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vendredi 18 mars 2011

Love X Mission




LOVE X MISSION de HASEBE Yuri, publié chez Soleil Manga, collection Shôjo, 2010-2011.

Résumé :

Gotô Yoshiki a tout pour démarrer une carrière directement dans l'élite de la police : il vient d'achever sa formation dans l'école de police avec des résultats élogieux et son père est également haut fonctionnaire des forces de l'ordre.
Pour lui, inutile de s'emporter, ce monde n'en vaut pas la peine. C'était sans compter sur sa nouvelle partenaire Kujô Shinobu. Bien que toujours très sexy, c'est aussi une grosse fumeuse, caractérielle et langue de vipère avec un tas de comptes-rendus en retard! [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Une banale histoire de flics ? Pas vraiment.
Ce shôjo présente une inspectrice complètement traumatisée, vraiment particulière et très branchée sexe, qui prend le nouveau venu pour son nouveau jouet.
Au fil des volumes se dévoile le passé de cette sulfureuse donzelle qui résout les enquêtes comme personne mais qui s'investit un rien trop dans les enquêtes. Son jeune amant et partenaire s'en inquiète et, alors qu'il tente le tout pour le tout afin de protéger cette fille qui agit trop impulsivement, arrivent certains de ses anciens amants.
Les enquêtes courent sur plus d'un volume et la lecture du premier volume tout seul ne permet pas d'avoir la conclusion de l'histoire.

Cette série n'est certainement pas la révélation de l'année mais elle renouvelle un peu le panorama du shôjo français. Plus mature tant dans le sujet que dans le traitement de celui-ci, on n'est plus sur des histoires destinées aux jeunes adolescentes. Un agréable changement pour les lectrices plus âgées.

jeudi 17 mars 2011

Luck Stealer



LUCK STEALER de KAZU Hajime, publié chez Kazé Manga, collection Shônen Up !, 2011.

Résumé :

Yûsei Kurusu possède l'étrange pouvoir d'aspirer la chance des autres par simple apposition des mains.
Or un homme privé de sa chance est condamné à mourir. Pour sauver la vie de sa fille, incapable de produire sa propre chance, il s'attaque à des criminels, qu'il vide de leur bonne fortune. Mais personne ne peut agir ainsi sans attirer l'attention, et désormais, tout le monde dans les bas-fonds a entendu parler de l'assassin nommé Luck Stealer. [source : Ed. Kazé]

Ce que j'en pense :

Ce manga traite de la "chance". Une histoire fantastique dans la mesure où le héros est capable de manipuler celle-ci pour l'ôter à ses victimes et la redonner à sa fille.
Le mystère se dévoile au fil des volumes sans réellement se lever. On en apprend plus sur le héros et ses habitudes, des opposants inattendus lui barrent la route et toujours il triomphe avec la même résolution inébranlable : continuer de permettre à sa fille de vivre.

Les dessins assez minimalistes en terme de traits changent de ce qu'on peut trouver dans les shônen habituels et l'histoire ne tourne pas en rond (pour le moment en tout cas^^). Je trouve les illustrations couleurs assez décevantes, mais comme le scénario m'emballe, je pardonne le manque de savoir-faire en terme de colorisation.

L'autre défaut selon moi, mais il faut alors se souvenir qu'il s'agit d'un shônen et non d'un shôjo, est l'absence d'intrigue amoureuse. Mais je compte sur les volumes suivants pour me donner tort. L'espoir fait vivre.

samedi 5 mars 2011

Aqua



AQUA de Kozue AMANO, publié chez Kami, 2006-2007.
(Série en 2 vol.).

Résumé :

2301. Les voyages intergalactiques sont devenus monnaie courante. Une jeune fille, Akari, se rend sur Aqua, anciennement Mars, colonisée par les hommes et où les conditions de vie terrestre ont été recréées, notamment par la fonte volontaire des glaces des pôles donnant une planète recouverte d'eau à 90%.
Décidée à devenir une ondine, guidant les touristes à travers la ville, elle débarque ainsi à Neo-Venezia, bâtie sur les eaux et inspirée de Venise, pour tout apprendre du métier. Elle intègre la compagnie d'ondines Aria, tenue par un chat martien qui, à défaut de parler, possède une intelligence égale aux humains, et par Alicia, une jeune femme connue à travers toute la ville pour être une des ondines les plus expertes. Akari fait également la connaissance d'Aika au tempérament survolté, qui est comme elle une ondine en devenir dans une compagnie concurrente. En outre, Aika voue un culte sans borne à Alicia.
Akari découvre tout au long de ce 1er volume le mode de vie sur Aqua, ses spécificités et ses mystères, comme l'existence d'un royaume des chats et de leurs réunions mensuelles dans un quartier reculé de la ville, présidé par un matou aux pouvoirs étranges et de taille humaine, appelé Cait Sith. A la fin, Alicia remet à Akari sa distinction de mi-parcours d'ondine, un gant. Une ondine confirmée en possède une paire. [source : manga-news.com]

