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vendredi 26 novembre 2010

Play !


PLAY ! de Q-Tarô HANAMIZAWA, publié chez Taïfu, collection Shônen, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

J'ai perdu 25 minutes de ma vie à lire ce manga... Rendez-les moi !!!
Daubique, tout simplement.

Résumé :

Taishi Katsugari est un étudiant fan de heavy metal, Uta Maikura est choriste classique. Rien ne les prédestinait à se rencontrer… Pourtant, tous les deux vont faire partie d’un groupe pop/rock composé principalement de filles !
Entrez dans le monde pop de HanaQ… Le rock naïf, love & graffiti !! [source : Ed. Taïfu]

Ce que j'en pense :

J'ai rarement lu de manga aussi mauvais.
C'est mièvre, niais, lent et sans profondeur.

Ce titre s'adresse à un public masculin assez jeune et religieusement puceau, mais sur le point de commencer la découverte de sa propre sexualité. Jeunes hommes, pas besoin d'aller vers les manga hentaï (coquins), Play! est là pour vous...
En résumé, un shônen qui montre trois jeunes filles dont "l'amoureuse" du héros qui a la tête (et la mentalité?) d'une enfant de 10 ans mais avec une bonne poitrine, sans caractère, qui ne servent qu'à permettre au héros de fantasmer.
Forcément, le jeune homme est un puceau japonais tout ce qu'il y a de plus banal : émoustillé par le moindre contact direct ou indirect, il mate les culottes et les poitrines qui s'attardent sous son regard de poisson mort (référence au graphisme vraiment très moche).
On prend le parti que le héros aime le métal, et l'héroïne fait partie d'une chorale et écoute du classique, suite à quoi ils sont recrutés dans un groupe pop.

Le scénario est sans intérêt, les personnages lassants et l'intrigue (quasi) inexistante.

Signalons que l'éditeur propose ce volume pour la modique somme de 7,95€, autant dire qu'il y a mieux pour dépenser son argent.

Ce manga est tellement affligeant de nullité que j'en déconseille la lecture à quiconque sait lire, utilisez ces précieuses minutes autrement ! Et si ma critique vous interpelle ou que vous vous demandez vraiment de quoi il retourne, foncez sur le site de l'éditeur, les premiers chapitres sont disponibles en lecture en ligne. Par contre, sur ce coup-là, ne faites pas la même erreur que moi, n'imaginez pas que la suite va en s'améliorant !

samedi 30 octobre 2010

Pink


PINK de Kyôko OKAZAKI, publié chez Casterman, collection Sakka, 2007.
(One Shot).

Résumé :

Le rose, c'est la couleur préférée de Yumi, 22 ans, employée de bureau le jour, prostituée la nuit.
Une situation que la jeune femme a choisie, désireuse de vivre sans dépendre de personne. De cette façon, elle échappe également aux explications sur la présence chez elle d'un animal de compagnie plutôt étrange : un crocodile ! Le train-train de Yumi vacille cependant lorsqu'elle croise Haruo, le jeune amant de sa redoutable belle-mère. Elle reconsidère alors sa façon de vivre, et se prend à rêver d'une existence différente.
Héroïne moderne, décomplexée et drôle, Yumi a un caractère bien trempé, et nous apparaît tout à la fois fragile et tonique, désabusée, mais aussi pleine d'espoir. Pink est le premier récit traduit en français de Kyôko Okazaki, la grande dame de la bande dessinée japonaise. [source : Ed. Casterman]

Ce que j'en pense :

(à venir)

mercredi 27 octobre 2010

Le sourire de la Baby-Sitter 1


LE SOURIRE DE LA BABY-SITTER - Volume 1 Calista de JIM et GRELIN, publié chez Soleil Productions, 2010.
(Volume 1/2).

Résumé :

Deux copines, Anna et Calista.
Ni très courageuses, ni très ambitieuses. Calista fait du baby-sitting pour une famille aisée. Anna s'incruste dans une soirée et découvre l'appartement. Les deux copines adoreraient vivre dans un appartement pareil... Mais savent qu'elles n'ont absolument pas les moyens de se payer ça. Anna se fait larguer par son mec, et doit venir cohabiter dans le petit appart minable de Calista. Une nuit, par jeu, Anna lance à Calista : et si elles séduisaient le mari chez qui elle fait du baby-sitting ? Si elles giclaient sa femme pour choper sa place, simplement ?..
Elles gagneraient vingt ans sur leur parcours normal. Et, lancé au départ comme une vague plaisanterie, les deux copines se font le pari d'y arriver. Et vont tout faire pour. Portrait de deux adolescentes désenchantées, Le Sourire de la Baby-Sitter est une chronique acide et délicieusement cruelle, portée par l'ironie de Jim et le trait redoutablement dynamique de Grelin. [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

J'aime vraiment le trait graphique de Grelin. Une fois de plus, je reste ébahie de tout ce qu'il parvient à transmettre à travers ses dessins, déformés et expressifs.

