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jeudi 7 avril 2011

Amanchu !


AMANCHU ! de Kozue AMANO, publié chez Ki-Oon, 2011.

Résumé :

C’est le dernier jour des vacances de printemps ! Hikari en profite pour faire un peu de plongée, sa grande passion.
Le vent du large, un soleil éblouissant, la mer à perte de vue lui font oublier que le lendemain, c’est la rentrée… C’est le moment que choisit Futaba, qui vient d’emménager sur l’île, pour garer son scooter face à la plage. Ce que les deux jeunes filles ne savent pas encore, c’est qu’elles seront ensemble au lycée le lendemain… et que la plongée va les réunir ! Les tribulations d’une jeune fille amoureuse de la mer, sous la plume poétique de Kozue Amano ! [source : Ed. Ki-Oon]

Ce que j'en pense :

Magique, incontournable.

Cette série est d'une douceur incroyable. Elle aborde avec lenteur, passion et humour le thème de la plongée sous-marine. Une fille de la ville arrive dans une petite bourgade côtière, et la voilà convertie aux joies des sports aquatiques !

Le thème fétiche de l'auteur, l'eau, était abordé de manière beaucoup plus onirique dans deux autres séries qui sont à présent indisponibles en France : Aqua (2 vol.) et Aria (série arrêtée avant la fin de sa publication). Espérons que ce nouveau titre permettra de redonner aux éditeurs l'envie de republier les anciennes séries d'Amano.

samedi 5 mars 2011

Aqua



AQUA de Kozue AMANO, publié chez Kami, 2006-2007.
(Série en 2 vol.).

Résumé :

2301. Les voyages intergalactiques sont devenus monnaie courante. Une jeune fille, Akari, se rend sur Aqua, anciennement Mars, colonisée par les hommes et où les conditions de vie terrestre ont été recréées, notamment par la fonte volontaire des glaces des pôles donnant une planète recouverte d'eau à 90%.
Décidée à devenir une ondine, guidant les touristes à travers la ville, elle débarque ainsi à Neo-Venezia, bâtie sur les eaux et inspirée de Venise, pour tout apprendre du métier. Elle intègre la compagnie d'ondines Aria, tenue par un chat martien qui, à défaut de parler, possède une intelligence égale aux humains, et par Alicia, une jeune femme connue à travers toute la ville pour être une des ondines les plus expertes. Akari fait également la connaissance d'Aika au tempérament survolté, qui est comme elle une ondine en devenir dans une compagnie concurrente. En outre, Aika voue un culte sans borne à Alicia.
Akari découvre tout au long de ce 1er volume le mode de vie sur Aqua, ses spécificités et ses mystères, comme l'existence d'un royaume des chats et de leurs réunions mensuelles dans un quartier reculé de la ville, présidé par un matou aux pouvoirs étranges et de taille humaine, appelé Cait Sith. A la fin, Alicia remet à Akari sa distinction de mi-parcours d'ondine, un gant. Une ondine confirmée en possède une paire. [source : manga-news.com]

Ce que j'en pense :

Avant d'exposer mes impressions sur le manga en lui-même ainsi que sur le contenu de la série, il faut signaler quelques petits détails à propos de l'édition française.
D'abord, cette série est actuellement épuisée, l'éditeur (Kami) ayant fait faillite. Impossible donc de se les procurer sur le marché classique du livre.
Ensuite, je déplore la différence notable de traduction entre les deux volumes, mais plus encore sa piètre qualité. Les termes désignant les fonctions des ondines ne sont pas repris sous le même nom d'un volume à l'autre, par exemple. Ce qui est désigné dans le premier volume comme "la terre" devient "man home" dans le second... on peut tout de même facilement en déduire qu'il s'agit de la même planète. La palme revient au dernier chapitre du volume 2 : "Le rhume et les purins", parce qu'il est impossible de faire le rapprochement entre le monde aquatique ambiant et du "purin". Eh bien, quelques bases en japonais permettent de rigoler et de comprendre que le traducteur a vraiment fait un boulot de débutant fini car ce qu'il appelle "purin" est en fait du "pu-ri-n" ou l'adaptation japonaise du "pudding" plus communément appelé "flan" en somme. Le personnage qui en réclame à tort et à travers ne voulais donc pas se procurer une substance malodoriférante, mais simplement un dessert.

