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vendredi 7 janvier 2011

Copie parfaite


COPIE PARFAITE de Andreas ESCHBASH, publié chez Pocket, collection Pocket Jeunesse, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Du jour au lendemain, la vie de Wolfgang, 15 ans, bascule lorsqu'il se retrouve au cœur d'un scandale mondial.
Un médecin cubain affirme en effet avoir cloné un être humain, seize ans plus tôt. Face à des détails troublants, la presse se déchaîne et soupçonne Wolfgang d'être la copie de son propre père ! Même si les tests ADN démentent cette rumeur, il sait qu'on lui cache quelque chose. Et si Wolfgang n'avait vraiment rien d'unique ? [source : Ed. Pocket]

Ce que j'en pense :

Très prenant, ce petit roman se lit trop vite. Une histoire bien actuelle, relevant l'un des problèmes scientifiques et moraux de ces dernières (dizaines d')années : le clonage humain, et face à lui, la liberté de l'être humain.

Le livre parle d'individualité, de transmission de dons héréditaires ou génétiques, de liberté, de choix, de sciences, de musique et de maths, de potes et de filles.
Entre ses parents trop dirigistes et son talent déclinant, Wolfgang s'interroge sur son avenir, il tombe malgré lui au coeur d'une polémique infernale qui le prétend "premier clone humain", à lui de mener l'enquête pour percer à jour tout ce qu'on lui cache...

Encore une fois, Andreas Eschbash nous prouve son talent, et si ce livre est à dédier en priorité aux jeunes, libre aux plus grands de lire ses autres œuvres, à commencer par l'incontournable "Des milliards de tapis de cheveux" (Pocket, 2004).

lundi 3 janvier 2011

Mal-Morts


MAL-MORTS de Jean-Marc LIGNY, publié chez L'Atalante, collection Le maedre, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Elodie est une jeune fille douée d'une étrange faculté, elle attire des fantômes qui se nourrissent d'elle.
Et elle est épuisée par ce combat, au point de plus savoir qui va la tuer au juste : ses parents, la clinique ou les morts. Sans doute les trois à la fois. Une seule choses pourrait l'aider à sortir de cet enfer: l'Amour. La rencontre avec Orfan, son idole, star adulée de la jeunesse, qui l'intègre à son groupe de rock, la transfigure. Mais l'amour, qui repousse les morts, peut être aussi un poison pour les vivants. [source : Ed. L'Atalante]

Ce que j'en pense :

Sans concessions. Un vrai bon roman ados sur les fantômes et la folie.

L'auteur nous prend aux tripes en mettant tout les personnages à nu, subtilement.
A travers les problèmes (revenants récalcitrants) de la jeune fille, en sont abordés d'autres. Les gens qui l'entourent perçoivent son mal et l'associent à ce qu'ils peuvent : maladie, folie, anorexie, demande d'attention, émancipation, caprice, mal-être, manque d'affection, ...

Entourée de mensonges et de secrets, Élodie réalise que ce ne sont pas les morts les plus mal lotis, mais plutôt les vivants, enfermés dans leur cauchemar. La clef de cet enfer, celle qui donne accès à une forme de Paradis, serait l'amour.

Une magnifique fable fantastique libératrice.

vendredi 26 novembre 2010

Play !


PLAY ! de Q-Tarô HANAMIZAWA, publié chez Taïfu, collection Shônen, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

J'ai perdu 25 minutes de ma vie à lire ce manga... Rendez-les moi !!!
Daubique, tout simplement.

Résumé :

Taishi Katsugari est un étudiant fan de heavy metal, Uta Maikura est choriste classique. Rien ne les prédestinait à se rencontrer… Pourtant, tous les deux vont faire partie d’un groupe pop/rock composé principalement de filles !
Entrez dans le monde pop de HanaQ… Le rock naïf, love & graffiti !! [source : Ed. Taïfu]

Ce que j'en pense :

J'ai rarement lu de manga aussi mauvais.
C'est mièvre, niais, lent et sans profondeur.

Ce titre s'adresse à un public masculin assez jeune et religieusement puceau, mais sur le point de commencer la découverte de sa propre sexualité. Jeunes hommes, pas besoin d'aller vers les manga hentaï (coquins), Play! est là pour vous...
En résumé, un shônen qui montre trois jeunes filles dont "l'amoureuse" du héros qui a la tête (et la mentalité?) d'une enfant de 10 ans mais avec une bonne poitrine, sans caractère, qui ne servent qu'à permettre au héros de fantasmer.
Forcément, le jeune homme est un puceau japonais tout ce qu'il y a de plus banal : émoustillé par le moindre contact direct ou indirect, il mate les culottes et les poitrines qui s'attardent sous son regard de poisson mort (référence au graphisme vraiment très moche).
On prend le parti que le héros aime le métal, et l'héroïne fait partie d'une chorale et écoute du classique, suite à quoi ils sont recrutés dans un groupe pop.

Le scénario est sans intérêt, les personnages lassants et l'intrigue (quasi) inexistante.

Signalons que l'éditeur propose ce volume pour la modique somme de 7,95€, autant dire qu'il y a mieux pour dépenser son argent.

