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samedi 4 décembre 2010

Marine Hunter


MARINE HUNTER de OOTSUKA Shiroh, publié chez Pika, collection Shônen, 2010.
(Série en 5 vol.)

Résumé :

A la fin du XXIe siècle, presque tous les continents sont immergés et le monde est entré dans une nouvelle ère maritime.
Shark, un fish-half de requin, va combattre pour sa liberté. Sa quête ne vient que de commencer ! [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Une petite série au rythme bien envolé, qui reprend tous les stéréotypes du genre, sur fond de fantastique marin type "Waterworld", version délirante.

Le héros, aux pouvoirs incontrôlables, est bridé par un anneau (son piercing de la lèvre) qui le relie à un point déterminé pour l'empêcher de circuler librement. Une jeune fille pure et innocente, avec une jolie poitrine et un caractère vraiment niais, lui touche l'anneau par inadvertance, et se voit devenir sa maîtresse et les voilà liés par un lien invisible...
A réserver à ceux qui débutent le manga et qui aiment les titres d'action un peu décalés et les gros monstres, avec au passage une jolie fille dénudée dont le héros se fiche royalement.

Le scénario tient en peu de lignes : Le héros se plaint, on apprend un bout de son histoire - combat contre un ennemi croisé à un genre de poisson - rencontre de l'héroïne, le héros se plaint, l'héroïne se plaint - combat - rencontre avec un petit personnage qui rejoindra l'équipe après un - combat contre un nouvel ennemi croisé avec un poisson - suite à quoi le héros se plaint encore, etc etc etc.

Autant dire que en 2/3 de volume, ce manga m'a lassée. Incapable de venir à bout de ce premier volume, je l'ai survolé, et ça m'a largement suffi. C'est officiel, je n'accroche absolument plus au genre shônen...

samedi 23 octobre 2010

Blue Dragon - Ral Ω Grad




BLUE DRAGON - Ral Ω Grad de Tsuneo TAKANO et Takeshi OBATA, publié chez Kana, collection Dark Kana, 2009.
(Série en 4 vol.).

Résumé :

Les Kages sont des ombres maléfiques et monstrueuses qui s'attachent aux hommes.
Une seule personne peut les vaincre : Ral ! Avec l'aide de Grad, le terrible Blue Dragon qui vit en lui, Ral parviendra-t-il à sauver le monde ? [source : Ed. Kana]

Ce que j'en pense :

Une série courte de fantasy, dont l'univers fantastique est assez bien trouvé, classique et se reposant sur des bases assez communes, mais tout de même empreint d'un je-ne-sais-quoi de plaisant et assez bien mené.
Les monstres vivaient dans leurs monde (ténèbres, forcément), puis elles se sont attachées aux ombres des vivants (côté lumière, c'est évident...), et petit à petit sont parvenues à survivre en parasitant des êtres. Il existe plusieurs niveaux de parasitage, et bien entendu notre héros fera partie de l'élite voire plus !

J'ai été surprise par le côté sensiblement coquin de plusieurs scènes, même si ça ne tourne jamais bien loin, le héros est irrésistiblement attiré par les grosses poitrines de ces demoiselles...
Le côté humoristique qui se dégage de l'œuvre m'a également bien plu, sur fond d'histoire assez banale, mais qui tient tout de même la route : un élu qui a trahi son camp part à la reconquête de celui-ci, des deux côtés (Ral, l'humain et Grad, le kage) on tente de profiter d'eux ou d'usurper leur pouvoir si convoité. L'innocence du héros fait souvent sourire, et malgré quelques incohérences, il a quand même de la chance de sortir de son cocon sous la forme d'un minet de 18 ans super canon... un hasard ? Ses opposants et rivaux, eux aussi, seront dotés d'apparences privilégiées... et la grande vilaine (enfin, pas tant que ça) elle aussi nous emplit la tête de dessins sensuels et exquis, elle qui veut atteindre une beauté toujours plus parfaite. Serait-ce afin de faire comprendre la futilité d'une telle quête que le dessinateur a choisi ces graphismes ?
Je ne crois pas...

