes, mais tout de même empreint d'un je-ne-sais-quoi de plaisant et assez bien mené.
Les monstres vivaient dans leurs monde (ténèbres, forcément), puis elles se sont attachées aux ombres des vivants (côté lumière, c'est évident...), et petit à petit sont parvenues à survivre en parasitant des êtres. Il existe plusieurs niveaux de parasitage, et bien entendu notre héros fera partie de l'élite voire plus !

J'ai été surprise par le côté sensiblement coquin de plusieurs scènes, même si ça ne tourne jamais bien loin, le héros est irrésistiblement attiré par les grosses poitrines de ces demoiselles...
Le côté humoristique qui se dégage de l'œuvre m'a également bien plu, sur fond d'histoire assez banale, mais qui tient tout de même la route : un élu qui a trahi son camp part à la reconquête de celui-ci, des deux côtés (Ral, l'humain et Grad, le kage) on tente de profiter d'eux ou d'usurper leur pouvoir si convoité. L'innocence du héros fait souvent sourire, et malgré quelques incohérences, il a quand même de la chance de sortir de son cocon sous la forme d'un minet de 18 ans super canon... un hasard ? Ses opposants et rivaux, eux aussi, seront dotés d'apparences privilégiées... et la grande vilaine (enfin, pas tant que ça) elle aussi nous emplit la tête de dessins sensuels et exquis, elle qui veut atteindre une beauté toujours plus parfaite. Serait-ce afin de faire comprendre la futilité d'une telle quête que le dessinateur a choisi ces graphismes ?
Je ne crois pas...

Bref, la série est pleine de bons sentiments, nos héros viennent en aide à tant de châteaux et villages sur leur route que le petit groupe d'aventuriers s'étoffe au fil des chapitres.

J'ai comme l'impression que le dessinateur est un admirateur d'Egawa Tatsuya, dont je suis moi-même une fervente admiratrice. Je trouve que ses nénettes, et plus particulièrement encore Obscuria, font penser aux filles que dessine Egawa, quoiqu'un peu plus charnues tout de même...

Point appréciable : la présence en fin de volume 3 d'un dossier assez complet retraçant les origines de la série (jeu vidéo et dessin animé) et décrivant la montée de l'intérêt envers cet univers au Japon ; en fin de volume 4 on retrouve une galerie de croquis préliminaires ainsi que la suite et fin du dossier sur l'historique du titre.

Mon gros regret reste évident, la fin de la série a manifestement été bâclée, il manque un à deux volumes et l'action se précipite vraiment trop sur les derniers chapitres. Certes, on boucle la quête et on a des réponses, mais tout de même..... "peut mieux faire" !

mercredi 28 juillet 2010

Rinne 1-2
















RINNE
de Rumiko TAKAHASHI, publié chez KAZE, collection Shônen Up!, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Après s'être penchée sur les yôkaï et autres monstres japonais dans "Inuyasha", Rumiko Takahashi s'attache aux légendes urbaines et au folklore bouddhique. Démons des sphères des enfers et esprits tourmentés seront de la partie. Reste à nos deux héros, une lycéenne qui voit les fantômes et un garçon étrange et pingre à pacifier toutes ces âmes errantes !!

Résumé :

Depuis que, toute petite, elle s'est perdue dans un monde étrange, Sakura Mamiya a le pouvoir de voir les fantômes.
Quoique habituée à ces apparitions étranges, quelle n'est pas sa surprise quand elle voit un élève de sa classe, Rinne Rokudô, se transformer en spectre pour vaincre un esprit enragé. Elle apprend alors que cet étudiant sans le sou et toujours absent remplit tous les jours la mission d'amener les âmes récalcitrantes jusqu'à la roue de la réincarnation, où les attend leur prochaine vie. [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

Takahashi Rumiko a à son actif un nombre impressionnant de séries à succès : Lum (Lamu), Maison Ikkoku (Juliette je t'aime), Ranma 1/2, Inuyasha, etc. Son style particulier, plein de codes graphiques loufoques, est reconnaissable entre tous.