Ces quelques considérations mises à part, ce manga est réellement magique. L'univers de l'auteur (que l'on retrouve dans Aria, malheureusement indisponible également, et dont la parution avait été interrompue avant le terme de la série) est empreint d'une douceur et d'une quiétude infinies. Les personnages comme les décors sont dessinés avec beaucoup de grâce.
On sent tout de même que cette série se destinait à rester un "spin off" de Aria et l'intrigue de fond reste assez basique. Une apprentie ondine, le début de son parcours, et plusieurs histoires ponctuelles sur certaines fêtes ou habitudes de Neo-Venezia.

Les pages couleurs en début de volume et les couvertures sont magnifiques également...
Pourvu qu'un éditeur reprenne Aria un jour. En attendant, une autre série de l'auteur va sortir très prochainement : Amanchu !, qui traitera de plongée sous-marine.

vendredi 18 février 2011

La rêveuse
















LA RÊVEUSE
de YAO Fei La, publié chez Casterman, collection Hua Shu, 2007-2008.
(Série en 6 vol.).

Résumé :

Li Mengling, lycéenne de 16 ans, s’ennuie dans la petite ville portuaire où elle réside avec ses parents. Par désœuvrement, nourrie de ses lectures de bande dessinée, elle s’adonne à des rêveries épiques où elle devient, grâce à son amie la fée An’nuo, une belle jeune fille aux super-pouvoirs. Et bientôt, des changements commencent à apparaitre dans son environnement. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Il y a ennuyeux et ennuyeux. Cette série a été écrite sur 10 ans. Manifestement portée dans le cœur de nombreux lecteurs en chine, je ne peux pas dire que j'aie personnellement été emballée. Au contraire.

Je me suis tellement ennuyée que j'ai fini par sauter des dialogues, puis des cases, des pages, des chapitres... et survoler les six volumes en espérant pouvoir trouver un futur acheteur.

Les scènes de fin d'ouvrage où l'auteur décrit les lieux et fait de brefs descriptifs annexes sont intéressantes. Dommage que l'histoire en soi le soit assez peu. Une bande d'amis dans une petite ville côtière chinoise. pas d'histoire d'amour, pas de jalousies, que leurs rêves et ce qui les pousse vers l'avenir. C'était trop édulcoré pour moi, trop farfelu par moments et voir évoluer à ce point un auteur au fil des volumes est assez gênant. Comme dans le manga Ah ! My Goddess, où en comparant le premier volume et le 30ème, on ouvre grand les yeux en se demandant où l'auteur est passé pour apprendre à dessiner aussi bien au final, sauf qu'ici la différence est moins notable.
On sent l'œuvre de jeunesse qui a mûri, et n'a malheureusement pas été assez retravaillée.

La série sera bientôt indisponible, et ce ne sera pas une grande perte.

mercredi 2 février 2011

Pichi Pichi Pitch




PICHI PICHI PITCH de YOKOTE Michiko, publié chez Kurokawa, collection Shôjo, 2010-2011.
(Série en 7 volumes).

Résumé :

Il existe dons les profondeurs de l'Océan des princesses sirènes chargées de protéger les mers à l'aide de leur perle magique.
Lucie Nanami est l'une d'entre elles. Un jour, alors qu'elle n'est encore qu'une enfant, sa route croise celle d'un humain dont elle tombe amoureuse. Celui-ci court un grave danger et pour le sauver, Lucie doit lui faire cadeau de sa perle rose. Quelques années plus tard, elle est de retour sur la terre ferme afin de retrouver son bijou dans le but de vaincre les forces du mal. C'est là que sa route croise celle du séduisant Kaïto... [source : Ed. Kurokawa]

Ce que j'en pense :

Comme certains d'entre vous l'auront compris, il s'agit ici d'une réédition de la série parue initialement sous le titre "Mermaid Melody" chez Kurokawa (2006-2007), retravaillée et réadaptée pour correspondre davantage au dessin animé qui est arrivé en France entre temps.

Cette petite histoire retrace l'aventure de princesses-sirènes, gardiennes des océans. L'ambiance fait penser à "Sailor Moon", version maritime. On y retrouve les couleurs flashy à prédominance de rose, les phrases-cliché, les transformations, l'équipe de "guerrières de l'amour", les costumes de magical-girls, les pouvoirs, une relation amoureuse privilégiée entre un jeune garçon et l'héroïne, etc.
Point amusant : comparez la coupe de cheveux de Bunny Tsukino (l'héroïne de Sailor Moon) à celle de Lucie Nanami... puis cherchez l'erreur.

Bref, une histoire pour les plus jeunes, pleine de bons sentiments, qui permettra de faire découvrir (et apprécier) le manga à de nombreuses petites filles...

vendredi 21 janvier 2011

La marche du Crabe - 1


LA MARCHE DU CRABE 1 - La condition des Crabes d'Arthur DE PINS, publié chez Soleil, collection Noctambules, 2011.
(Série en 3 vol.)