Ce que j'en pense :

Avant d'exposer mes impressions sur le manga en lui-même ainsi que sur le contenu de la série, il faut signaler quelques petits détails à propos de l'édition française.
D'abord, cette série est actuellement épuisée, l'éditeur (Kami) ayant fait faillite. Impossible donc de se les procurer sur le marché classique du livre.
Ensuite, je déplore la différence notable de traduction entre les deux volumes, mais plus encore sa piètre qualité. Les termes désignant les fonctions des ondines ne sont pas repris sous le même nom d'un volume à l'autre, par exemple. Ce qui est désigné dans le premier volume comme "la terre" devient "man home" dans le second... on peut tout de même facilement en déduire qu'il s'agit de la même planète. La palme revient au dernier chapitre du volume 2 : "Le rhume et les purins", parce qu'il est impossible de faire le rapprochement entre le monde aquatique ambiant et du "purin". Eh bien, quelques bases en japonais permettent de rigoler et de comprendre que le traducteur a vraiment fait un boulot de débutant fini car ce qu'il appelle "purin" est en fait du "pu-ri-n" ou l'adaptation japonaise du "pudding" plus communément appelé "flan" en somme. Le personnage qui en réclame à tort et à travers ne voulais donc pas se procurer une substance malodoriférante, mais simplement un dessert.

Ces quelques considérations mises à part, ce manga est réellement magique. L'univers de l'auteur (que l'on retrouve dans Aria, malheureusement indisponible également, et dont la parution avait été interrompue avant le terme de la série) est empreint d'une douceur et d'une quiétude infinies. Les personnages comme les décors sont dessinés avec beaucoup de grâce.
On sent tout de même que cette série se destinait à rester un "spin off" de Aria et l'intrigue de fond reste assez basique. Une apprentie ondine, le début de son parcours, et plusieurs histoires ponctuelles sur certaines fêtes ou habitudes de Neo-Venezia.

Les pages couleurs en début de volume et les couvertures sont magnifiques également...
Pourvu qu'un éditeur reprenne Aria un jour. En attendant, une autre série de l'auteur va sortir très prochainement : Amanchu !, qui traitera de plongée sous-marine.

samedi 19 février 2011

Ikigami
















IKIGAMI - Préavis de mort
de MASE Motorô, publié chez Kaze Manga, collection Seinen, 2009-2011.

Résumé :

Dans notre pays, une loi entend assurer la prospérité de la prospérité de la nation en rappelant à tous à tous la valeur de la vie.
Pour ce faire, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est arbitrairement condamné à mort pour une micro-capsule injectée lors de son entrée à l'école. Lorsque l'on reçoit l'Ikigami, c'est qu'il ne nous reste plus que 24 heures à vivre. Mais à quoi passer cette dernière journée, lorsqu'on n'a pas eu le temps de faire sa vie ? Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ? [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

Une série d'anticipation un peu morbide, mais d'une grande puissance morale. Tour à tour, l'auteur traite de gens d'extraction et d'âges différents (entre 18 et 24 ans) qui reçoivent ce préavis de 24 heures avant leur décès officiel. Selon leurs passés et leurs vies, on assiste à des drames, des miracles, des aventures abracadabrantes ou de simples embrassades paisibles.

Vu le caractère légèrement répétitif de l'action, même si la psychologie du livreur de mort est travaillée, il me semble que la série s'épuise petit à petit et il reste à espérer que l'auteur ne continuera pas trop longuement au risque de réduire considérablement l'intérêt de l'histoire. Au Japon, huit volumes sont publiés actuellement, et la parution française du huitième volume est annoncée tout prochainement.

Il est évident que c'est un titre mature quoique contenant peu de scènes de violence physique extrême ou à caractère sexuel. La violence est essentiellement psychologique et émotionnelle, tant vis à vis du héros que des gens à qui il est chargé de livrer l'Ikigami ainsi que leurs proches.

samedi 12 février 2011

Happy Marriage ?!




HAPPY MARRIAGE ?! de Maki ENJOJI, publié chez Kaze Manga, collection Shôjo, 2010-2011.
(Série en 5 vol.).