Une nouvelle fois, elle s’essaye à une série fantastique. Après ses histoires courtes semi-horrifiques sur la chair de sirène qui confère l’immortalité (Mermaid Forest) et les aventures rocambolesque d’une jeune fille moderne dans un Japon médiéval rempli de yôkai et autres monstres issus du folklore nippon (Inuyasha), la voici qui part sur la voie des morts, du cycle de renaissances, de l’au-delà et des enfers. Le tableau se couvre de folklore bouddhique, croyances japonaises et animaux mythiques sont aussi de la partie. On retrouve comme toujours une bonne dose d’humour et de l’action omniprésente.

Petit à petit, les deux héros nous livrent les secrets de leur passé et quand les acolytes rejoignent enfin la partie, les choses sérieuses commencent !

Une série à suivre… au-delà de notre dernier souffle !

jeudi 15 juillet 2010

Bakuman














BAKUMAN
de Tsugumi OHBA et Takeshi OBATA, publié chez Kana (Dargaud), 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

L'univers de la publication d'un manga au Japon est rude et impitoyable. Suivez Mashiro et Takagi dans leurs aventures de jeunes auteurs qui entendent bien devenir célèbres et se faire publier. Un véritable bijou !

Résumé :

Moritaka Mashiro possède un don évident pour le dessin.
Il est secrètement amoureux de Miho Azuki. Akito Takagi, le meilleur élève de sa classe, écrit des scénarios et souhaite que Mashiro les transpose en manga. La lente ascension pour réaliser le meilleur manga jamais édité commence ! [source : Ed. Dargaud]

Ce que j'en pense :

Enfin un manga qui pénètre l'envers du décor ! On peut y appréhender le métier de mangaka au Japon, sa complexité, sa dureté, son côté compétitif et impitoyable... bien loin de l'idée dorée que l'on a trop tendance à s'en faire en Europe, surtout lorsqu'on se targue d'avoir réussi à croquer quelques personnages sur papier soi-même. Imaginer qu'il est facile de dessiner un manga parce que les dessins sont "caractéristiques" ou que "tous les personnages ont des gros yeux", ou encore que "de toute façon c'est en noir et blanc" est une idée reçue de beaucoup trop de gens. Le talent ne s'apprend pas au delà d'un certain seuil, et si la technique, elle, peut s'acquérir, il est des choses qui doivent venir naturellement.
[En bref, je critique ici la quasi-totalité des auteurs européens qui sont publiés dans les rayon manga et dont les œuvres, graphiquement et (trop souvent) scénaristiquement pauvres sont une engeance qui pullule et dégrade le niveau général de ce qu'on peut apercevoir dans les librairies.]

On passe en revue tous les stades de création d'un manga jusqu'à sa publication en série dans un magasine, voire adaptation en série animée ou en volumes reliés, le tout dans une action rondement menée par nos deux jeunes héros et les protagonistes qu'ils rencontrent en chemin, amour, famille, drames, école, parcours de vie, etc.

Le duo d'auteurs de "DeathNote" nous sert ici un nouveau titre de qualité. Les graphismes sont excellemment soignés, les personnages d'une amplitude qui ne manquera pas de se développer au fur et à mesure des volumes... A lire absolument !

mercredi 19 mai 2010

Le monde de Misaki



LE MONDE DE MISAKI de Yuji IWAHARA, publié chez Delcourt (Akata), collection Take, 2009.
(Série en 3 volumes).

Résumé :

Misaki vient juste d'emménager avec son père à Hohoro, la ville natale de sa mère morte il y a quelques années.
Une nouvelle vie commence alors pour elle. Mais un soir, alors qu'elle rentre de l'école, elle trouve une drôle de créature : Nio. Cet étrange reptile a la particularité de se transformer en petit garçon quand on l'embrasse, et de reprendre sa forme originelle quand il rentre en contact avec de l'eau. Misaki va très vite décider de l'adopter. Peu à peu, au contact de ce dernier, la jeune fille va retrouver des bribes de souvenirs de sa plus tendre enfance, des souvenirs qu'elle avait étrangement oubliés...Mais le nouveau quotidien de Misaki va très vite être perturbé par d'étranges évènements : un avion va s'écraser dans le lac de Hohoro.
Ai Nakabayashi, la seule survivante du crash, semble animée par de douteuses motivations... Quels liens entre cela et la sombre affaire d'enlèvement qui s'est déroulée quelques jours plus tôt à Tokyo ? Quel secret entoure la naissance de la jeune Misaki ? Et quel est le lien entre Nio et le fait que le Docteur Ôtori, l'arrière-grand-père de Misaki, était un biologiste ? [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Un bon petit polar écologique en manga, traité sur un ton très doux, palpitant et touchant.
Les dessins sont à croquer, littéralement adorables.