Résumé :

Court métrage récompensé à maintes reprises, La Révolution des Crabes, avant de connaître une suite sous la forme d’un long, sera adapté en bande dessinée : une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris ! En effet...
Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite ! Mais... Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier ! [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Tout d'abord, un bref teaser pour vous mettre dans l'ambiance de cet univers loufoque : Teaser (sans vous en gâcher le mystère).

Ne soyez pas surpris, Arthur de Pins nous sert ici une BD sans pépées sexys, sans sous-vêtements affriolants ni parties de jambes en l'air. Après s'être éloigné sensiblement de sa série culte "Péchés Mignons" dans "Zombillenium" où il met en scène des créatures fantastiques (loup-garous, vampires et consorts), il revient cette fois avec un petit bijou d'humour et d'inventivité : La marche du crabe.

Prévu en trois volets, cette série parle de crabes condamnés par leur morphologie à effectuer toujours le même trajet le long d'une ligne droite imaginaire. Du côté des humains, on retrouve les ennemis naturels de ces petites créatures marines, toujours prêts à leur arracher des pattes, et d'un autre des scientifiques, pariant leur carrière sur ces petites bêtes, et tentant de les filmer pour réaliser le documentaire du siècle.
De toutes parts, l'auteur nous fait rire, que ce soit pour la psychologie absurde qui règne du côté du monde marin ou pour les aléas de l'existence contre lesquels on ne peut rien.

Cette BD, même en un seul volume livré à lui-même, est déjà l'une de mes préférées pour 2011, et je la considère d'ores et déjà comme un "must have" (pourtant ma chronique ne sera pas publiée dans un magasine de mode...), l'indispensable titre de l'année.

Je dois dire qu'il est presque impossible de garder son sérieux lorsqu'après toute la lecture du volume tombe la chute, comme un rocher sur un crabe, et qu'il ne faut surtout pas lire le mot de la fin à l'avance !
Pour finir, voici la vidéo qui a permis à cette trilogie de voir le jour : Video.
Attention, ça vous dévoilera la fameuse fin du premier volume pour ceux qui ne l'ont pas encore lu. Je vous conseille donc d'attendre la fin de la lecture pour la visionner.

samedi 4 décembre 2010

Marine Hunter


MARINE HUNTER de OOTSUKA Shiroh, publié chez Pika, collection Shônen, 2010.
(Série en 5 vol.)

Résumé :

A la fin du XXIe siècle, presque tous les continents sont immergés et le monde est entré dans une nouvelle ère maritime.
Shark, un fish-half de requin, va combattre pour sa liberté. Sa quête ne vient que de commencer ! [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Une petite série au rythme bien envolé, qui reprend tous les stéréotypes du genre, sur fond de fantastique marin type "Waterworld", version délirante.

Le héros, aux pouvoirs incontrôlables, est bridé par un anneau (son piercing de la lèvre) qui le relie à un point déterminé pour l'empêcher de circuler librement. Une jeune fille pure et innocente, avec une jolie poitrine et un caractère vraiment niais, lui touche l'anneau par inadvertance, et se voit devenir sa maîtresse et les voilà liés par un lien invisible...
A réserver à ceux qui débutent le manga et qui aiment les titres d'action un peu décalés et les gros monstres, avec au passage une jolie fille dénudée dont le héros se fiche royalement.

Le scénario tient en peu de lignes : Le héros se plaint, on apprend un bout de son histoire - combat contre un ennemi croisé à un genre de poisson - rencontre de l'héroïne, le héros se plaint, l'héroïne se plaint - combat - rencontre avec un petit personnage qui rejoindra l'équipe après un - combat contre un nouvel ennemi croisé avec un poisson - suite à quoi le héros se plaint encore, etc etc etc.

Autant dire que en 2/3 de volume, ce manga m'a lassée. Incapable de venir à bout de ce premier volume, je l'ai survolé, et ça m'a largement suffi. C'est officiel, je n'accroche absolument plus au genre shônen...

mercredi 20 octobre 2010

Rose-Aimée 1 - La belle qui porte malheur


ROSE-AIMÉE volume 1 : La belle qui porte malheur de Béatrice BOTTET, publié chez Nouvel angle, 2010.

