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mardi 2 août 2011

Cat's World
















CAT'S WORLD
de OKAMA, publié chez Soleil, collection Vegetal Manga Shoten, 2003.
(Série complète en 2 vol.)

Résumé :

Un groupe terroriste a utilisé un gaz bactériologique pour transformer en chats les 30 000 habitants d'une petite ville.
Depuis lors, la petite Kako Holen, unique rescapée de cet attentat, n'a de cesse de traquer les terroristes tout en continuant à rechercher son papa disparu. Un récit de " néo-fantasy " passionnant dessiné par Okama. Que l'aventure commence ! [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Dessins adorables et chatons à gogo.
L'histoire est un rien bancale et la fin trop spectaculaire à mon goût, et pourtant, je n'arrive pas à me sépare de cette série tant les graphismes me séduisent. Le côté "pro écolo" à deux balles et la pauvre petite orpheline qui recherche son papa et sa maman ne m'ont pas particulièrement accrochés.
Le scénario regorge de rebondissements parfois un peu trop rapides et certaines scènes sont un peu confuses. Malgré tout, cette série reste à recommander pour tout amoureux de chats et de mangas qui se respecte.

La traduction française est franchement douteuse, le lettrage à pleurer et l'édition de qualité franchement moyenne. Partant de là, pas étonnant que la série soit épuisée au jour d'aujourd'hui.

samedi 26 février 2011

Fight Girl


FIGHT GIRL de Izumi TSUBAKI, publié chez Delcourt, collection Shôjo, 2011.

Résumé :

Chef d'une bande de voyous, Mafuyu est renvoyée de son lycée suite à une violente bagarre.
Promettant à sa mère de ne plus jamais se battre, elle intègre l'établissement privé Midorigaoka. Mais la veille de son arrivée, elle est confrontée à une rixe en pleine rue et sauve un jeune homme en danger... En danger, vraiment ? Ce dernier est en fait son professeur principal : un brin sadique, il va forcer Mafuyu à continuer de se battre ! Quelles sont les raisons de son comportement tyrannique ? Fight Girl, ou l'histoire hilarante de Mafuyu, une rebelle au cœur tendre, avec laquelle Izumi Tsubaki réinvente les codes du manga pour filles. [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

La lecture de ce premier volume donne l'impression d'une mise en bouche. Agréable mais ne laissant pas forcément présager de la qualité de la suite.
Quelques personnages principaux se sont mis en place, l'intrigue générale est présentée, mais du point de vue du contenu ou de l'avancée du scénario, on reste sur sa faim. Je peux imaginer ce que l'auteur envisage pour la suite mais pas au delà d'un certain point.

Je reste donc perplexe à la lecture de ce tome 1 et tant que la suite ne sera pas sortie, impossible de juger la qualité de la série.

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un shôjo assez envolé, plein d'action, d'humour, et où l'héroïne gaffeuse et niaiseuse entraîne dans sa course tous les personnages qui l'entourent. Une entrée en matière fracassante pour une bad girl au cœur tendre.

lundi 14 février 2011

Hellblade


HELLBLADE de Je-Tae YOO, publié chez Ki-Oon, 2011.

Résumé :

Londres, 1888.
La ville entière est plongée dans la peur depuis que Jack l'Éventreur rôde dans les ruelles mal famées de Whitechapel. A la nuit tombée, il traque, assassine et mutile ses victimes avec une extrême férocité. Son macabre rituel se répète inlassablement, laissant les enquêteurs sans le moindre indice. Mais les apparences sont trompeuses : bourreau comme victimes dissimulent un effroyable secret... Un ballet gore et énigmatique, véritable ré-interprétation du mythe de Jack l'Éventreur... [source : Ed. Ki-Oon]

Ce que j'en pense :

Précisons d'abord que puisqu'il s'agit d'un manhwa coréen et non d'un manga japonais, le style exact ne serait pas "seinen" mais "chungnyun", quoiqu'il s'agisse d'une catégorie équivalente désignant un titre pour les adultes, du fait ici de sa violence et de la maturité de certaines scènes.

En effet, niveau violence, le lecteur est servi. Pour une adaptation de Jack l'Éventreur, quoi de plus normal finalement. Mais en lisant cette série, on réalise que l'auteur va bien plus loin que ce que l'on avait imaginé, car ce que traque Jack, et les prostituées qu'il laisse mortes dans les ruelles sombres cachent bien leur jeu ! Le mythe a été entièrement revu à la sauce fantastique et pourra décevoir ceux qui attendaient une adaptation fidèlement et purement historique.
Les autres apprécieront le côté imaginatif qui confère à l'ensemble une profondeur nouvelle et permet de revoir Jack moins noir qu'on ne se l'imagine.

