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samedi 26 février 2011

Fight Girl


FIGHT GIRL de Izumi TSUBAKI, publié chez Delcourt, collection Shôjo, 2011.

Résumé :

Chef d'une bande de voyous, Mafuyu est renvoyée de son lycée suite à une violente bagarre.
Promettant à sa mère de ne plus jamais se battre, elle intègre l'établissement privé Midorigaoka. Mais la veille de son arrivée, elle est confrontée à une rixe en pleine rue et sauve un jeune homme en danger... En danger, vraiment ? Ce dernier est en fait son professeur principal : un brin sadique, il va forcer Mafuyu à continuer de se battre ! Quelles sont les raisons de son comportement tyrannique ? Fight Girl, ou l'histoire hilarante de Mafuyu, une rebelle au cœur tendre, avec laquelle Izumi Tsubaki réinvente les codes du manga pour filles. [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

La lecture de ce premier volume donne l'impression d'une mise en bouche. Agréable mais ne laissant pas forcément présager de la qualité de la suite.
Quelques personnages principaux se sont mis en place, l'intrigue générale est présentée, mais du point de vue du contenu ou de l'avancée du scénario, on reste sur sa faim. Je peux imaginer ce que l'auteur envisage pour la suite mais pas au delà d'un certain point.

Je reste donc perplexe à la lecture de ce tome 1 et tant que la suite ne sera pas sortie, impossible de juger la qualité de la série.

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un shôjo assez envolé, plein d'action, d'humour, et où l'héroïne gaffeuse et niaiseuse entraîne dans sa course tous les personnages qui l'entourent. Une entrée en matière fracassante pour une bad girl au cœur tendre.

vendredi 25 février 2011

Chocolate Cosmos


CHOCOLATE COSMOS de Nana HARUTA, publié chez Marvel Panini France, collection Panini Manga, 2011.
(Série en 4 vol.).

Résumé :

Le grand amour dont Sayuki rêve depuis toujours n'a pas encore frappé à sa porte ! Un beau jour d'été, une rencontre va tout changer.
Mais quand la lycéenne découvre que son prince charmant n'est autre qu'un de ses professeurs, elle est bien obligée de reconsidérer la situation ! Où cet amour la mènera-t-il ? [source : Ed. Panini]

Ce que j'en pense :

Le titre est la seule chose qui me déplaise dans ce manga. Pourquoi les auteurs s'acharnent-ils à trouver des titres débiles pour leurs séries ?

Comme dans Love Berrish, l'auteur reprend de grands classiques du manga pour fille, et le retravaille à sa sauce. Les dessins sont fins et classiques et il est clair que cette série ne renouvelle en rien le genre. Malgré tout, j'adore.

Ce premier volume donne des frissons. On a vraiment envie de soutenir la jeune fille au regard noir qui rêve de romance ! Elle se fixe sur un amour difficile à atteindre, et garde son objectif bien devant elle.

Les professeurs aussi auront droit au chapitre, mais n'est-ce pas pour mieux torturer Sayuki dans la suite de la série ?

Vivement la suite !

mercredi 4 août 2010

Welcome to the Chemisty Lab !
















WELCOME TO THE CHEMISTRY LAB !
de Rie HONJOH, publié chez Asuka, collection Boy's Love, 2010.
(Série en 2 volumes.).

Résumé :

Le club de chimie est toujours désert, Kôsuke se retrouve donc souvent en tête-à-tête avec son professeur, le sévère Shibaura.
Au fil des rencontres tant attendues, Kôsuke comprend que ses sentiments ne sont pas ceux d'un simple élève envers son professeur. Mais Shibaura est un homme sombre et mystérieux, qui va mettre à l'épreuve l'innocence de son jeune amant... [source : Ed. Asuka]

Ce que j'en pense :

Ces deux volumes sont une compilation (incomplète) d'histoires qui furent publiées mensuellement au Japon. L'auteur, pour la version reliée, a été obligée d'abréger son œuvre et de choisir les séquences qu'elle préférait voir ainsi publiées.

Le second volume, un peu à la manière du manga yaoï "Le jeu du chat et de la souris" présente les héros sous un angle plus mature, plusieurs mois ou années plus tard.

Dans cette série, hormis les quelques histoires bonus en fin de second volume, quatre personnages sont mis en scène, dont deux frères. Les relations sentimentales sont entre garçons exclusivement, le jeune frère et son professeur de chimie, le grand frère et l'ami de son cadet. C'est bien entendu le genre qui veux ça, et que les histoires d'amour ou les relations charnelles se fassent entre hommes est le propre du genre yaoï. Néanmoins, je regrette une fois encore d'assister à des scénarios montés sur mesure pour satisfaire les fantasmes d'un lectorat féminin en quête de frisson mais qui désire garder un recul assez grand. Ici encore, il n'est donc pas vraiment question de réflexion sur l'homosexualité, le désir contrarié envers quelqu'un du même sexe que soi ou la difficulté de s'assumer lorsqu'on ne répond pas aux principaux critères sociaux, et je le regrette.
Les problèmes de fond des personnages (acceptation de leur homosexualité pour les deux frères, maladie pour l'ami du plus jeune frère et mystère et tromperies autour du professeur) sont à peine survolés et on n'a pas de réponses claires aux questions qui se posent en cours de lecture. Je ne pense pas que ces informations aient été divulguées dans les scènes non publiées en volume relié et la série reste donc trop superficielle à mon goût.