Résumé :

Une grande histoire d'amour et d'aventure, entre la Californie de la ruée vers l'or et le Paris populaire du dix-neuvième siècle. Par Béatrice Bottet, l'auteur de la série à succès Le Grimoire au rubis. [source : Ed. Nouvel Angle]

Ce que j'en pense :

(à venir)

vendredi 15 octobre 2010

Mai Wai


MAI WAI de Minetaro MOCHIZUKI, publié chez Pika Editions, collection Graphics, 2010.
(Série en 11 vol.).

Si je n'avais que quelques lignes :

Ce seinen loufoque et inattendu nous plonge dans le quotidien de Funako, lycéenne, qui va découvrir le monde de la piraterie moderne et tenter de protéger l'héritage secret de son grand-père défunt.
Cocasse et vraiment déjanté ! (A partir de 14 ans)

Résumé :

Des pirates comme on en voit dans les livres et les films, ça existe vraiment ? La jeune Funako Yamato, championne d'arts martiaux et petite fille de pêcheur traditionnel, va le découvrir à ses dépens...
Tout commence quand Katô, un étrange jeune homme qui se prétend marin pêcheur, vient s'installer chez les Yamato. Quelques temps après, d'étranges individus - des pirates vêtus comme des catcheurs - kidnappent Funako et elle se retrouve au beau milieu de l'océan sur un navire pourchassé par les gardes-côtes... [source : Ed. Pika]

Ce que j'en pense :

Tout d'abord, voici un petit mot d'explication sur le titre "Mai Wai" (prononcer [ma'i wa'i]). C’est la veste longue du grand père qui a donné à la série son titre, Mai Wai.
Vous pouvez apercevoir un exemplaire de ce type d’habit sur le site suivant (http://www.shop-japan.co.jp/english-boku/alphabetical_index.htm#hanten). De là, on vous emmène en un clic vers une page plus complète que voici (http://www.shop-japan.co.jp/english-boku/happi10.htm) où plusieurs modèles - hors de prix, produits japonais obligent - sont proposés, ainsi qu'un explicatif des circonstances dans lesquelles ces vestes sont portées.
"This beautiful long hanten is called Ma - I- Wa- I, and written as "million-celebration". This Hanten is worn in celebration of having good bag (large catch)." ou, pour ceux qui ne parlent pas anglais, "Ce hanten* long et élégant est appelé Ma-I-Wa-I et se transcrit avec les symboles de « million » et « célébration » Il est porté pour les fêtes durant lesquelles on espère une pêche fructueuse (ramener beaucoup de poisson)"

* Les "hanten" sont des vestes de style "haut de kimono" légères, que portent les travailleurs, présentant souvent sur le dessin à l'arrière le nom de l'entreprise où ils sont employés. On peut voir cela dans le manga où le papy Yamato porte le nom de son bateau sur le dessin de l'arrière de son mai wai (trois sinogrammes).

Ce manga bien déjanté, porte son attention sur une jeune fille qui porte vraiment un nom bateau (hahaha, private joke), Funako Yamato qui, suite au décès de sa mère et aux dernières recommandations de celle-ci, devient une véritable brute, championne d'arts martiaux un peu décalée par rapport aux jeunes filles de son entourage. Adolescente typique malgré ce détail, elle vit seule avec son père et se remémore les souvenirs des histoires qui lui contait son grand-père. Tout allait bien, jusqu'au jour où débarque chez eux un locataire pour le moins étrange, qui semble avoir en tête de déterrer les secrets enfouis de cette demeure de simple pêcheur. La chasse au trésor commence, et Funako va alors trouver un sens à sa vie !

Plein d'humour et de scènes cocasses, on pourra ainsi voir d'étranges malfrats aux déguisements à hurler de rire, se demander pourquoi Funako se pelote allègrement les seins dès qu'un évènement la bouleverse ou qu'elle se sent prise d'une émotion intense... Mais je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de cette lecture en en dévoilant trop, c'est réellement un titre à découvrir, qui sort pour le moins des sentiers battus !

jeudi 23 septembre 2010

Garance


GARANCE de Séverine GAUTHIER, Thomas LABOUROT et Christian LEROLLE, publié chez Delcourt, collection Jeunesse, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Garance marche sur l'eau..
Cet été-là, elle confie son secret à Léopold, son ami de toujours : elle tient ce don de son père, un géant qui vit sur une petite île au milieu de la mer... [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Clairement pour enfants ou amateurs de belles images, on retrouve ici un joli conte poétique, des dessins d'une douceur incomparable et un album qui révèle bien plus qu'il n'y paraît.
Les symbolismes peuvent être trouvés à tant de niveaux que pour ne pas gâcher la découverte de l'histoire, je me dois de ne pas les citer tous... Les thèmes du rêve, de l'imagination, de l'enfance et de ses miracles, de l'amitié, des choix que l'on fait et qui déterminent les chemins que l'on prend dans la vie, des aléas qui entraînent des souvenirs poignants, parfois aigre-doux... on retrouve tout cela dans cette aventure de vacances.