L'histoire est assez banale, deux filles à la morale vacillante voient une possibilité d'argent facile et un défi à relever... Sans calculer le mal qu'elles peuvent causer, elles montent leur plan, irréfléchies et calculatrices à la fois.

Une histoire bien d'aujourd'hui, qui montre des personnages presque trop réalistes qui donnent froid dans le dos et font réfléchir à l'impermanence du quotidien et aux conséquences que peuvent avoir des actes irréfléchis.

Vivement la suite (et fin).

samedi 23 octobre 2010

Blue Dragon - Ral Ω Grad




BLUE DRAGON - Ral Ω Grad de Tsuneo TAKANO et Takeshi OBATA, publié chez Kana, collection Dark Kana, 2009.
(Série en 4 vol.).

Résumé :

Les Kages sont des ombres maléfiques et monstrueuses qui s'attachent aux hommes.
Une seule personne peut les vaincre : Ral ! Avec l'aide de Grad, le terrible Blue Dragon qui vit en lui, Ral parviendra-t-il à sauver le monde ? [source : Ed. Kana]

Ce que j'en pense :

Une série courte de fantasy, dont l'univers fantastique est assez bien trouvé, classique et se reposant sur des bases assez communes, mais tout de même empreint d'un je-ne-sais-quoi de plaisant et assez bien mené.
Les monstres vivaient dans leurs monde (ténèbres, forcément), puis elles se sont attachées aux ombres des vivants (côté lumière, c'est évident...), et petit à petit sont parvenues à survivre en parasitant des êtres. Il existe plusieurs niveaux de parasitage, et bien entendu notre héros fera partie de l'élite voire plus !

J'ai été surprise par le côté sensiblement coquin de plusieurs scènes, même si ça ne tourne jamais bien loin, le héros est irrésistiblement attiré par les grosses poitrines de ces demoiselles...
Le côté humoristique qui se dégage de l'œuvre m'a également bien plu, sur fond d'histoire assez banale, mais qui tient tout de même la route : un élu qui a trahi son camp part à la reconquête de celui-ci, des deux côtés (Ral, l'humain et Grad, le kage) on tente de profiter d'eux ou d'usurper leur pouvoir si convoité. L'innocence du héros fait souvent sourire, et malgré quelques incohérences, il a quand même de la chance de sortir de son cocon sous la forme d'un minet de 18 ans super canon... un hasard ? Ses opposants et rivaux, eux aussi, seront dotés d'apparences privilégiées... et la grande vilaine (enfin, pas tant que ça) elle aussi nous emplit la tête de dessins sensuels et exquis, elle qui veut atteindre une beauté toujours plus parfaite. Serait-ce afin de faire comprendre la futilité d'une telle quête que le dessinateur a choisi ces graphismes ?
Je ne crois pas...

Bref, la série est pleine de bons sentiments, nos héros viennent en aide à tant de châteaux et villages sur leur route que le petit groupe d'aventuriers s'étoffe au fil des chapitres.

J'ai comme l'impression que le dessinateur est un admirateur d'Egawa Tatsuya, dont je suis moi-même une fervente admiratrice. Je trouve que ses nénettes, et plus particulièrement encore Obscuria, font penser aux filles que dessine Egawa, quoiqu'un peu plus charnues tout de même...

Point appréciable : la présence en fin de volume 3 d'un dossier assez complet retraçant les origines de la série (jeu vidéo et dessin animé) et décrivant la montée de l'intérêt envers cet univers au Japon ; en fin de volume 4 on retrouve une galerie de croquis préliminaires ainsi que la suite et fin du dossier sur l'historique du titre.

Mon gros regret reste évident, la fin de la série a manifestement été bâclée, il manque un à deux volumes et l'action se précipite vraiment trop sur les derniers chapitres. Certes, on boucle la quête et on a des réponses, mais tout de même..... "peut mieux faire" !

jeudi 30 septembre 2010

Vie de merde - Les premières fois


VIE DE MERDE - Les Premières fois de HIPO, GRELIN, Maxime VALETTE, Guillaume PASSAGLIA et Didier GUEDJ, publié chez Jungle, 2010.