Résumé :

Chiwa Takanashi, 22 ans, aucun petit ami connu, est une employée de bureau "presque banale" Mais pour rembourser les dettes de son père, elle mène une double vie, travaillant le soir dans un bar à hôtesses.
Un jour son secret est dévoilé, et soudain... la voilà mariée ! Entre mariage de raison et sentiments contradictoires, Chiwa va découvrir du jour au lendemain les joies et les galères de la vie de couple ! [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

Une série pleine de charme et de tendresse. La fille hésite, tâtonne, rougit. L'homme reste froid en apparence, puis finit par montrer ses faiblesses, ses doutes, ses limites.
Un jeu de séduction panaché entre deux êtres que les circonstances ont liés où petit à petit le masque tombe et l'amour devient.

Les dessins sont aussi agréables que dans "Private Prince", une autre série en 5 volumes un peu plus coquine de l'auteur.

Chez Maki Enjoji, les héroïnes doivent apprendre à se surpasser, elles sont des femmes presque accomplies, sauf en amour où leur future moitié sera leur guide. Une vision agréablement symbolique et romantique de l'amour "forcé". Simple, mignon, efficace.

vendredi 14 janvier 2011

Hotaru
















HOTARU
de Satoru HIURA, publié chez Kana, collection Big Kana, 2011.

Résumé :

C'est ce que pense Hotaru.
Mais tout change le jour où elle doit soudain cohabiter avec son supérieur, le chef Takano, et qu'elle va se trouver un petit ami plus jeune qu'elle : Makoto ! [source : Ed. Kana]

Ce que j'en pense :

Big Kana est une collection qui se veut présenter des manga pour plus grands, des shônen plus matures (sans être du seinen) ou, comme dans le cas présent, des shôjo plus adultes (sans basculer dans le josei pour autant).
L'histoire traite donc d'une jeune fille qui approche doucement de la trentaine, dont la vie un peu trop calme est chamboulée par des rencontres masculines : d'une part un jeune homme (qui a trois ans de moins qu'elle) et d'autre part son patron, un homme divorcé de presque dix ans son aîné. S'ensuit une relation ambivalente avec ces deux personnes, l'un étant son "amoureux", l'autre un "ami et conseiller". Mais les doutes et les difficultés qu'elle rencontre font constamment hésiter Hotaru.
Notons que la jeune femme n'a pas eu de relation amoureuse depuis longtemps, et que, un peu comme dans Switch Girl, elle affiche au travail et à la maison deux masques complètement différents.

La série est intéressante, et j'espère pour la qualité du fond qu'elle ne traînera pas trop en longueur, sachant qu'elle est toujours en cours au Japon et compte d'ores et déjà 15 volumes au pays du soleil levant.

dimanche 28 novembre 2010

A l'ouest de Tôkyô


A L'OUEST DE TÔKYÔ de YAMADA Naito, publié chez Carabas, collection Alternative, 2004.
(One Shot).

Résumé :

Yamada Naito commence sa carrière en 1987, alors qu'elle est encore étudiante.
Son manga Kiss est prépublié dans Young Magazine, hebdomadaire à gros tirage pour post-adolescents des éditions Kôdansha, après avoir reçu le prix du meilleur jeune auteur, de l'année. Pendant près de 10 ans, elle va être une mangaka au sens classique du terme, avant de commencer à partir de 1996 à dessiner en utilisant des techniques plus modernes, la photo et l'informatique. Un an plus tard, encouragée par cette nouvelle manière de travailler et lassée du système d'édition traditionnel, elle part s'installer - avec son chat - à Paris.
Pendant deux ans, tout en continuant à dessiner, elle partagera son temps entre la France et le Japon. Yamada Naito - elle signe NUIT au Japon - est aujourd'hui l'une des icônes incontournables de la BD indépendante japonaise. [source : Ed. Carabas]

Ce que j'en pense :

(à venir)

vendredi 19 novembre 2010

Rock


ROCK de Kyôko OKAZAKI, publié chez Casterman, collection Sakka, 2010.
(One shot).

Résumé :

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.
Rock et Astro se rencontrent, tombent amoureux et se marient après leur première nuit passée ensemble. Mais Rock apprend vite que la vie n'est pas toujours rose quand on a un mari infidèle et une belle-soeur directrice d'une agence de mannequins, mangeuse de femmes à ses heures perdues et prête à tout, y compris à briser votre couple, pour faire de vous le top model qui la rendra richissime (" une trend-setteuse multi-supports ", dit-elle).
Entre comédie romantique survoltée et conte de fées halluciné, Kyoko Okazaki fait souffler un vent d'hystérie sur le monde de la mode, ses nuits enfiévrées saturées de décibels et ses fuites dans les paradis artificiels. [source : Ed. Casterman]

Ce que j'en pense :

(à venir)

dimanche 14 novembre 2010

A comme association - 2


A COMME ASSOCIATION - Volume 2 : Les limites obscures de la magie de Pierre BOTTERO, publié chez Gallimard Jeunesse et Rageot Romans, 2010.
(Série en 8 vol.).