Graphiquement parlant, le trait de l'auteur me rappelle les dessins si magnifiques à mes yeux de l'illustratrice d'albums pour enfants Mayalen Goust (Célestin, le ramasseur du petit matin, La petite vendeuse d'allumettes, Jacques et le haricot magique, etc.).

Pour les amateurs, les mêmes auteurs ont publié en 2008 une autre BD onirique et superbe : "Mon arbre".

mercredi 12 mai 2010

A fleur de peau


A FLEUR DE PEAU de George ASAKURA, publié chez Delcourt, collection Sakura, 2010.

Résumé :

A douze ans, Natsume, jeune fille populaire et un brin superficielle, quitte Tokyo ainsi que son travail de jeune mannequin pour suivre ses parents à la campagne.
D'abord déprimée, elle finit par faire la connaissance de Kôichiro, un garçon envoûtant qu'entoure une aura de mystères. A son contact, elle commence à prendre conscience de sa propre singularité. Débute alors une étrange parade, mêlant séduction et domination, entre ces deux êtres à fleur de peau... [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Une histoire qui commence par des coups de griffes et de sang, une rivalité entre un garçon et une fille. Ils sont spéciaux, ont des caractères forts, se battent au quotidien pour obtenir ce qu'ils désirent, sont susceptibles, irascibles, désobéissants : de vrais morveux de 12 ans...
Elle est fascinée par lui, il a le regard attiré par elle. Il est le Roi dans la montagne qui entoure le petit village, descendant d'une famille de kannushi, elle brillait sous les flashs à Tôkyô, avant de suivre ses parents à la campagne.
Dès leur première rencontre, s'instaure un rapport de force au sein duquel aucun ne veut céder ou perdre, s'exaltant mutuellement. Et lentement, les semaines et les mois passent...

J'aime beaucoup ce titre, empreint de magie, d'une certaine violence et de réalisme. Encore un titre shôjo qui ne berce pas son lecteur de mièvres ballades édulcorées.

vendredi 30 avril 2010

La malédiction d'Old Haven


LA MALÉDICTION D'OLD HAVEN de Fabrice COLIN, édité par Le Livre de Poche, 2009.


Si je n'avais que quelques lignes :

Amérique - Nouvelle-Angleterre - début du 18è siècle.
Suivez la sombre jeunesse de Mary dont le destin ravive la flamme des mythes de H.P. Lovecraft à travers une œuvre aussi troublante que captivante, un grimoire moderne, une ode à ces fables abominables à travers lesquelles se tissent les plus fantastiques des aventures.

Résumé :

1723, Gotham.
Mary Wickford, jeune orpheline à la beauté flamboyante, quitte le couvent et les soeurs qui l'ont recueillie dix-sept ans plus tôt. En route vers l'est, la jeune fille s'arrête dans le vieux village d'Old Haven où règne une atmosphère lourde de secrets. Sans jamais être venue, elle connaît ces paysages de brumes et de ténèbres... C'est ici que fut brûlée vive, jadis, une sorcière du nom de Lisbeth Wickford... [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Au bout de seulement quelques pages, je me suis interrogée sur bienfondé de cette lecture, en me demandant si j'allais continuer cette croûte que je tenais entre mes mains... Et puis, petit à petit, le fantastique et la fantasy sont apparus, discrets, laissant à notre oublieuse mémoire le soin de les imaginer, impatiente.
De la même manière, j'ai commencé à retourner le livre en tous sens pour chercher s'il y avait quelque part la mention de Howard Philip Lovecraft, mais rien sur la quatrième de couverture, pas de remarque en début de livre, rien sur internet... étonnant !
Selon moi, ce livre est un hommage à l'œuvre fantastique de Lovecraft, transposé à une époque à propos de laquelle ce dernier n'a jamais écrit. De fait, la trame de l'histoire se déroule vers 1740, alors que Lovecraft a écrit à propos de son époque, des années 1890 à 1920 principalement. Sur cette base, viennent se broder des arabesques de fantastique et d'aventure comme les apprécie tant.
Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire le second livre "Le maître des dragons" qui revoit l'histoire du point de vue du jeune homme, mais je ne sais pas si j'aurai la patience d'attendre sa sortie en livre de poche ou si je me jetterai sur le grand format publié chez Albin Michel, dans leur collection Wiz.