Serait-ce donc une ode à un tueur en série notoire ? Étrange réinterprétation qui marque cependant le début d'une série glauque, gore et vraiment addictive qui plaira sans nul doute à tous les lecteurs de Wolf Guy.

mardi 8 février 2011

Deadman Wonderland
















DEADMAN WONDERLAND
de Jinsei KATAOKA, publié chez Kana, collection Dark Kana, 2010-2011.

Résumé :

Deadman Wonderland, la prison d'où on ne revient pas ! Ganta est accusé d'avoir tué tous les élèves de sa classe.
Il est incarcéré à la prison Deadman Wonderland. Pour gagner des jours de vie supplémentaires, les détenus doivent s'affronter dans des épreuves mortelles ! Ganta parviendra-t-il à rester en vie ? [source : Ed. Kana]

Ce que j'en pense :

Cachée aux yeux du monde sous couvert d'un parc d'attractions, cette prison privée bien connue n'est pas ce qu'elle semble être. Le jeune Ganta l'apprend à ses dépends quand on tue tous les membres de sa classe pour le faire accuser, enfermer à vie et condamner à mort.
Entre les murs de cet enfer dont on ne s'échappe pas, il est obligé de réapprendre à vivre, et un tout nouvel univers s'offre à lui : il réalise qu'il a un pouvoir particulier (raison probable de son enfermement injuste) et qu'au sein de l'établissement, les gens comme lui sont de simples cobayes.

Les graphismes sont superbes, très fins et d'une extrême précision. Les couvertures des volumes sont un régal à elles seules et jointes aux premières pages couleurs de chaque tome, cela fait vraiment de ce manga un titre à part.

Très violente, la série oscille entre une exubérance un peu trop poussée et une histoire sombre d'anticipation assez plaisante. Les mécanismes internes de fonctionnement de la prison ne sont pas révélés d'une traite et j'espère qu'ils ne tenteront pas de faire durer la série trop longtemps sous peine de la voir s'essouffler car même si en terme de violence on pourrait classer ce manga dans la catégorie "Seinen" (adultes), il s'agit d'un shônen mature. Le risque de voir apparaître les grands axes classiques de ce genre sont donc à prévoir (ou à craindre) puisque la série se verrait découpée en arcs assez répétitifs sans faire réellement avancer l'intrigue.

En tout cas, sur les 4 volumes parus pour l'instant, cela reste très prenant ! Affaire à suivre !

samedi 22 janvier 2011

Wolf Guy
















WOLF GUY
de YUGO Yûki, IZUMIYA Ayumi et TABATA Yoshiaki, publié chez Tonkam, collection Young, 2010-2011.

Résumé :

De nos jours...
Akira Inugami est un jeune homme empreint d'une vitalité bestiale. Féroce et brutal, un manga violent et héroïque !! [source : Ed. Tonkam]

Ce que j'en pense :

Adapté du roman éponyme, ce manga met en scène un loup-garou lycéen, confronté de toutes parts à la haine et la violence des humains. Son arrogance et sa fierté sont inébranlables, et il tente de vivre sans être ennuyé par ces créatures inférieures qui s'acharnent à lui mener la vie dure...
Une vision du monde moderne dépeinte avec beaucoup de force et de violence, on y voit la noirceur de l'âme humaine et les sévices qui ont lieu dans les écoles où des gangs (parfois en lien avec la mafia locale) font la loi. Au milieu de tout cela, parfois, semble poindre l'espoir, vite effacé par les dangers du moment.

La réaction d'incompréhension des hommes face à la bête est traitée de manière subtile et intelligente, et au fil des volumes des personnages énigmatiques rejoignent le devant de la scène sans être immédiatement dévoilés. Le scénario et la mise en page sont dynamiques et prenants.

Ce titre évidemment n'est pas à mettre entre les mains de trop jeunes lecteurs du fait de la dureté ambiante, et du caractère (sexuel) pervers de certaines séquences. Quoi qu'il en soit, c'est un manga à ne pas rater pour les amateurs du genre dont je fais partie : une histoire mature de loup-garou moderne.

mercredi 19 janvier 2011

Moonlight Act
















MOONLIGHT ACT
de Kazuhiro FUJITA, publié chez Kaze Manga, collection Shônen Up !, 2011.