Si je n'avais que quelques lignes :

Ombe a son caractère : elle est solitaire, forte, indépendante et rudement mignonne. Elle a la manie de "foncer dans le tas", ce qui l'empêche de faire preuve de discrétion, au grand dam de "l'Association" qui l'emploie.
Par contre, il n'y a pas plus efficace pour casser du monstre récalcitrant !
Un pur régal.

Résumé :

Prénom : Ombe.
Age : 18 ans. Description : cheveux blonds et courts en pétard, yeux bleus, allure sportive. Profession : agent stagiaire à l'Association et étudiante (officiellement). Signe particulier : incassable. Aime : sa moto, tabasser un bon gros monstre, qu'on lui fiche la paix. Mission : faire l'effet d'une bombe sur gobelins et trolls. [source : Ed. Gallimard/Rageot]

Ce que j'en pense :

Saurez-vous repérer les différentes allusions que fait l'auteur au fil des pages ?
Dans un style très péchu, l'auteur nous décrit les aventures d'une jeune fille puissante qui vit à deux cent à l'heure. Alors que d'autres auraient choisi la facilité ou évité les conflits, Ombe, elle, fonce dans le tas.
Une série fantastique et pleine d'action dans un Paris moderne truffé de références. Un véritable bijou.

La série, originellement écrite à quatre mains (Pierre Bottero et Erik L'Homme) a failli ne jamais voir le jour, suite au décès prématuré de Pierre Bottero. Des douzes volumes prévus, seuls huit verront le jour. Les quatre premiers, déjà rédigés, selon l'idée de départ et la suite, de la seule plume d'Erik L'Homme, rendant un hommage tout mérité à l'écrivain disparu prématurément dans un accident de moto.

samedi 13 novembre 2010

A comme association - 1


A COMME ASSOCIATION - Volume 1 : La pâle lumière des ténèbres de ERIK L'HOMME, publié chez Gallimard Jeunesse et Rageot Romans, 2010.
(Série en 8 vol.).

Si je n'avais que quelques lignes :

Jasper n'est jamais en manque de sortilèges et d'enchantements. Il n'est presque jamais à court de calembours ou autres jeux de mots, sauf quand il croise Ombe, jolie blonde pulpeuse qui, comme lui, travaille en secret pour l'Association et se charge de ramener à l'ordre vampire, gobelins ou loup-garous dissidents...
Tout simplement génial.

Résumé :

Prénom : Jasper.
Age : 15 ans. Description : grand, maigre, peau blafarde et yeux charbon. Profession : agent stagiaire à l'Association et lycéen (à ses heures perdues). Signes particuliers : pratiques la magie et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Aime : les mauvais jeux de mots, Donjons et Dragons, l'Agent stagiaire Ombe. Mission : démanteler un trafic de drogue chez les vampires. [source : Ed. Gallimard/Rageot]

Ce que j'en pense :

Une série fantastique dans le paris moderne. Un exercice de style truffé de doubles références, de jeux de mots et d'allusions à saisir au vol. Un ouvrage tel qu'il possèdera plusieurs degrés de lecture, selon la culture générale du lecteur.
Bien entendu, le héros est un ado normal, qui oscille entre ce qu'il sait être son domaine de prédilection et ses doutes (existentiels ou de compétences).

La série, originellement écrite à quatre mains (Pierre Bottero et Erik L'Homme) a failli ne jamais voir le jour, suite au décès prématuré de Pierre Bottero. Des douzes volumes prévus, seuls huit verront le jour. Les quatre premiers, déjà rédigés, selon l'idée de départ et la suite, de la seule plume d'Erik L'Homme, rendant un hommage tout mérité à l'écrivain disparu prématurément dans un accident de moto.
Le décès de Pierre Bottero m'avait fait de la peine à l'époque, je réalisais (comme des années plus tôt lorsque Marion Zimmer Bradley nous a quittés) que le monde venait de perdre une part de magie, que JE venais de perdre l'un des écrivains que j'appréciais vraiment et que, summum de la déchirure morale, certaines séries seraient vouées à ne jamais être terminées. Je pense qu'il est indispensable de féliciter Erik L'Homme pour le travail qu'il a eu la force de poursuivre, pour l'hommage indispensable qu'il a intégré à la série et qui m'a tiré conjointement larmes et sourires (voir essentiellement les volumes 4 et 5).

samedi 30 octobre 2010

Pink


PINK de Kyôko OKAZAKI, publié chez Casterman, collection Sakka, 2007.
(One Shot).