Résumé :

Qui n'a pas connu un grand moment de solitude à l'heure du premier flirt, du premier baiser, du premier rendez-vous, de la première expérience sexuelle ? Ça pique un peu hein ? Rassurez-vous, ça aurait pu être pire.
Découvrez ici des témoignages aussi véridiques que comiques, collectés sur le site viedemerde.fr. Vous allez voir comme ça fait du bien. Non vous n'êtes pas seuls. Oui il faut oser le dire, parfois on a tous un peu une vie de merde. [source : Ed. Jungle]

Ce que j'en pense :

Qui ne connaît pas le site et les livres éponymes ? Évidemment, face à une version BD, on peut se poser des questions, se demander si ça va être aussi drôle, aussi croustillant, aussi glauque parfois ou aussi absurdement hilarant que les histoires racontées sur papier. Eh bien, la réponse est oui !
Le format de mini-historiettes sur la vie privée des gens se prête parfaitement à la bande dessinée d'humour en une planche par "gag".

J'ai tout d'abord acheté cette BD parce que j'apprécie énormément les dessins de Grelin, et que son style un peu décalé, jeune et asymétrique me semblait convenir au sujet. Il a en effet su mettre à jour toutes ces mésaventures, ces moments de vie pourris qui nous font tant rire.

Ce volume tourne autour des "premières fois", avec beaucoup de couacs de débuts sexuels, mais aussi relationnels ou amicaux. Notez que le second volume "Vie de Merde - Au boulot" est disponible également mais n'a pas eu la chance de bénéficier du trait de crayon de Grelin. Il est aussi drôle que celui-ci mais d'un style graphique beaucoup plus classique de la bande dessinée d'humour, style auquel j'accroche franchement moins (exception faite des œuvres de Gotlib).

mercredi 4 août 2010

Welcome to the Chemisty Lab !
















WELCOME TO THE CHEMISTRY LAB !
de Rie HONJOH, publié chez Asuka, collection Boy's Love, 2010.
(Série en 2 volumes.).

Résumé :

Le club de chimie est toujours désert, Kôsuke se retrouve donc souvent en tête-à-tête avec son professeur, le sévère Shibaura.
Au fil des rencontres tant attendues, Kôsuke comprend que ses sentiments ne sont pas ceux d'un simple élève envers son professeur. Mais Shibaura est un homme sombre et mystérieux, qui va mettre à l'épreuve l'innocence de son jeune amant... [source : Ed. Asuka]

Ce que j'en pense :

Ces deux volumes sont une compilation (incomplète) d'histoires qui furent publiées mensuellement au Japon. L'auteur, pour la version reliée, a été obligée d'abréger son œuvre et de choisir les séquences qu'elle préférait voir ainsi publiées.

Le second volume, un peu à la manière du manga yaoï "Le jeu du chat et de la souris" présente les héros sous un angle plus mature, plusieurs mois ou années plus tard.

Dans cette série, hormis les quelques histoires bonus en fin de second volume, quatre personnages sont mis en scène, dont deux frères. Les relations sentimentales sont entre garçons exclusivement, le jeune frère et son professeur de chimie, le grand frère et l'ami de son cadet. C'est bien entendu le genre qui veux ça, et que les histoires d'amour ou les relations charnelles se fassent entre hommes est le propre du genre yaoï. Néanmoins, je regrette une fois encore d'assister à des scénarios montés sur mesure pour satisfaire les fantasmes d'un lectorat féminin en quête de frisson mais qui désire garder un recul assez grand. Ici encore, il n'est donc pas vraiment question de réflexion sur l'homosexualité, le désir contrarié envers quelqu'un du même sexe que soi ou la difficulté de s'assumer lorsqu'on ne répond pas aux principaux critères sociaux, et je le regrette.
Les problèmes de fond des personnages (acceptation de leur homosexualité pour les deux frères, maladie pour l'ami du plus jeune frère et mystère et tromperies autour du professeur) sont à peine survolés et on n'a pas de réponses claires aux questions qui se posent en cours de lecture. Je ne pense pas que ces informations aient été divulguées dans les scènes non publiées en volume relié et la série reste donc trop superficielle à mon goût.