Résumé :

Une fois toutes les dix et quelques années, un clair de lune bleu vient éclairer de sa pâleur la surface de la Terre.
Le monde des contes que lisent les petits enfants se retrouve alors sens dessus dessous. C'est pourquoi les anciens se sont réunis et ont choisi d'édicter une loi, une seule, afin de rétablir l'ordre dans leur univers. Cette loi, ils l'ont nommée "Moonlight act". [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

L'auteur de la série "Ushio et Tora" signe ici un nouveau manga assez fracassant.
Faute de s'attacher uniquement au fantastique japonais, le voici qui s'attaque aux contes de fées de toutes origines. Imaginez que 98% des créatures de nos contes et légendes deviennent folles et se transforment en monstres sanguinaires, que l'histoire en question risque de disparaître si l'ordre n'est pas rétabli, et que seul un élu puisse remettre les choses en place. Vous aurez alors un léger aperçu du contenu de cette série.
Évidemment, le jeune élu traîne les pieds. Il a une amie d'enfance avec laquelle, sous couvert de relation conflictuelle, il s'entend drôlement bien, mais pour le moment, il ne se pose pas de questions sur ses sentiments... On trouvera des armes magiques, des cataclysmes invraisemblables, et notre monde moderne menacé suite au passage de certaines bestioles enragées réfractaires à l'ordre. Bref, en route pour la pacification des contes.

J'avais beaucoup accroché à Ushio to Tora pour la relation entre ce démon vorace et le jeune homme peu dégourdi (Ushio), ainsi que pour le côté légèrement horrifique qui donnait une saveur bien particulière à l'ensemble... L'auteur ne se gênait pas pour raconter des histoires macabres et noires qui rappelaient les "hyaku monogatari" ou les contes fantastiques japonais.
J'espère qu'il saura avec un talent égal mettre en scène l'univers féérique occidental.

Une série à suivre, pleine d'action et de rebondissements...

jeudi 25 novembre 2010

Ascension
















ASCENSION
de Shin'ichi SAKAMOTO, publié chez Delcourt, collection Také, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Un manga fort et passionné sur l'escalade retraçant l'histoire de jeunes hommes déterminés à trouver leur place en se dépassant et en se confrontant à des défis toujours plus intenses.
Une série d'une puissance incroyable !

Résumé :

Buntarô Mori n'aime que la solitude.
Transféré dans un nouveau lycée, son existence sans saveur est bouleversés quand un camarade, fan d'escalade, lui lance un défi insensé: entreprendre l'ascension d'un bâtiment scolaire sans matériel ni préparation, Buntarô atteint le toit et se sent réellement vivant pour la première fois de sa vie. L'appel de la grimpe sera désormais plus fort que tout. Se rapprocher du ciel pour se sentir vivant. [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

(à venir)

mercredi 17 novembre 2010

Blazer Drive




BLAZER DRIVE de Seichi KISHIMOTO, publié chez Kurokawa, 2010.

Résumé :

A Néo-Tokyo, les habitants ont résolu le problème de l'écologie grâce à des stickers remplis d'énergie : les Mystickers.
Certains humains sont capables de dompter ces Mystickers, on les appelle les Blazers. Daichi est un jeune Blazer sans histoires, jusqu'au jour où une mystérieuse secte tente de l'enlever. Une lutte sans merci s'engage alors... [source : Ed. Kurokawa]

Ce que j'en pense :

Un manga pour garçons assez marrant, dans le pur genre nekketsu (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sh%C5%8Dnen#Le_nekketsu).
Le monde futuriste est assez proche de nos banlieues du 21è siècle, utilisant des objets de notre quotidien (les autocollants) devenus "artefacts" chargés de pouvoirs, entraînant un besoin de s'en procurer pour accéder aux pouvoirs qu'ils peuvent conférer. Pas mal d'humour, des combats, du danger, et une bonne dose de courage.
Le héros est (évidemment) un être à part, et pas de bol, il perd son frère bien aimé en réalisant que celui-ci tentait de le protéger. Il va désormais marcher dans ses pas pour essayer (une fois n'est pas coutume) de le sauver.

Les (jeunes ?) lecteurs assidus de shônen seront sans nul doute satisfaits à la lecture de ce titre, somme toute assez accessible et plein de rebondissements et d'humour.

Quant à moi, je ne peut pas me considérer convaincue : ce que je reproche la plupart du temps aux titres shônen, c'est de traîner en longueur de manière excessive. Pour ce titre-ci, comme la série est en cours de publication au Japon, impossible de présager de la suite, mais dans l'univers impitoyable de la publication des manga, soit le titre marche (et traîne trop en longueur à mon goût), soit il capote (et la plupart du temps les auteurs bâclent la fin, ce qui ne me plaît pas davantage). Dans les deux cas, et quoique ce titre m'ait l'air prometteur, je préfère me remettre aux seinen et shôjo.

dimanche 14 novembre 2010

A comme association - 2


A COMME ASSOCIATION - Volume 2 : Les limites obscures de la magie de Pierre BOTTERO, publié chez Gallimard Jeunesse et Rageot Romans, 2010.
(Série en 8 vol.).

Si je n'avais que quelques lignes :

Ombe a son caractère : elle est solitaire, forte, indépendante et rudement mignonne. Elle a la manie de "foncer dans le tas", ce qui l'empêche de faire preuve de discrétion, au grand dam de "l'Association" qui l'emploie.
Par contre, il n'y a pas plus efficace pour casser du monstre récalcitrant !
Un pur régal.