Résumé :

Le rose, c'est la couleur préférée de Yumi, 22 ans, employée de bureau le jour, prostituée la nuit.
Une situation que la jeune femme a choisie, désireuse de vivre sans dépendre de personne. De cette façon, elle échappe également aux explications sur la présence chez elle d'un animal de compagnie plutôt étrange : un crocodile ! Le train-train de Yumi vacille cependant lorsqu'elle croise Haruo, le jeune amant de sa redoutable belle-mère. Elle reconsidère alors sa façon de vivre, et se prend à rêver d'une existence différente.
Héroïne moderne, décomplexée et drôle, Yumi a un caractère bien trempé, et nous apparaît tout à la fois fragile et tonique, désabusée, mais aussi pleine d'espoir. Pink est le premier récit traduit en français de Kyôko Okazaki, la grande dame de la bande dessinée japonaise. [source : Ed. Casterman]

Ce que j'en pense :

(à venir)

samedi 2 octobre 2010

Un été à la morgue


UN ÉTÉ A LA MORGUE de John C. FORD, publié chez De La Martinière Jeunesse, collection Fiction J., 2010.
(One Shot).

Résumé :

Christopher, étudiant studieux mais un peu excentrique, rêve de devenir agent secret.
Et quoi de mieux qu'un stage à la morgue pour se mettre dans l'ambiance ? Dès le premier jour, il va se trouver confronté à un cadavre peu ordinaire. Comment le médecin légiste et le shérif ont-ils pu conclure à un suicide pour un mort criblé de cinq balles dans le torse? Pourquoi le rapport d'autopsie a-t-il été falsifié ? D'où viennent ces liasses de billets cachées dans le tiroir du bureau du docteur Mobley ? Il n'en faut pas plus à Christopher pour mener l'enquête dans toute la ville.
Aidé de Tina, la jolie reporter, il va chercher la vérité au péril de sa vie... [source : Ed. De La Martinière]

Ce que j'en pense :

Une chose est sûre : Christopher, le héros, a les hormones qui travaillent. Il rêve d'aventures et de missions secrètes, et reste interdit lorsqu'il réalise avec effroi qu'un crime crapuleux a été étouffé par son employeur (le médecin légiste de la morgue ou il travaille comme personnel d'entretien) et par le shérif local !
On se ballade dans ce petit coin d'Amérique profonde, dans cette petite ville où rien ne se passe... et pourtant, Christopher ne lâche pas l'affaire : il remuera terre et ciel, doutant de tous ceux qu'il côtoie puisqu'il lui est impossible de savoir qui est impliqué dans cette histoire, et avec l'aide de la plantureuse Tina, le voilà parti pour résoudre cette enquête.

Ce livre est très humain, réaliste, et de ce fait presque effrayant parfois. Il met en avant, outre le désir d'action qu'on peut avoir lorsqu'on s'ennuie dans une existence trop plate ou parce qu'on a des rêves que la réalité ne parvient pas à assouvir, le déséquilibre qu'entraînent des évènements traumatisants et la difficulté qu'on peut avoir à se reconstruire par la suite.

C'est un très bon roman noir, excellent pour initier les ados ou les lecteurs frileux au polar.

mercredi 28 juillet 2010

Rinne 1-2
















RINNE
de Rumiko TAKAHASHI, publié chez KAZE, collection Shônen Up!, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Après s'être penchée sur les yôkaï et autres monstres japonais dans "Inuyasha", Rumiko Takahashi s'attache aux légendes urbaines et au folklore bouddhique. Démons des sphères des enfers et esprits tourmentés seront de la partie. Reste à nos deux héros, une lycéenne qui voit les fantômes et un garçon étrange et pingre à pacifier toutes ces âmes errantes !!

Résumé :

Depuis que, toute petite, elle s'est perdue dans un monde étrange, Sakura Mamiya a le pouvoir de voir les fantômes.
Quoique habituée à ces apparitions étranges, quelle n'est pas sa surprise quand elle voit un élève de sa classe, Rinne Rokudô, se transformer en spectre pour vaincre un esprit enragé. Elle apprend alors que cet étudiant sans le sou et toujours absent remplit tous les jours la mission d'amener les âmes récalcitrantes jusqu'à la roue de la réincarnation, où les attend leur prochaine vie. [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

Takahashi Rumiko a à son actif un nombre impressionnant de séries à succès : Lum (Lamu), Maison Ikkoku (Juliette je t'aime), Ranma 1/2, Inuyasha, etc. Son style particulier, plein de codes graphiques loufoques, est reconnaissable entre tous.