Bref, la série est pleine de bons sentiments, nos héros viennent en aide à tant de châteaux et villages sur leur route que le petit groupe d'aventuriers s'étoffe au fil des chapitres.

J'ai comme l'impression que le dessinateur est un admirateur d'Egawa Tatsuya, dont je suis moi-même une fervente admiratrice. Je trouve que ses nénettes, et plus particulièrement encore Obscuria, font penser aux filles que dessine Egawa, quoiqu'un peu plus charnues tout de même...

Point appréciable : la présence en fin de volume 3 d'un dossier assez complet retraçant les origines de la série (jeu vidéo et dessin animé) et décrivant la montée de l'intérêt envers cet univers au Japon ; en fin de volume 4 on retrouve une galerie de croquis préliminaires ainsi que la suite et fin du dossier sur l'historique du titre.

Mon gros regret reste évident, la fin de la série a manifestement été bâclée, il manque un à deux volumes et l'action se précipite vraiment trop sur les derniers chapitres. Certes, on boucle la quête et on a des réponses, mais tout de même..... "peut mieux faire" !

mercredi 20 octobre 2010

Rose-Aimée 1 - La belle qui porte malheur


ROSE-AIMÉE volume 1 : La belle qui porte malheur de Béatrice BOTTET, publié chez Nouvel angle, 2010.

Résumé :

Une grande histoire d'amour et d'aventure, entre la Californie de la ruée vers l'or et le Paris populaire du dix-neuvième siècle. Par Béatrice Bottet, l'auteur de la série à succès Le Grimoire au rubis. [source : Ed. Nouvel Angle]

Ce que j'en pense :

(à venir)

mardi 19 octobre 2010

Anton et la feuille


ANTON ET LA FEUILLE de Ole Könnecke, publié à L'Ecole des Loisirs, collection Lutin Poche, 2010.

Résumé :

Anton a ramassé toutes les feuilles sauf une. S'engage une course-poursuite pour arriver à ramasser cette dernière feuille récalcitrante !

Ce que j'en pense :

Ce troisième album des aventures de Anton met en scène tous les personnages qu'on avait rencontré dans les albums précédents. On y apprend aussi le prénom des filles.

Cette histoire est montée sur le principe découverte / redécouverte, comme par exemple l'album "La chasse à l'Ours", et on y observe les personnages passer à travers des décors dans un sens avec un but précis, puis tout retraverser dans l'ordre inverse. La technique marche bien auprès des tout petits, une répétition inversée avec une cascade d'humour.

Parce qu'au fond cette feuille, une fois qu'on l'a attrapée, elle n'a pas tant d'importance que ça. Par contre la course, ça c'était quelque chose ! On retrouve ce genre de chose dans la sagesse asiatique lorsqu'on explique que ce qui importe n'est pas le but en lui-même mais plutôt le chemin que l'on va emprunter pour l'atteindre...

Thèmes de l'album : amitié - entraide - poursuite - joie du moment

Dans la même série :
Anton et les filles 1
Anton est magicien 2

vendredi 1 octobre 2010

Miyo


MIYO - Le Manga du Dico de Filles de Nami AKIMOTO, publié chez Kana, en collaboration avec Fleurus, collection Shôjo, 2010.
(One Shot).

Si je n'avais que quelques lignes :

Un petit one shot très frais qui nous emmène de la France au Japon. Amours, amitiés et humour sont au rendez-vous pour ce titre tout-en-un qui constitue une bonne entrée en matière pour celle qui veulent s'essayer au shôjo manga.

Résumé :

C'est le cœur gros que Miyo, jeune Japonaise de 15 ans, quitte la France où elle a passé son enfance, et Nicolas dont elle est secrètement amoureuse, pour retourner vivre à Tokyo.
Va-t-elle réussir à s'intégrer, à se faire des amis dans son nouveau lycée ? Sa rencontre avec le beau et mystérieux Shiro lui fera-t-elle oublier Nicolas et la France ? [source : Ed. Dargaud]

Ce que j'en pense :

Ils sont en terminale, leurs amours débutent. Voyageant entre les souvenirs d'enfance et leurs talents de jeunes adultes en devenir, les protagonistes nous emmènent à travers de (trop ?) courtes aventures sur le chemin de la maturité et de l'amour.