Résumé :

Prénom : Ombe.
Age : 18 ans. Description : cheveux blonds et courts en pétard, yeux bleus, allure sportive. Profession : agent stagiaire à l'Association et étudiante (officiellement). Signe particulier : incassable. Aime : sa moto, tabasser un bon gros monstre, qu'on lui fiche la paix. Mission : faire l'effet d'une bombe sur gobelins et trolls. [source : Ed. Gallimard/Rageot]

Ce que j'en pense :

Saurez-vous repérer les différentes allusions que fait l'auteur au fil des pages ?
Dans un style très péchu, l'auteur nous décrit les aventures d'une jeune fille puissante qui vit à deux cent à l'heure. Alors que d'autres auraient choisi la facilité ou évité les conflits, Ombe, elle, fonce dans le tas.
Une série fantastique et pleine d'action dans un Paris moderne truffé de références. Un véritable bijou.

La série, originellement écrite à quatre mains (Pierre Bottero et Erik L'Homme) a failli ne jamais voir le jour, suite au décès prématuré de Pierre Bottero. Des douzes volumes prévus, seuls huit verront le jour. Les quatre premiers, déjà rédigés, selon l'idée de départ et la suite, de la seule plume d'Erik L'Homme, rendant un hommage tout mérité à l'écrivain disparu prématurément dans un accident de moto.

samedi 13 novembre 2010

A comme association - 1


A COMME ASSOCIATION - Volume 1 : La pâle lumière des ténèbres de ERIK L'HOMME, publié chez Gallimard Jeunesse et Rageot Romans, 2010.
(Série en 8 vol.).

Si je n'avais que quelques lignes :

Jasper n'est jamais en manque de sortilèges et d'enchantements. Il n'est presque jamais à court de calembours ou autres jeux de mots, sauf quand il croise Ombe, jolie blonde pulpeuse qui, comme lui, travaille en secret pour l'Association et se charge de ramener à l'ordre vampire, gobelins ou loup-garous dissidents...
Tout simplement génial.

Résumé :

Prénom : Jasper.
Age : 15 ans. Description : grand, maigre, peau blafarde et yeux charbon. Profession : agent stagiaire à l'Association et lycéen (à ses heures perdues). Signes particuliers : pratiques la magie et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Aime : les mauvais jeux de mots, Donjons et Dragons, l'Agent stagiaire Ombe. Mission : démanteler un trafic de drogue chez les vampires. [source : Ed. Gallimard/Rageot]

Ce que j'en pense :

Une série fantastique dans le paris moderne. Un exercice de style truffé de doubles références, de jeux de mots et d'allusions à saisir au vol. Un ouvrage tel qu'il possèdera plusieurs degrés de lecture, selon la culture générale du lecteur.
Bien entendu, le héros est un ado normal, qui oscille entre ce qu'il sait être son domaine de prédilection et ses doutes (existentiels ou de compétences).

La série, originellement écrite à quatre mains (Pierre Bottero et Erik L'Homme) a failli ne jamais voir le jour, suite au décès prématuré de Pierre Bottero. Des douzes volumes prévus, seuls huit verront le jour. Les quatre premiers, déjà rédigés, selon l'idée de départ et la suite, de la seule plume d'Erik L'Homme, rendant un hommage tout mérité à l'écrivain disparu prématurément dans un accident de moto.
Le décès de Pierre Bottero m'avait fait de la peine à l'époque, je réalisais (comme des années plus tôt lorsque Marion Zimmer Bradley nous a quittés) que le monde venait de perdre une part de magie, que JE venais de perdre l'un des écrivains que j'appréciais vraiment et que, summum de la déchirure morale, certaines séries seraient vouées à ne jamais être terminées. Je pense qu'il est indispensable de féliciter Erik L'Homme pour le travail qu'il a eu la force de poursuivre, pour l'hommage indispensable qu'il a intégré à la série et qui m'a tiré conjointement larmes et sourires (voir essentiellement les volumes 4 et 5).

jeudi 4 novembre 2010

Broken Blade
















BROKEN BLADE
de YOSHINAGA Yunosuke, publié chez Bamboo, collection Doki-Doki, 2010...

Résumé :

Sauver son pays ou sauver ses amis...
comment choisir ? Le continent de Cruson est une terre de magie, où chaque homme est le détenteur d'un étrange pouvoir. Lygatt, venu au monde sans une once de ce pouvoir, y fait figure d'exception... Et c'est bien malgré lui qu'il va être emporté dans le tourbillon naissant d'un conflit total. Spectaculaire chronique d'une guerre, récit épique du cruel destin de . quatre jeunes gens tragiquement liés par l'amitié. [source : Ed. Bamboo]

Ce que j'en pense :

La lecture du premier volume ne m'avait pas convaincue. Je pensais avoir à faire à une ixième série ennuyeuse d'héroïc-fantasy à la sauce adolescents attardés... Quelle erreur !