C'est une lecture (trop) facile et vraiment axée pour un public féminin avide d'embrassades pleines de testostérone... Sympa mais sans plus.

dimanche 6 juin 2010

Le jeu du Chat et de la Souris
















LE JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS de Setona MIZUSHIRO, publié chez KAZE (Asuka), collection Boy's Love, 2007-2009.
(Série en 2 volumes).

Résumé :

A cause de son caractère indécis.
Kyoïchi s'est laissé prendre plusieurs fois au piège de l'adultère. Mais un jour apparaît devant lui un homme que son épouse a engagé pour enquêter sur ses infidélités: il s'agit d'Imagasé, un garçon qu'il a connu à la fac. Ce dernier accepte de garder le secret. Mais en échange, il lui réclame son corps... Entre les deux hommes, c'est le début d'une histoire d'amour qui ne manquera pas de vous serrer le cœur. [source : Ed. Asuka]

Ce que j'en pense :

(à venir)

mercredi 12 mai 2010

Private Prince




PRIVATE PRINCE de Maki ENJOJI, publié chez KAZE (Asuka), collection Shôjo, 2009-2010.
(Série en 5 volumes).

Résumé :

Pour parfaire son mémoire sur la princesse Ritsuko, la studieuse Miyako Sakuragawa a décidé d'approcher son arrière-petit-fils, le prince Wilfred qui a récemment intégré la même université.
Mais ce qui lui apparaissait comme une aubaine pourrait s'avérer une galère sans nom, car Wilfred est tout le contraire d'un gentleman et ne semble avoir intérêt que pour ses charmes ! Les aventures déjantées d'un prince pervers et d'une intello à forte poitrine. [source : Ed. Asuka]

Ce que j'en pense :

Sans tomber dans un style un peu dépravé gratuitement comme ce qu'on trouva dans les séries de Yuki Yoshihara (Ma petite maîtresse, Darling, Itadakimasu...) ce manga comporte tout de même son lot de coquines allusions. Pour rester dans le politiquement correct, les héros ont donc tous au delà de 20 ans...

Voici donc une ode au Bonnet F, saupoudrée d'un rien de clichés imparables (du sang royal, de l'amitié...), de culture japonaise traditionnelle (l'héroïne devrait reprendre le ryôkan familial), de romance sexy, d'intrigues romanesques et d'incompréhensions mutuelles entre les héros.
Le juste compromis entre un shôjo trop doux et une histoire plus adulte, sur une trame de clichés.

dimanche 2 mai 2010

Empowered
















EMPOWERED
, d'Adam WARREN, publié chez Milady, collection Milady Graphics, 2009-2010.



Si je n'avais que quelques lignes :

Une super-héroïne dont les pouvoirs ne tiennent qu'à un fil - celui de son costume - nous livre ici ses prises de conscience légères. Faute de scénario ficelé, c'est elle qui s'y colle en nous laissant entrevoir les courbes généreuses de son anatomie !
Pour les amateurs de Comics et de Manga qui apprécient le second degré... voire les suivants...


Résumé :

La charmante justicière masquée Empowered n'a pas une vie facile.
Ses atouts sont indéniables... mais un peu trop moulés à son goût dans son super- costume. Pire encore, les pouvoirs du costume sont très erratiques et la laissent souvent démunie - et presque nue - dans des situations fort périlleuses... Malgré tout, elle affronte bravement l'adversité de sa vie de super- héroïne au rabais, aidée par son petit ami méchant à croquer et de sa copine ninja alcoolique, sans parler des conseils super- maléfiques du seigneur- démon en captivité qui regarde la télé dans son salon... [source : decitre.fr]


Ce que j'en pense :

Rédigé en mini-historiettes, on est d'abord intrigué par le caractère étrange de cette création. Un comic qui a tout du manga, ou un manga qui a tout du comic ? Restons lucides, ça reste des aventures de super-héros, mais prises avec tant d'humour et de recul, qu'on se parfois comment l'auteur a pu rester sérieux devant sa feuille en dessinant tout ça !
La super-héroïne n'a pas de réels pouvoirs, du coup, comme toute nana normale, elle s'interroge sur elle-même, se pose des questions existentielles et la situation n'en devient que plus drôle quand elle s'amourache d'un sbire des Super-Vilains, ceux dont elle et sa bande tâchent de réduire à néant les méfaits.
Pour apprécier ce titre, il faut avoir envie de sortir des sentiers battus, et de lire quelque chose de totalement décérébrant. Un pur bonheur.