Jolie performance de one shot : on ne s'ennuie pas, il n'y a pas de longueurs ni de scènes inutiles et malgré tout l'action n'est pas trop rapide ni bâclée pour autant. L'auteur avait un joli message à faire passer : "Suivez ce que vous susurre votre cœur ! ", voilà chose faite !

"Miyo" est un bon volume pour s'initier au genre shôjo, on retrouve ici en un seul volume tous les stéréotypes qui font la force et le côté attachant de ce type de lecture. Je le conseillerais volontiers à celles qui n'ont pas encore lu énormément de manga de ce type. Quoique même en ayant déjà testé d'autres séries, ce titre est vraiment agréable à lire. La passerelle entre France et Japon facilite la mise en situation pour le lectorat français.

Le seul reproche direct que j'émettrai concerne le prix. Vendre près de 8€ un manga de ce format est VRAIMENT excessif. Dommage.

Sinon, signalons une autre série complète du même auteur, initialement publiée en 9 tomes et actuellement disponible en 3 gros volumes reliés : "Ultracute" (publié chez Soleil), qui s'adresse à un lectorat de jeunes demoiselles d'une douzaine d'années essentiellement.

dimanche 18 juillet 2010

My lovely Hockey Club




MY LOVELY HOCKEY CLUB de Ai MORINAGA, publié chez Pika, collection Shôjo, 2010.
(Série en 14 volumes).

Résumé :

Hana Suzuki n’aime que deux choses dans la vie : manger et dormir . Intégrée suite à un chantage dans le club de hockey d’un camarade de classe, elle se demande quelles sont ses chances de survivre aux levers matinaux et aux entraînements musclés… Quelle n’est pas sa surprise en découvrant que ce club est en fait le repère de super beaux garçons qui pensent surtout aux voyages et autres avantages qu’apportent le Club ! [source : manga-news.com]

Ce que j'en pense :

(à venir)

jeudi 27 mai 2010

L'impératrice des Ethérés


L'IMPERATRICE DES ETHERES de Laura GALLEGO GARCIA, publié chez Baam !, 2010.

Résumé :

Un majestueux palais que l'on croirait sculpté dans la glace, une impératrice aussi sublime qu'ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des êtres purs...
La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes. Mais lorsque Bipa, l'une d'entre eux, partira à la recherche d'Aer, un garçon qu'elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d'une inquiétante puissance magique. À bien y réfléchir, c'est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre... et de mort. [source : Ed. Baam]

Ce que j'en pense :

Deux personnalités qui s'opposent et se complètent. Bipa est pragmatique, courageuse et garde la tête sur les épaules, elle s'intègre bien à la communauté, alors qu'Aer est rêveur, décalé, différent des autres avec ses yeux clairs et ses idées farfelues. Elle ne le comprend pas, pourtant, c'est elle qu'il vient voir pour demander conseil parce que son regard pratique lui apporte un éclairage nouveau. Lorsqu'il part suivre son rêve, elle part à sa suite, seule, pour le faire revenir et permettre à la mère de ce dernier de ne pas avoir à faire le deuil d'un fils de manière similaire à celui qu'elle a connu avec feu son époux.
Là où Aer passe, Bipa le suit, animée d'un courage et d'une persévérance extrêmes.

Cette fable fantastique laisse entrevoir combien on gagne à côtoyer des gens possédant des qualités différentes des siennes, et à quel point la société tend à nous faire rentrer dans un moule ou à aplanir les spécificités des individus.

Je pense que ce titre gagne à être relu, pour bien percevoir le message de l'auteur.

dimanche 23 mai 2010

Nanami
















NANAMI
de NAURIEL et Eric CORBEYRAN, publié chez Dargaud, 2006-2010...