La série présente la situation politique de départ, le conflit armé présent, les douleurs de la guerre, les choix politiques qui incombent aux puissants, le pouvoir énorme mis aux mains d'une poignée de gens seulement qui ont les clefs pour faire basculer le conflit comme ils l'entendent, la cruauté et la rudesse d'un monde opprimé, les alliances imprévues qui font changer la victoire de camp, les incompréhensions et le drame qu'elles engendrent, la soif de vengeance et la difficulté du pardon, la folie et le courage nécessaires à certaines tâches et les pertes indues.

Certes, les héros sont tous beaux, et présentent bien, mais le travail graphique au niveau des golems de métal, des "mechas", est vraiment très pointu.

L'histoire part d'un principe de base simple, quatre amis que la vie et le destin a séparés se retrouvent des années (quelques années...) plus tard, bardés d'obligations et enfoncés jusqu'au cou dans un conflit qui les dépasse, obligés de faire face et d'agir au mieux. Forcés de faire des choix qui ne sont jamais sans conséquences, ils vont se retrouver pris dans un engrenage captivant : à ce stade-là, c'est fichu, on attend le prochain volume avec impatience !

La série se concentre sur les quatre protagonistes, ainsi que sur le conflit armé. Les volumes sont d'une densité (presque) incroyable et plus on avance dans la série, plus l'arrière-plan se dessine, laissant présager une suite haletante.

Un titre à lire absolument.

samedi 16 octobre 2010

Bus Gamer - The Pilot Edition


BUS GAMER - The Pilot Edition de Kazuya MINEKURA, publié chez Tonkam, collection Young, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Nakajo, Saito et Toki forment l’équipe de ‘‘players’’ AAA. Ensemble, ils participent au Bus Game, un jeu qui oppose des corporations dans une chasse aux documents secrets. Tandis que l’équipe enchaîne les victoires, un doute les envahit… Qu’advient-il des perdants ? Il apparaît bientôt que la réponse à cette question ne leur plaira pas… mais il est trop tard pour faire demi-tour ! [source : Ed. Tonkam]

Ce que j'en pense :

Un bon volume d'introduction à une série qui, je l'espère, verra le jour prochainement. Tant de réponses ne sont pas données... Le mystère, quoiqu'un peu révélé, reste presque entier.

J'ai beaucoup apprécié les graphismes soignés, aussi beaux que dans Saiyuki (autre titre du même mangaka). Que ce soit pour un lectorat féminin ou masculin, chacun pourra y trouver son compte, du beau gosse à la belle baston, du ténébreux au complot inextricable, on ne se lasse pas de découvrir les dessous de ce "Bus Game".

On entrevoit la société moderne dans toute l'horreur de sa splendeur, qui se divertit avec des pions humains, leur proposant des profits intéressant à leur échelle tout en jouant avec de bien plus gros enjeux.
Au cours du récit, les joueurs ou "Bus Gamers" réalisent qu'ils se sont enlisés dans un engrenage qui les dépasse, et force est de constater que quoiqu'ils aient tous trois commencé ces parties sans réelle motivation, il va maintenant leur falloir développer une stratégie pour s'en sortir...

Machiavélique et terrifiant sans pour autant être horrifique, violent mais sans excès, mystérieux et indéniablement le prologue d'une série qui promet de grandes choses, tel est ce manga.

Ma seule inquiétude : le fait que les données en jeu soient sur le support MiniDisc... support aujourd'hui obsolète ou presque, qui risque de mettre en péril la sortie d'une suite potentielle.

vendredi 15 octobre 2010

Mai Wai


MAI WAI de Minetaro MOCHIZUKI, publié chez Pika Editions, collection Graphics, 2010.
(Série en 11 vol.).

Si je n'avais que quelques lignes :

Ce seinen loufoque et inattendu nous plonge dans le quotidien de Funako, lycéenne, qui va découvrir le monde de la piraterie moderne et tenter de protéger l'héritage secret de son grand-père défunt.
Cocasse et vraiment déjanté ! (A partir de 14 ans)

Résumé :