L'histoire prenante autant que surprenante nous fait réfléchir aux dégâts causés par la cupidité et à certains travers de la nature humaine qui peuvent causer de graves dommages. Bien tourné, trois volumes suffisent à boucler le récit sans nous laisse sur notre faim.

Une jolie fable sur l'amitié, la confiance et l'attachement, sur l'héritage et les souvenirs enfouis.

samedi 15 mai 2010

Bienvenue dans la NHK



BIENVENUE DANS LA NHK de Tatsuhiki TAKIMOTO et Kenji OIWA, publié chez Soleil Productions, collection Soleil Manga, 2008-2009.
(Série en 8 volumes).




Résumé :

Tatsuhiro Saito est ce que l'on appelle un Hikikomori. Il ne sort pratiquement jamais de chez lui et ce depuis prés de 3 ans. Il a laissé tombé la fac, n'a pas d'amis, aucun rêve, aucun travail et ses 22 ans signent la fin du soutien financier de ses parents qui ne se doutent de rien. Bref sa vie est un désastre et son avenir s'annonce encore plus sombre. Mais le destin se manifeste parfois a des moments où l'on s'y attend le moins. Il découvre ainsi que son voisin, également Hikikomori, n'est autre qu'un ancien camarade de lycée. Tous les deux, bien décidés à s'en sortir, vont alors trouver une solution a la hauteur de leurs faibles compétences : devenir riches en créant des jeux-vidéo érotiques. c'est également à ce moment qu'une mystérieuse jeune fille, Misaki, fait tout à coup irruption dans la vie de Saito et lui propose son aide pour sortir de sa situation. [source : manga-news.com]

Ce que j'en pense :

Un shônen décalé sur l'inadaptation et le malaise social ou comment des êtres mal dans leur peau et dans leur vie, éclopés, se rapprochent pour essayer de sortir la tête hors de l'eau. Ils connaissent leurs faiblesses, les déplorent et en même temps les acceptent, comme si elles faisaient partie du décor de façon irrémédiable et inaltérable.
On les voit plonger et replonger, tels des drogués de l'enfermement, et lutter contre ce monde qui les dégoûte.

La NHK est l'une des principales chaînes d'informations au Japon, et ici, par un jeu de mots audacieux, l'auteur invente une toute autre NHK : "l'association des inadaptés sociaux du Japon".

Attention aux dépressifs et autres cas (a)sociaux : ce manga vous mettra la claque de votre vie !

lundi 10 mai 2010

Drôles de racailles















DRÔLES DE RACAILLES
de Miki YOSHIKAWA, publié chez Pika, collection Shônen, 2010.


Si je n'avais que quelques lignes :

Ils sont drôles, déjantés et complètement stupides... Dans le troisième volume, on ajoute un "cerveau" à la bande de racailles reconverties. Et attention, ça dépote grave !

Résumé :

Daichi Shinagawa était le pire voyou du lycée...
Jusqu'au jour où Hana Adachi, la déléguée de classe, est venue lui parler. Avec ses petites lunettes, Hana Adachi a tout de l'intello stricte et sérieuse, mais en réalité, c'est une débile profonde ! [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Amusante, poignante, décalée, parfois complètement loufoque, cette série est remplie de personnages aux caractères entiers et attachants. Jeunes délinquants (ou ex-délinquants) toujours confrontés aux problèmes du quotidien, il ne se passe pas un épisode sans que l'on n'aie droit à une petite leçon de bêtise (ou de bon sens ?) dans un monde de brutes...

Des anti-héros comme on les aime, dans des aventures qui montent en puissance volume après volume,
une bonne critique de certains travers de la société japonaise actuelle et beaucoup d'éclats de rires, voilà ce que j'ai trouvé en parcourant les pages de ce manga savoureux !