Résumé :

Après la découverte d'un livre étrange et dangereux, Nanami n'a plus qu'une idée en tête : le rendre à son propriétaire.
C'est ainsi qu'elle fait la connaissance d'Alessandro, prof de théâtre aveugle, et de l'effrayante bande des Black Rose. Cette rencontre va l'entraîner dans un monde mystérieux, un monde sur lequel elle a un pouvoir qu'elle ne soupçonne pas... [source : Ed. Dargaud]

Ce que j'en pense :

Tout simplement magnifique !
Cette BD a le chic pour laisser les lecteurs sur leur faim, chaque double volume se terminant de manière plus dramatique que le précédent. Et pourtant, on ne peut qu'en apprécier la lecture.

J'aurais pu introduire mon commentaire en prônant la spécificité particulière de ce titre, à savoir qu'il s'agit d'une bd avec Jean Reno (rires), mais tout compte fait, je n'en fais pas là la critique singulière. Je dirai donc (en toute simplicité) que ce titre nous présente les aventures, les affres et les doutes d'une jeune collégienne de 14 ans, Nanami, qui se retrouve du jour au lendemain embarquée dans une étrange histoire théâtrale, un imbroglio invraisemblable qui l'emmène dans un monde médiéval fantastique... Les apparences sont trompeuses, et Nanami le découvrira à ses dépens. En difficulté scolaire, elle doit compter avec la surveillance rapprochée de ses parents. Elle se voit obligée de déformer la vérité trop souvent, et finis par tomber dans un engrenage qui l'amène à risquer sa vie.

Créatures fantastiques, intrigues à la Cour, beaux costumes, histoire d'amour en filigrane, le tout teinté d'essence de collégien façon 21è siècle, il n'y a pas à dire, cette série a tout pour me plaire !
L'action est empreinte d'héroïsme, tant au niveau de la vie réelle que du monde imaginaire, et si notre jeune partenaire fait un faux pas, imaginez-vous seulement transportée du jour au lendemain dans la peau d'une princesse (un rien typée Star Wars ?) et en charge de reprendre votre royaume aux mains de l'ennemi, après avoir passé un séjour au cachot et manqué d'être décapitée...

Je suis la série depuis la publication du premier tome, dans la collection "Cosmo" chez Dargaud, en 2006. Cette collection semble avoir été tôt fait oubliée (à mon grand dam) et je surveille de près la poursuite des publications des deux séries qui avaient alors attiré mon attention : "Le petit monde" et "Nanami". Le rythme de parution est assez lent, environ deux ans entre chaque volume, mais je dois avouer que dès lors que les volumes continuent à paraître, je ferai preuve de toute la patience nécessaire tant il semble que le temps n'y changera rien, ces deux séries sont vouée à me complaire !

mercredi 12 mai 2010

Japan Aï


JAPAN AÏ - Trois copines au Japon, de Aimee Major STEINBERGER, publié chez Taïfu Comics, 2009.

Résumé :

En Japonais, " Ai " signifie " amour " et si vous aimez le Japon, soyez prêts à vous plonger tête la première dans le monde incroyable de la popculture japonaise ! Mais Japan Ai est avant tout un journal de voyage.
Aux dessins s'ajoutent naturellement des légendes détaillées narrant les aventures qui ont fait de cette visite une géniale et mémorable expédition. S'agit-il d'une bande dessinée ? S'agit-il d'un carnet de voyage ? Est-ce un guide ? Oui oui et oui. Ce livre sera apprécié par tout type de lecteur. Bien sûr les amateurs du Japon se réjouiront de connaître ou de reconnaître les destinations magiques que tout fan qui se respecte rêve de découvrir. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Elle aime les BJD (Ball Jointed Dolls, poupées articulées), le Japon, sa culture et elle gribouille drôlement bien. Ses copines aussi sont des otaku...
Un miraculeux hasard lui permet de faire un reportage au sein de la maison-mère de la marque de manufacture de poupées qu'elle affectionne, et hop, les voilà au Japon !

En parcourant ce titre, j'ai repensé aux petits récits sur la vie quotidienne tels qu'en font Margaux Motin, Nathalie Jomard, Leslie Plee ou Pénélope Bagieu, et je me suis dit que je tenais entre mes mains quelque chose de très similaire sur le thème d'un voyage au Japon.
Vite lu, certes, mais à relire indéfiniment, pour retrouver les sensations d'un voyage au Pays du Soleil Levant tels que j'ai pu en faire... ou en rêver.