Des pirates comme on en voit dans les livres et les films, ça existe vraiment ? La jeune Funako Yamato, championne d'arts martiaux et petite fille de pêcheur traditionnel, va le découvrir à ses dépens...
Tout commence quand Katô, un étrange jeune homme qui se prétend marin pêcheur, vient s'installer chez les Yamato. Quelques temps après, d'étranges individus - des pirates vêtus comme des catcheurs - kidnappent Funako et elle se retrouve au beau milieu de l'océan sur un navire pourchassé par les gardes-côtes... [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Tout d'abord, voici un petit mot d'explication sur le titre "Mai Wai" (prononcer [ma'i wa'i]). C’est la veste longue du grand père qui a donné à la série son titre, Mai Wai.
Vous pouvez apercevoir un exemplaire de ce type d’habit sur le site suivant (http://www.shop-japan.co.jp/english-boku/alphabetical_index.htm#hanten). De là, on vous emmène en un clic vers une page plus complète que voici (http://www.shop-japan.co.jp/english-boku/happi10.htm) où plusieurs modèles - hors de prix, produits japonais obligent - sont proposés, ainsi qu'un explicatif des circonstances dans lesquelles ces vestes sont portées.
"This beautiful long hanten is called Ma - I- Wa- I, and written as "million-celebration". This Hanten is worn in celebration of having good bag (large catch)." ou, pour ceux qui ne parlent pas anglais, "Ce hanten* long et élégant est appelé Ma-I-Wa-I et se transcrit avec les symboles de « million » et « célébration » Il est porté pour les fêtes durant lesquelles on espère une pêche fructueuse (ramener beaucoup de poisson)"

* Les "hanten" sont des vestes de style "haut de kimono" légères, que portent les travailleurs, présentant souvent sur le dessin à l'arrière le nom de l'entreprise où ils sont employés. On peut voir cela dans le manga où le papy Yamato porte le nom de son bateau sur le dessin de l'arrière de son mai wai (trois sinogrammes).

Ce manga bien déjanté, porte son attention sur une jeune fille qui porte vraiment un nom bateau (hahaha, private joke), Funako Yamato qui, suite au décès de sa mère et aux dernières recommandations de celle-ci, devient une véritable brute, championne d'arts martiaux un peu décalée par rapport aux jeunes filles de son entourage. Adolescente typique malgré ce détail, elle vit seule avec son père et se remémore les souvenirs des histoires qui lui contait son grand-père. Tout allait bien, jusqu'au jour où débarque chez eux un locataire pour le moins étrange, qui semble avoir en tête de déterrer les secrets enfouis de cette demeure de simple pêcheur. La chasse au trésor commence, et Funako va alors trouver un sens à sa vie !

Plein d'humour et de scènes cocasses, on pourra ainsi voir d'étranges malfrats aux déguisements à hurler de rire, se demander pourquoi Funako se pelote allègrement les seins dès qu'un évènement la bouleverse ou qu'elle se sent prise d'une émotion intense... Mais je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de cette lecture en en dévoilant trop, c'est réellement un titre à découvrir, qui sort pour le moins des sentiers battus !

samedi 9 octobre 2010

7 Milliards d'Aiguilles
















7 Milliards d'Aiguilles de Nobuaki TADANO, publié chez Bamboo, collection Doki-Doki, 2010.
(Série en 4 vol.).

Résumé :

Et si le mal absolu se terrait en vous ? Hikaru, lycéenne solitaire, perd connaissance lors de l'apparition foudroyante d'une entité venue de l'espace.
A son réveil, elle n'est plus "seule". L'entité s'est infiltrée dans son corps et lui demande de coopérer afin de mener à terme sa mission : identifier et anéantir le maelström, implacable fléau exterminateur qu'une des sept milliards d'âmes de notre planète abrite. Pour le salut du genre humain commence alors la singulière coopération d'une jeune fille et de son hôte extra-terrestre... [source : Ed. Bamboo]

Ce que j'en pense :

Sous ses airs de manga sur l'évolution et le chaos, apocalyptique et fantastique, j'ai été assez surprise de me rendre compte qu'il s'agissait (à ce que j'en ai compris) d'une autre façon d'aborder le mal être lié à l'adolescence et le sujet de l'écologie.

Quoi qu'il en soit, l'histoire donne souvent l'impression de partir complètement en vrille, du genre "écriture sous amphétamines"...
Les deux entités extra-terrestres ultimes et surpuissantes du début ainsi que le mystère (eh non, je ne dévoilerai pas l'intrigue !) qui apparaîtra par la suite finiront par apprendre une "leçon de vie et d'évolution" grâce à Hikaru. La lycéenne leur permet de se dévoiler tout en mûrissant elle-même : et si ce n'est pas là une façon détournée de parler des changements et crises d'adolescence, c'est que je me suis perdue quelque part dans le décor.

Un peu déçue de cette lecture, trop confuse et vraiment stéréotypée, je n'aurai que deux remarques ou pistes de réflexion pour conclure :
* L'histoire courte de fin, sur le repli sur soi, ne sert-elle pas de traduction au lecteur qui chercherait le sens profond du récit qu'il vient de finir ?
* Et pourquoi un canard - enfin, une cane ??