Une nouvelle fois, elle s’essaye à une série fantastique. Après ses histoires courtes semi-horrifiques sur la chair de sirène qui confère l’immortalité (Mermaid Forest) et les aventures rocambolesque d’une jeune fille moderne dans un Japon médiéval rempli de yôkai et autres monstres issus du folklore nippon (Inuyasha), la voici qui part sur la voie des morts, du cycle de renaissances, de l’au-delà et des enfers. Le tableau se couvre de folklore bouddhique, croyances japonaises et animaux mythiques sont aussi de la partie. On retrouve comme toujours une bonne dose d’humour et de l’action omniprésente.

Petit à petit, les deux héros nous livrent les secrets de leur passé et quand les acolytes rejoignent enfin la partie, les choses sérieuses commencent !

Une série à suivre… au-delà de notre dernier souffle !

samedi 17 juillet 2010

Heartbroken Chocolatier
















HEARTBROKEN CHOCOLATIER
de Setona MIZUSHIRO, publié chez Kaze Manga, collection Shôjo, 2010.

Résumé :

Sohta, étudiant dans une école de pâtisserie, sort avec Saeko, d'un an son aînée.
Il l'adule depuis son coup de foudre, il y a quatre ans, et a enfin réussi à sortir avec elle juste avant Noël. Il essaye de combler l'amour de Saeko pour le chocolat, mais elle ne répond pas à ses avances et garde ses distances ! Sohta ne se décourage pas pour autant et se consume dans cette passion qui lui laisse, à chaque fois, la saveur douce-amère du chocolat noir. [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

(à venir)

vendredi 16 juillet 2010

Spicy Pink


SPICY PINK de Wataru YOSHIZUMI, publié chez Glénat, collection Shôjo, 2010.
(Série en 3 volumes.)

Si je n'avais que quelques lignes :

Trop vide, trop stéréotypé et trop fade.
Pour les fans de l'auteur exclusivement...

Résumé :

Sakura Endô.
26 ans. Profession : auteur de shôjo manga. Misono, une amie mangaka de Sakura entraîne celle-ci à une "dating party". Sakura y fait la connaissance d'un chirurgien esthétique, Iku Koreeda. Malgré la mauvaise impression qu'il lui fait, Sakura va accepter de sortir avec lui... [source : Ed. Glénat]

Ce que j'en pense :

"Si seulement je n'avais pas lu Bakuman avant... !" ai-je pensé après seulement quelques pages.

Cette série sans prétention raconte l'histoire d'une mangaka, sa vie, ses amours, son travail, ses hésitations. L'auteur nous précise dans sa postface que l'histoire est inspirée de bruits de couloirs mais n'est pas basée sur sa vie personnelle. Heureusement. Elle tombe trop rapidement dans les clichés typiques du shôjo manga et au final l'œuvre manque de souffle et d'originalité.
Une mise en abîme pareille aurait mérité un scénario bien plus vivant, des situations plus réalistes et un je-ne-sais quoi qui nous prenne aux tripes.

Malheureusement, j'ai lu Bakuman avant ! Et face à cette série, Spicy Pink perd toute saveur.

J'ai découvert très tôt Yoshizumi Wataru, et elle reste à mes yeux une des auteures classiques de shôjo incontournable, tout comme Yuu Watase ou Ai Yazawa, mais plus le temps passe, plus je me sens attirée par des œuvres plus originales comme la série Puzzle, ou des classiques plus anciens, par exemple AïShite Knight.

Je déconseille donc Spicy Pink à celles qui veulent découvrir l'auteur et Marmelade Boy reste selon moi sa série phare.

jeudi 15 juillet 2010

Bakuman














BAKUMAN
de Tsugumi OHBA et Takeshi OBATA, publié chez Kana (Dargaud), 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

L'univers de la publication d'un manga au Japon est rude et impitoyable. Suivez Mashiro et Takagi dans leurs aventures de jeunes auteurs qui entendent bien devenir célèbres et se faire publier. Un véritable bijou !

