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vendredi 29 juillet 2011

Les navigateurs de l'Infini


LES NAVIGATEURS DE L'INFINI - suivi de Les Astronautes de J.-H. ROSNY AÎNÉ, publié aux Editions Ombres, collection Petite Bibliothèque des Ombres - Les classiques de l'Utopie et de la Science-Fiction, 2011.

Résumé :

Les Navigateurs de l’infini, qui date de 1925, est sans doute son chef-d’œuvre.
Une mission d’exploration débarque sur Mars où elle découvre une race extra-terrestre, les Tripèdes, « irradiant une surnaturelle beauté ». Ils sont les derniers représentants d’une espèce très ancienne et très évoluée qui disparaît peu à peu, cédant la place à une nouvelle forme de vie, les Zoomorphes. Lors de son retour sur Terre, l’expédition ramène avec elle deux de ces êtres, un père et sa fille.
Cette dernière tombe amoureuse de l’un des terriens et le mode de reproduction sur sa planète étant quasi parthénogénétique, elle donne naissance à un hybride en pensant très fort au père qu’elle souhaite pour son enfant. [source : Ed. Ombres]

Ce que j'en pense :

Dans un style littéraire archaïque et charmant, l'auteur amène toute la fraîcheur de la science-fiction moderne dans ses balbutiements. Comme il est drôle de lire les conjectures faites sur des planètes dont on connaît aujourd'hui la nature (Mars, dans le cas de cet ouvrage).

Ce livre est à replacer dans son contexte. Écrit dans les années 20, il reste précurseur d'un style en développement, à mi-chemin entre le livre de science-fiction et le roman d'anticipation. Couvant malgré tout le désir de transmettre des valeurs (ouverture de l'esprit et de la perception, espoir, esprit d'aventure, entraide, partage, etc.) l'auteur place ses personnages dans un abîme fantastique sublimé où le lecteur, dévorant les pages de texte trop courtes couvertes d'un style au charme désuet, se perdra à son tour sur les côtes de la Planète Rouge.

Évidemment, j'adore.

samedi 5 mars 2011

Aqua



AQUA de Kozue AMANO, publié chez Kami, 2006-2007.
(Série en 2 vol.).

Résumé :

2301. Les voyages intergalactiques sont devenus monnaie courante. Une jeune fille, Akari, se rend sur Aqua, anciennement Mars, colonisée par les hommes et où les conditions de vie terrestre ont été recréées, notamment par la fonte volontaire des glaces des pôles donnant une planète recouverte d'eau à 90%.
Décidée à devenir une ondine, guidant les touristes à travers la ville, elle débarque ainsi à Neo-Venezia, bâtie sur les eaux et inspirée de Venise, pour tout apprendre du métier. Elle intègre la compagnie d'ondines Aria, tenue par un chat martien qui, à défaut de parler, possède une intelligence égale aux humains, et par Alicia, une jeune femme connue à travers toute la ville pour être une des ondines les plus expertes. Akari fait également la connaissance d'Aika au tempérament survolté, qui est comme elle une ondine en devenir dans une compagnie concurrente. En outre, Aika voue un culte sans borne à Alicia.
Akari découvre tout au long de ce 1er volume le mode de vie sur Aqua, ses spécificités et ses mystères, comme l'existence d'un royaume des chats et de leurs réunions mensuelles dans un quartier reculé de la ville, présidé par un matou aux pouvoirs étranges et de taille humaine, appelé Cait Sith. A la fin, Alicia remet à Akari sa distinction de mi-parcours d'ondine, un gant. Une ondine confirmée en possède une paire. [source : manga-news.com]

Ce que j'en pense :

Avant d'exposer mes impressions sur le manga en lui-même ainsi que sur le contenu de la série, il faut signaler quelques petits détails à propos de l'édition française.
D'abord, cette série est actuellement épuisée, l'éditeur (Kami) ayant fait faillite. Impossible donc de se les procurer sur le marché classique du livre.
Ensuite, je déplore la différence notable de traduction entre les deux volumes, mais plus encore sa piètre qualité. Les termes désignant les fonctions des ondines ne sont pas repris sous le même nom d'un volume à l'autre, par exemple. Ce qui est désigné dans le premier volume comme "la terre" devient "man home" dans le second... on peut tout de même facilement en déduire qu'il s'agit de la même planète. La palme revient au dernier chapitre du volume 2 : "Le rhume et les purins", parce qu'il est impossible de faire le rapprochement entre le monde aquatique ambiant et du "purin". Eh bien, quelques bases en japonais permettent de rigoler et de comprendre que le traducteur a vraiment fait un boulot de débutant fini car ce qu'il appelle "purin" est en fait du "pu-ri-n" ou l'adaptation japonaise du "pudding" plus communément appelé "flan" en somme. Le personnage qui en réclame à tort et à travers ne voulais donc pas se procurer une substance malodoriférante, mais simplement un dessert.

Ces quelques considérations mises à part, ce manga est réellement magique. L'univers de l'auteur (que l'on retrouve dans Aria, malheureusement indisponible également, et dont la parution avait été interrompue avant le terme de la série) est empreint d'une douceur et d'une quiétude infinies. Les personnages comme les décors sont dessinés avec beaucoup de grâce.
On sent tout de même que cette série se destinait à rester un "spin off" de Aria et l'intrigue de fond reste assez basique. Une apprentie ondine, le début de son parcours, et plusieurs histoires ponctuelles sur certaines fêtes ou habitudes de Neo-Venezia.