Pour comprendre ces deux pistes de réflexion, une seule solution, vous plonger pendant quelques heures dans ces 4 volumes, ça vous donnera une bonne raison de le faire au moins !

samedi 18 septembre 2010

Sens interdit


SENS INTERDIT de Alain GROUSSET et Danielle MARTINIGOL, publié chez Flammarion, collection Ukronie, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Une course-poursuite haletante entraîne malgré lui Mathis de l'Afrique à Paris, en passant par la Suisse. Entre les laboratoires médicaux, les "jungles" africaine et urbaine, il va découvrir l'envers de ce monde où l'odorat est un sens interdit et comprendre comment l'information et le pouvoir sont manipulés par les puissants.
Explosif !

Résumé :

En 1918 la grippe espagnole a fait des millions de victimes et modifié radicalement l'odorat humain.
De nos jours, chaque enfant est détecté Animal, Végétal ou Minéral, ce qui conditionne son futur dans une caste, sous la domination tyrannique des religieux de l'Ordre des Flagellants. Mais en Afrique, Mathis, l'orphelin blanc, sent tout. Traqué par les extrémistes, recherché par les laboratoires, il n'aura de cesse de découvrir avec l'aide de son amie Anne-Marianne l'origine de son pouvoir extraordinaire. [source : Ed. Flammarion]

Ce que j'en pense :

Un roman ado bien écrit et agréablement tourné où l'uchronie sert à démontrer à travers un calque plusieurs travers sous-jacents de la société moderne.

Le côté fantastique (sens de l'odorat perdu, société réorganisée de ce fait, culte religieux qui brigue le pouvoir) reste léger, et passé ce concept de départ, le reste de l'histoire garde de sérieux semblants de réalisme.
On souffre pour eux, tremble avec eux, se demandant si dans de telles circonstances, on aurait le courage de faire pareil, ou de ne pas se laisser corrompre en cours de route....

L'ensemble déborde d'action et d'aventures, palpitant et captivant, énigmatique, et il m'a été difficile de lâcher le livre avant la dernière page ! Cette lecture est à la fois divertissante et réflexive, et m'a énormément plu.

A ne pas faire lire à de trop jeunes garçons malgré tout, ou à conseiller à des filles qui aiment les romans d'action, puisqu'il se profilera même une légère romance en toile de fond, au delà des explosions et des évasions, dans le chaos ambiant.

lundi 24 mai 2010

Hana Attori
















HANA ATTORI
de Tony VALENTE, publié chez Soleil Production, collection Soleil Levant, 2008-2010.


Résumé :

Jeune élève de la très select " École ninja d'Iga ", Hana Attori a décidé de quitter son clan pour retrouver et combattre l'assassin de son père et de sa sœur.
Seulement voilà, cet assassin n'est autre qu'Oda Nobunaga, le plus grand seigneur du Japon ! La petite Hana Attori ne sait pas beaucoup de choses, mais elle sait qu'on n'entre pas en guerre toute seule contre un pays... Alors c'est accompagnée de son ami Goro, de Fumio l'artificier et de Shifu le sorcier poltron qu'elle va organiser sa lutte clandestine... [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Sous des atours plus que plaisants, dessins soignés, d'inspiration manga, humoristiques et dynamiques, ce titre fourmille de micro clins d'œils à côté desquels il est facile de passer si l'on n'est pas attentif à chaque décor travaillé ou aux dialogues loufoques.
Que ce soit dans les dessins où, pour ne citer que quelques-uns d'entre eux, on va retrouver Songoku (Dragon Ball), Monkey D. Luffy (One Piece), des images de Kingdom Hearts (jeu vidéo), de Skydoll (BD), de Ranma 1/2 (dessin animé japonais) ou dans les textes qui feront référence par exemple à l'introduction d'Astérix le Gaulois, qui présenteront une version comique de la TNT, un fast-food médiéval et je ne sais combien d'autres excentricités comme un casque où l'on met des grillons à la place des écouteurs pour avoir de la "musique" plein les oreilles... cette série est une source toujours renouvelée de surprises !

L'histoire est captivante, pleine d'action et d'aventures, et reprend sous un angle intéressant une période clef de l'histoire japonaise.
Une indienne nécromancienne, un portugais qui zozote, un panda roux, un village étrange dont les habitants portent des masques de singe, une arme destructrice inconnue... autant de mystères qui me font attendre la sortie du volume 3 avec grande impatience !

jeudi 13 mai 2010

Les secrets de l'immortel Nicolas Flamel

















LES SECRETS DE L'IMMORTEL NICOLAS FLAMEL
de Michael SCOTT, publié chez Pocket Jeunesse, 2008-2010.


Résumé :

Une journée comme tant d'autres dans la vie des jumeaux Josh et Sophie. Pourtant, au moment où des inconnus entrent dans la vieille librairie et que le manuscrit ancien est dérobé, tout bascule. Pour survivre, ils vont devoir suivre Nicolas Flamel, l'Alchimiste... et leur vie s'en trouvera à jamais transformée.