Résumé :

Moritaka Mashiro possède un don évident pour le dessin.
Il est secrètement amoureux de Miho Azuki. Akito Takagi, le meilleur élève de sa classe, écrit des scénarios et souhaite que Mashiro les transpose en manga. La lente ascension pour réaliser le meilleur manga jamais édité commence ! [source : Ed. Dargaud]

Ce que j'en pense :

Enfin un manga qui pénètre l'envers du décor ! On peut y appréhender le métier de mangaka au Japon, sa complexité, sa dureté, son côté compétitif et impitoyable... bien loin de l'idée dorée que l'on a trop tendance à s'en faire en Europe, surtout lorsqu'on se targue d'avoir réussi à croquer quelques personnages sur papier soi-même. Imaginer qu'il est facile de dessiner un manga parce que les dessins sont "caractéristiques" ou que "tous les personnages ont des gros yeux", ou encore que "de toute façon c'est en noir et blanc" est une idée reçue de beaucoup trop de gens. Le talent ne s'apprend pas au delà d'un certain seuil, et si la technique, elle, peut s'acquérir, il est des choses qui doivent venir naturellement.
[En bref, je critique ici la quasi-totalité des auteurs européens qui sont publiés dans les rayon manga et dont les œuvres, graphiquement et (trop souvent) scénaristiquement pauvres sont une engeance qui pullule et dégrade le niveau général de ce qu'on peut apercevoir dans les librairies.]

On passe en revue tous les stades de création d'un manga jusqu'à sa publication en série dans un magasine, voire adaptation en série animée ou en volumes reliés, le tout dans une action rondement menée par nos deux jeunes héros et les protagonistes qu'ils rencontrent en chemin, amour, famille, drames, école, parcours de vie, etc.

Le duo d'auteurs de "DeathNote" nous sert ici un nouveau titre de qualité. Les graphismes sont excellemment soignés, les personnages d'une amplitude qui ne manquera pas de se développer au fur et à mesure des volumes... A lire absolument !

dimanche 11 juillet 2010

Maid Sama !



MAID SAMA ! de Hiro FUJIWARA, publié chez Pika, collection Shôjo, 2010.

Résumé :

Le Lycée Seika était autrefois un lycée réservé uniquement aux garçons.
Misaki a été élue présidente des délégués des élèves et n'aspire qu'à protéger les filles qui sont "sauvagement" humiliées par les garçons. C'est une lutte au quotidien. En dehors des cours, elle travaille dans un Maid Café, mais cette activité doit rester secrète. Malheureusement, comme on pouvait s'y attendre, elle ne le restera pas longtemps, car Usui, un brillant élève de son lycée, tombe sur elle, par hasard.
Il y a fort à craindre qu'elle ne puisse plus mener cette double vie en toute tranquillité... [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Encore une série qui part sur un bon délire costaud !
Un rapport de forces intéressant et quelque peu inhabituel soutient la trame de ce manga : une fille, forte tête, prête à en imposer pour faire régner les droits de ces demoiselles dans un lycée composé exclusivement de garçons et face à elle le champion masculin toutes catégories confondues (ou presque) ! Malheureusement pour elle (déléguée des élèves) qui tient d'une main de fer le lycée pour éviter que les élèves ne versent dans la sauvagerie masculine à tout va, ce dernier apprend son secret. Elle travaille le soir pour aider sa famille, et se déguise en soubrette dans un café à thème pour son travail.

Les personnages ont des comportements un peu farfelus mais le tout est traité avec beaucoup d'humour. Notons qu'on voit aussi au fil des pages de nombreux délires sur les fantasmes sexys (et pas forcément sexuels) des jeunes japonais et japonaises.

Le délire de l'auteur est assez proche de celui de Drôles de racailles en mettant en scène une jeune fille frêle mais de caractère très affirmé, ce à quoi on ajoute une touche de trame manipulatrice, à travers laquelle bien des amitiés transparaîtront sous un nouveau jour...

dimanche 27 juin 2010

Lord of Burger


LORD OF BURGER - Tome 1 : Le clos des Epices de Arleston, Alwett, Barbucci, Balak, Zimra et Andry, publié chez Glénat, 2010.

Résumé :

Arthur travaille chez Fast-Do.
Ambre se prépare à aller étudier au Japon. Mais leur père, grand cuisinier 3 étoiles au Guide Michelin, est retrouvé mort dans sa chambre froide. Le restaurant est endetté : Ambre et Arthur n'ont d'autre choix que de le faire tourner pour rembourser les banques. Mais comment s'en sortir lorsqu'on n'a pas été formé au très difficile exercice de la gastronomie haut niveau ? Saga familiale, comédie, polar : Lord Of Burger est avant tout un hommage à la grande cuisine, avec des vrais morceaux entiers de recettes dedans ! [source : Ed. Glénat]

Ce que j'en pense :

Un petit conseil : mangez avant d'ouvrir ce livre ! Le volume déborde de nourriture, de recettes, de plat qui font rêver d'aller manger dans un "vrai" bon restaurant, du genre qu'on ne se paie jamais parce que dépenser 250€ pour un seul repas semble exagéré, même pour un anniversaire... Quoi qu'il en soit, ces pages mettent l'eau à la bouche.