Les pages couleurs en début de volume et les couvertures sont magnifiques également...
Pourvu qu'un éditeur reprenne Aria un jour. En attendant, une autre série de l'auteur va sortir très prochainement : Amanchu !, qui traitera de plongée sous-marine.

lundi 1 novembre 2010

Un monde sans ciel


UN MONDE SANS CIEL de Yuana KAZUMI, publié chez Tonkam, collection Shôjo, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Le plus grand rêve des enfants vivant dans un monde sans ciel est d'aller contempler de leurs yeux, la véritable voûte céleste.
Ciel, un SBANT (robot ultra perfectionné humanoïde), dont la fonction principale est normalement de servir de domestique, est défectueux. Un jour, il décide de partir en voyage avec son amie Mana, à la recherche d'un chemin menant au ciel !. [source : Ed. Tonkam]

Ce que j'en pense :

Dans la lignée des autres titres de sa série "Sentimental Comedy", Yuana Kazumi présente ici une fable fantastique assez mignonne, mais sans grande portée. Contrairement à d'autres titres du même auteur, je n'ai pas été particulièrement emballée par ce volume. Probablement parce que l'auteur signe ici une œuvre qui était destinée à tenir en un chapitre, et qu'elle a prolongé à la demande de son éditeur, mais pas suffisamment longtemps pour réellement creuser l'univers présenté. Plus frustrant qu'autre chose, ce manga m'a donné envie de lire la suite des aventures de ces jeunes gens (humains et robots), suite inexistante et qui ne verra probablement jamais le jour.

Niveau graphismes, le style est fidèle à lui-même, des personnages assez travaillés, des décors tramés souvent réduits à leur plus simple expression, du mouvement et du son à travers les images, le tout sensiblement centré sur les personnages.

Dommage donc que ce petit one shot n'aie pas autant d'intérêt que les autres séries de l'auteur, mais il est vrai que le format "histoire courte" n'est pas un style facile à maîtriser non plus...

Malgré tout, je conseille vivement la lecture des autres comédies sentimentales de Yuana Kazumi : "Haru Hana" (3 vol.), "Des milliers de larmes" (2 vol.), La fleur du sommeil (2 vol.), "Kachinko" (2 vol.) et "Bienvenue au Wakusei Drops" (2 vol.), en laissant ce volume unique en lecture bonus pour les réels fans de l'auteur.

mercredi 5 mai 2010

Bobby Pendragon (Saga)


BOBBY PENDRAGON de D.-J. MacHALE, publié aux éditions du Rocher, 2003-2009.

Résumé :

Bobby Pendragon est un adolescent de 14 ans qui ne pense guère qu'à gagner son prochain match de basket et à la ravissante Courtney...
Mais un beau jour, son oncle Press, un vieil original auquel Bobby porte beaucoup d'affection, l'appelle à la rescousse. Via un mystérieux tunnel spatio-temporel, il entraîne Bobby dans un autre univers : le monde médiéval de Denduron. Bobby Pendragon ignore encore que l'oncle Press est un Voyageur, capable de passer d'un monde à l'autre pour y rétablir l'équilibre entre les forces du Bien et celles du Mal.
Il se retrouve à la tête de la révolte d'un peuple de mineurs victime d'une reine cruelle, Kagan ; un affrontement dont dépend l'avenir de Denduron tout entier ! Mais Bobby devra d'abord sauver son oncle, enlevé et condamné à mort par le mystérieux Saint Dane. Et surtout, il aura fort à faire pour rester lui-même en vie... Le Marchand de peur est le premier tome d'une grande saga fantastique, un vaste cycle initiatique qui mènera Bobby de monde en monde et d'épreuves en épreuves. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Même si le concept de base de voyage entre les mondes peut sembler un tantinet cliché, la façon qu'a choisi l'auteur de le traiter l'est tout de suite moins. En effet, si le jeune héros parcourt, volume après volume, les différents univers en passant par les "flumes", il va laisser la trace de ses aventures sous forme de journal qu'il enverra à ses amis de notre époque. On est donc constamment renvoyés de récits sur l'avancée du temps actuel (Mark et Courtney continuent à vivre dans ce monde d'où Bobby a disparu) à des aventures contées à travers les pages que Bobby transcrit au fur et à mesure de ses pérégrinations, dans un style semi-épistolaire.
Chaque volume se centre sur un monde, qui atteint son "stade critique" et risque sans l'intervention du jeune homme et de ses amis, de basculer dans le chaos. Le suspense est conservé jusqu'aux dernières pages et il est agréable de découvrir petit à petit de nouvelles civilisations fantastiques, qui soulignent bien souvent certains travers de notre propre civilisation à travers un filtre déformant.

J'ai remarqué qu'une nouvelle série de romans était récemment parue, intitulée "Les voyageurs, Pendragon avant la guerre" et semble reprendre les personnages croisés au fil des pages à travers un nouvel angle. Je n'ai pas encore eu le loisir de les lire mais suis persuadée qu'il est préférable de ne lire cette nouvelle série qu'après les 9 volumes de la série initiale, ne fût-ce que pour en connaître les personnages.