Ce que j'en pense :

Haletant, surprenant, et magique.
"Les mythes se transformaient en Histoire, les légendes en réalité."
Les contes et légendes, la mythologie, les grands évènements de l'histoire, les grands héros, tout cela est revisité de manière peu conventionnelle dans cette série de romans.

Les jeunes héros, adolescents, se retrouvent confrontés du jour au lendemain à un monde surnaturel dangereux, aux mensonges et manipulations d'adultes à l'expérience séculaire, et à leurs propres craintes.
Le premier volume s'étale sur deux jours, quarante-huit heures de course-poursuite à travers une trame pittoresque qui laisse le lecteur non averti surpris, interloqué.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture si bien qu'à la fin du premier ouvrage, il m'a été impossible de ne pas enchaîner sur le second...

lundi 10 mai 2010

Drôles de racailles















DRÔLES DE RACAILLES
de Miki YOSHIKAWA, publié chez Pika, collection Shônen, 2010.


Si je n'avais que quelques lignes :

Ils sont drôles, déjantés et complètement stupides... Dans le troisième volume, on ajoute un "cerveau" à la bande de racailles reconverties. Et attention, ça dépote grave !

Résumé :

Daichi Shinagawa était le pire voyou du lycée...
Jusqu'au jour où Hana Adachi, la déléguée de classe, est venue lui parler. Avec ses petites lunettes, Hana Adachi a tout de l'intello stricte et sérieuse, mais en réalité, c'est une débile profonde ! [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Amusante, poignante, décalée, parfois complètement loufoque, cette série est remplie de personnages aux caractères entiers et attachants. Jeunes délinquants (ou ex-délinquants) toujours confrontés aux problèmes du quotidien, il ne se passe pas un épisode sans que l'on n'aie droit à une petite leçon de bêtise (ou de bon sens ?) dans un monde de brutes...

Des anti-héros comme on les aime, dans des aventures qui montent en puissance volume après volume,
une bonne critique de certains travers de la société japonaise actuelle et beaucoup d'éclats de rires, voilà ce que j'ai trouvé en parcourant les pages de ce manga savoureux !

mercredi 5 mai 2010

Bobby Pendragon (Saga)


BOBBY PENDRAGON de D.-J. MacHALE, publié aux éditions du Rocher, 2003-2009.

Résumé :

Bobby Pendragon est un adolescent de 14 ans qui ne pense guère qu'à gagner son prochain match de basket et à la ravissante Courtney...
Mais un beau jour, son oncle Press, un vieil original auquel Bobby porte beaucoup d'affection, l'appelle à la rescousse. Via un mystérieux tunnel spatio-temporel, il entraîne Bobby dans un autre univers : le monde médiéval de Denduron. Bobby Pendragon ignore encore que l'oncle Press est un Voyageur, capable de passer d'un monde à l'autre pour y rétablir l'équilibre entre les forces du Bien et celles du Mal.
Il se retrouve à la tête de la révolte d'un peuple de mineurs victime d'une reine cruelle, Kagan ; un affrontement dont dépend l'avenir de Denduron tout entier ! Mais Bobby devra d'abord sauver son oncle, enlevé et condamné à mort par le mystérieux Saint Dane. Et surtout, il aura fort à faire pour rester lui-même en vie... Le Marchand de peur est le premier tome d'une grande saga fantastique, un vaste cycle initiatique qui mènera Bobby de monde en monde et d'épreuves en épreuves. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Même si le concept de base de voyage entre les mondes peut sembler un tantinet cliché, la façon qu'a choisi l'auteur de le traiter l'est tout de suite moins. En effet, si le jeune héros parcourt, volume après volume, les différents univers en passant par les "flumes", il va laisser la trace de ses aventures sous forme de journal qu'il enverra à ses amis de notre époque. On est donc constamment renvoyés de récits sur l'avancée du temps actuel (Mark et Courtney continuent à vivre dans ce monde d'où Bobby a disparu) à des aventures contées à travers les pages que Bobby transcrit au fur et à mesure de ses pérégrinations, dans un style semi-épistolaire.
Chaque volume se centre sur un monde, qui atteint son "stade critique" et risque sans l'intervention du jeune homme et de ses amis, de basculer dans le chaos. Le suspense est conservé jusqu'aux dernières pages et il est agréable de découvrir petit à petit de nouvelles civilisations fantastiques, qui soulignent bien souvent certains travers de notre propre civilisation à travers un filtre déformant.

J'ai remarqué qu'une nouvelle série de romans était récemment parue, intitulée "Les voyageurs, Pendragon avant la guerre" et semble reprendre les personnages croisés au fil des pages à travers un nouvel angle. Je n'ai pas encore eu le loisir de les lire mais suis persuadée qu'il est préférable de ne lire cette nouvelle série qu'après les 9 volumes de la série initiale, ne fût-ce que pour en connaître les personnages.