Très dynamique, cette histoire allie avec humour action, restauration et quotidien. Les deux héros, quoique très différents, révèlent au fil des pages combien l'éducation de leur père les a façonnés pour prendre sa suite et les aléas de la vie les amèneront à reconsidérer leur avenir.
On voit poindre au fil des pages les éléments qui permettront à cette histoire de voir naître une suite : la situation (et le gros livre) de la mère, le mystère autour du décès du Chef, l'amoureux secret de Ambre, la vieille geisha qui projette de repasser en France, un soupçon de fantastique inattendu... mais je n'en dirai pas plus, je vous laisse mijoter dans le suspense, et dès que votre curiosité, piquée à vif, sera dorée à point, foncez lire "Lord of Burger". Quelques petites touches loufoques pimentent le tout et un soupçon de culture japonaise relève élégamment le goût subtil de cette BD à dévorer d'un appétit féroce.

dimanche 6 juin 2010

Le jeu du Chat et de la Souris
















LE JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS de Setona MIZUSHIRO, publié chez KAZE (Asuka), collection Boy's Love, 2007-2009.
(Série en 2 volumes).

Résumé :

A cause de son caractère indécis.
Kyoïchi s'est laissé prendre plusieurs fois au piège de l'adultère. Mais un jour apparaît devant lui un homme que son épouse a engagé pour enquêter sur ses infidélités: il s'agit d'Imagasé, un garçon qu'il a connu à la fac. Ce dernier accepte de garder le secret. Mais en échange, il lui réclame son corps... Entre les deux hommes, c'est le début d'une histoire d'amour qui ne manquera pas de vous serrer le cœur. [source : Ed. Asuka]

Ce que j'en pense :

(à venir)

jeudi 20 mai 2010

Professeur Eiji




PROFESSEUR EIJI de Akiko MONDEN, publié chez Dargaud, collection Big Kana, 2009-2010.
(Série en 10 volumes).

Résumé :

Eiji, ex-reporter, calme et impassible, plonge dans un autre monde : il va enseigner l'anglais dans un lycée ! Confronté à des collègues peu enthousiastes et des élèves indisciplinés bu amorphes, Eiji s'attelle à régler les problèmes existentiels de ses étudiants, mais ses sentiments à lui, qui s'en occupe ? ! [source : Ed. Dargaud]

Ce que j'en pense :

Un excellent titre, profond et marquant. On y trouve des situations vraies et les sentiments des protagonistes sont soigneusement dépeints à travers une toile méticuleusement travaillée.

Eiji Fuwa est certes le personnage central de la série, mais il joue surtout le rôle de déclencheur. A son contact, les nombreux personnages qui l'entourent vont réagir à leur manière. Son attention exacerbée envers les autres l'amène à déceler nombre de problèmes et à les résoudre de la manière qui lui semble être juste.
On ne suit pas seulement les traces de ce professeur décalé, embauché parce qu'il savait agir en dur à cuire, ce manga nous mène tout droit au cœur du corps professoral de l'école et de tous les élèves qui dépendent d'eux. De petites histoires viennent se greffer sur la trame principale, laissant à mon sens comme résultat un titre d'une rare perfection.

Il s'agit malgré tout d'un manga pour adultes, tant parce que les histoires traitent principalement d'un groupe hétéroclite de trentenaires ou de personnes d'âge mûr, que du fait du regard qui est porté sur les adolescents, dénonçant souvent le mal que l'on peut infliger à des êtres en construction, pas encore adultes, mais plus tout à fait enfants. Les problèmes traités nécessitent selon moi un certain recul, et s'il n'est certainement pas inintéressant de le lire lorsqu'on est collégien ou lycéen, je pense qu'avec davantage de maturité, on peut entrevoir en ces pages le signal d'alarme lancé par l'auteur à son public : soyez sincères avec vous-même et avec les autres, assumez vos sentiments et faites attention aux jeunes (enfants ou adolescents) qui vous entourent, protégez-les...

Il s'agit d'un titre que j'affectionne particulièrement. Et pour couronner le tout, les dessins sont magnifiques !