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dimanche 28 novembre 2010

A l'ouest de Tôkyô


A L'OUEST DE TÔKYÔ de YAMADA Naito, publié chez Carabas, collection Alternative, 2004.
(One Shot).

Résumé :

Yamada Naito commence sa carrière en 1987, alors qu'elle est encore étudiante.
Son manga Kiss est prépublié dans Young Magazine, hebdomadaire à gros tirage pour post-adolescents des éditions Kôdansha, après avoir reçu le prix du meilleur jeune auteur, de l'année. Pendant près de 10 ans, elle va être une mangaka au sens classique du terme, avant de commencer à partir de 1996 à dessiner en utilisant des techniques plus modernes, la photo et l'informatique. Un an plus tard, encouragée par cette nouvelle manière de travailler et lassée du système d'édition traditionnel, elle part s'installer - avec son chat - à Paris.
Pendant deux ans, tout en continuant à dessiner, elle partagera son temps entre la France et le Japon. Yamada Naito - elle signe NUIT au Japon - est aujourd'hui l'une des icônes incontournables de la BD indépendante japonaise. [source : Ed. Carabas]

Ce que j'en pense :

(à venir)

vendredi 16 juillet 2010

Spicy Pink


SPICY PINK de Wataru YOSHIZUMI, publié chez Glénat, collection Shôjo, 2010.
(Série en 3 volumes.)

Si je n'avais que quelques lignes :

Trop vide, trop stéréotypé et trop fade.
Pour les fans de l'auteur exclusivement...

Résumé :

Sakura Endô.
26 ans. Profession : auteur de shôjo manga. Misono, une amie mangaka de Sakura entraîne celle-ci à une "dating party". Sakura y fait la connaissance d'un chirurgien esthétique, Iku Koreeda. Malgré la mauvaise impression qu'il lui fait, Sakura va accepter de sortir avec lui... [source : Ed. Glénat]

Ce que j'en pense :

"Si seulement je n'avais pas lu Bakuman avant... !" ai-je pensé après seulement quelques pages.

Cette série sans prétention raconte l'histoire d'une mangaka, sa vie, ses amours, son travail, ses hésitations. L'auteur nous précise dans sa postface que l'histoire est inspirée de bruits de couloirs mais n'est pas basée sur sa vie personnelle. Heureusement. Elle tombe trop rapidement dans les clichés typiques du shôjo manga et au final l'œuvre manque de souffle et d'originalité.
Une mise en abîme pareille aurait mérité un scénario bien plus vivant, des situations plus réalistes et un je-ne-sais quoi qui nous prenne aux tripes.

Malheureusement, j'ai lu Bakuman avant ! Et face à cette série, Spicy Pink perd toute saveur.

J'ai découvert très tôt Yoshizumi Wataru, et elle reste à mes yeux une des auteures classiques de shôjo incontournable, tout comme Yuu Watase ou Ai Yazawa, mais plus le temps passe, plus je me sens attirée par des œuvres plus originales comme la série Puzzle, ou des classiques plus anciens, par exemple AïShite Knight.

Je déconseille donc Spicy Pink à celles qui veulent découvrir l'auteur et Marmelade Boy reste selon moi sa série phare.

jeudi 15 juillet 2010

Bakuman














BAKUMAN
de Tsugumi OHBA et Takeshi OBATA, publié chez Kana (Dargaud), 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

L'univers de la publication d'un manga au Japon est rude et impitoyable. Suivez Mashiro et Takagi dans leurs aventures de jeunes auteurs qui entendent bien devenir célèbres et se faire publier. Un véritable bijou !

Résumé :

Moritaka Mashiro possède un don évident pour le dessin.
Il est secrètement amoureux de Miho Azuki. Akito Takagi, le meilleur élève de sa classe, écrit des scénarios et souhaite que Mashiro les transpose en manga. La lente ascension pour réaliser le meilleur manga jamais édité commence ! [source : Ed. Dargaud]

Ce que j'en pense :

Enfin un manga qui pénètre l'envers du décor ! On peut y appréhender le métier de mangaka au Japon, sa complexité, sa dureté, son côté compétitif et impitoyable... bien loin de l'idée dorée que l'on a trop tendance à s'en faire en Europe, surtout lorsqu'on se targue d'avoir réussi à croquer quelques personnages sur papier soi-même. Imaginer qu'il est facile de dessiner un manga parce que les dessins sont "caractéristiques" ou que "tous les personnages ont des gros yeux", ou encore que "de toute façon c'est en noir et blanc" est une idée reçue de beaucoup trop de gens. Le talent ne s'apprend pas au delà d'un certain seuil, et si la technique, elle, peut s'acquérir, il est des choses qui doivent venir naturellement.
[En bref, je critique ici la quasi-totalité des auteurs européens qui sont publiés dans les rayon manga et dont les œuvres, graphiquement et (trop souvent) scénaristiquement pauvres sont une engeance qui pullule et dégrade le niveau général de ce qu'on peut apercevoir dans les librairies.]

On passe en revue tous les stades de création d'un manga jusqu'à sa publication en série dans un magasine, voire adaptation en série animée ou en volumes reliés, le tout dans une action rondement menée par nos deux jeunes héros et les protagonistes qu'ils rencontrent en chemin, amour, famille, drames, école, parcours de vie, etc.

Le duo d'auteurs de "DeathNote" nous sert ici un nouveau titre de qualité. Les graphismes sont excellemment soignés, les personnages d'une amplitude qui ne manquera pas de se développer au fur et à mesure des volumes... A lire absolument !