C'est une lecture (trop) facile et vraiment axée pour un public féminin avide d'embrassades pleines de testostérone... Sympa mais sans plus.

jeudi 20 mai 2010

Professeur Eiji




PROFESSEUR EIJI de Akiko MONDEN, publié chez Dargaud, collection Big Kana, 2009-2010.
(Série en 10 volumes).

Résumé :

Eiji, ex-reporter, calme et impassible, plonge dans un autre monde : il va enseigner l'anglais dans un lycée ! Confronté à des collègues peu enthousiastes et des élèves indisciplinés bu amorphes, Eiji s'attelle à régler les problèmes existentiels de ses étudiants, mais ses sentiments à lui, qui s'en occupe ? ! [source : Ed. Dargaud]

Ce que j'en pense :

Un excellent titre, profond et marquant. On y trouve des situations vraies et les sentiments des protagonistes sont soigneusement dépeints à travers une toile méticuleusement travaillée.

Eiji Fuwa est certes le personnage central de la série, mais il joue surtout le rôle de déclencheur. A son contact, les nombreux personnages qui l'entourent vont réagir à leur manière. Son attention exacerbée envers les autres l'amène à déceler nombre de problèmes et à les résoudre de la manière qui lui semble être juste.
On ne suit pas seulement les traces de ce professeur décalé, embauché parce qu'il savait agir en dur à cuire, ce manga nous mène tout droit au cœur du corps professoral de l'école et de tous les élèves qui dépendent d'eux. De petites histoires viennent se greffer sur la trame principale, laissant à mon sens comme résultat un titre d'une rare perfection.

Il s'agit malgré tout d'un manga pour adultes, tant parce que les histoires traitent principalement d'un groupe hétéroclite de trentenaires ou de personnes d'âge mûr, que du fait du regard qui est porté sur les adolescents, dénonçant souvent le mal que l'on peut infliger à des êtres en construction, pas encore adultes, mais plus tout à fait enfants. Les problèmes traités nécessitent selon moi un certain recul, et s'il n'est certainement pas inintéressant de le lire lorsqu'on est collégien ou lycéen, je pense qu'avec davantage de maturité, on peut entrevoir en ces pages le signal d'alarme lancé par l'auteur à son public : soyez sincères avec vous-même et avec les autres, assumez vos sentiments et faites attention aux jeunes (enfants ou adolescents) qui vous entourent, protégez-les...

Il s'agit d'un titre que j'affectionne particulièrement. Et pour couronner le tout, les dessins sont magnifiques !

vendredi 14 mai 2010

La magie d'Opale

















LA MAGIE D'OPALE
de Nari KUSAKAWA, publié chez Delcourt, collection Sakura, 2009-2010.
(Série en 6 volumes).

Résumé :

L'histoire se déroule sur Opale, petite île tropicale où vivent les oiseaux possédant les plus belles plumes du monde. Cello est une apprentie magicienne des couleurs, une colormancienne. Ces magiciens particulièrement réputés utilisent les plumes de leurs compagnons oiseaux pour faire de la magie. Mais la pauvre Cello n'arrive pas encore à maitriser son pouvoir. Pour ne rien arranger, et tandis que les examens de fin d'année approchent, Yoyo, l'oiseau de Cello, se fait enlever ! La jeune fille devra partir à la poursuite du ravisseur. Heureusement, elle pourra compter sur l'aide du beau Guel, l'infirmier de l'école... [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Très kitsh, plein d'innocence, c'est une jolie histoire de magical girl où on s'en prend plein les yeux. Pas facile de faire un manga en noir et blanc sur le thème des couleurs... pourtant, l'ensemble resplendit de mille feux. L'auteur nous sert une île paradisiaque, Opale, et des oiseaux sublimes (les dessins sont tout ronds, c'est adorable) et protégés dont les couleurs sont exploitées par de jeunes apprentis colormanciens et leurs maîtres, dans une académie spécialisée.
La jeune fille que l'on suit, Cello, enchaîne gaffe sur gaffe et maîtrise mal ses pouvoirs. Elle se retrouve toujours à l'infirmerie où le maître des lieux, Guel, répare ses bêtises.

L'histoire tourne lentement autour de l'amour et de la prise de conscience du sentiment d'attachement. C'est joliment amené, et même si c'est un manga manifestement destiné à un public assez jeune, j'en apprécie pleinement la saveur.