Ce manga est tellement affligeant de nullité que j'en déconseille la lecture à quiconque sait lire, utilisez ces précieuses minutes autrement ! Et si ma critique vous interpelle ou que vous vous demandez vraiment de quoi il retourne, foncez sur le site de l'éditeur, les premiers chapitres sont disponibles en lecture en ligne. Par contre, sur ce coup-là, ne faites pas la même erreur que moi, n'imaginez pas que la suite va en s'améliorant !

mercredi 20 octobre 2010

Rose-Aimée 1 - La belle qui porte malheur


ROSE-AIMÉE volume 1 : La belle qui porte malheur de Béatrice BOTTET, publié chez Nouvel angle, 2010.

Résumé :

Une grande histoire d'amour et d'aventure, entre la Californie de la ruée vers l'or et le Paris populaire du dix-neuvième siècle. Par Béatrice Bottet, l'auteur de la série à succès Le Grimoire au rubis. [source : Ed. Nouvel Angle]

Ce que j'en pense :

(à venir)

jeudi 16 septembre 2010

Obsession


OBSESSION de Catherine KALENGULA, publié chez Hachette, collection Black Moon, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Un chaud-froid explosif dans ce roman où un triangle improbable entre une jeune danseuse française sans prétention, un riche propriétaire de théâtre et un fantôme amoureux nous entraîne dans une valse effrénée à Broadway !

Résumé :

Gisèle, une jeune danseuse française de dix-neuf ans, débarque à New York dans le but de faire carrière dans l’un des théâtres de la mythique Broadway.
Mais elle rate son audition et voit ses rêves s’envoler. Pourtant, elle est remarquée par le propriétaire du théâtre, qui lui propose un poste de femme de ménage dans son établissement : elle pourra ainsi assister discrètement aux répétitions en attendant de trouver un rôle dans un spectacle. Mais bientôt, des phénomènes étranges se manifestent autour de Gisèle. Elle apprend alors qu’un jeune danseur s’est suicidé dans ce théâtre, quatre décennies auparavant.
Gisèle est-elle devenue folle, ou est-il possible que la présence qui semble l’enlacer lorsqu’elle s’entraîne en cachette sur la scène du théâtre soit un fantôme ? [source : Ed. Hachette]

Ce que j'en pense :

Un rêve d'avenir passionnel entraîne bien des choses... La jeune Gisèle se débat en plein hiver pour réaliser son rêve et monter sur les planches d'une scène de théâtre de danse à Broadway. Entre le froid hivernal et la chaleur du souffle d'un fantôme qui semble l'aimer plus que de raison et hante le théâtre, la personnalité discrète et autonome de la jeune fille attire le regard du propriétaire des lieux...

Elle apprend à ses dépens l'attitude intéressée et les trahisons que sont capables de perpétrer les gens de Broadway pour un peu de gloire et la dureté de ce milieu.

Les histoires de Louise, Mme Whittletorp, Bérénice, Margot et des autres forment des entrelacs délicats et forgent cette version modernisée du "Fantôme de l'Opéra" qui avance à pas feutrés, passant du suspense au fantastique, de la romance à l'effroi et de la scène de danse à une enquête policière, sur fond sonore de Roméo et Juliette.

J'entends encore grincer les planches de la scène quand Gisèle, fébrile, s'avance en chaussons de danse...

dimanche 25 juillet 2010

Comme ton ombre


COMME TON OMBRE de Patricia LYFOUNG et MANBOOU, publié chez Soleil, collection Strawberry, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Un nouveau pont entre BD classique et manga, spécialement pour ces demoiselles !

Résumé :

Le jour où Alice se fait voler son sac, elle n'imagine pas dans quelle aventure cet incident va la plonger.
Son voleur se prend d'une étrange fascination pour elle et la suit partout... Mais quel est le secret de ce vagabond, qui semble dévoré par ses fantômes ? Occupée par ses études d'art, Alice ne s'est rendu compte de rien. Mais elle qui ne s'intéressait pas aux garçons se trouve brusquement séduite par un mystérieux jeune homme apparu dans sa vie... [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Yoann et Alice, leurs destins croisés.
Il a vécu un drame qui l'a éloigné de sa vie pendant 5 ans, perdant de vue famille, amis, passion et musique, elle se concentre sur ses études aux Beaux-Arts et n'a pas, contrairement à sa meilleure copine, la tête remplie d'histoires de garçons.

Un début d'histoire prometteur pour cette petite BD européenne aux allures de shôjo manga en couleurs.
Les dessins parfois malhabiles et le découpage des scènes parfois peu clair n'empêchent pas d'apprécier la fraîcheur du trait de la jeune dessinatrice, ni le scénario qui gagne en intensité au fil des pages.

dimanche 18 juillet 2010

AïShite Knight - Lucile, Amour et Rock'n Roll


AÏSHITE KNIGHT de Kaoru TADA, publié chez Tonkam, collection Shôjo, 2010.
(Collection en 4 volumes).

Si je n'avais que quelques lignes :

Yaeko (Lucile) est une jeune fille sage et gaffeuse, surprotégée par un père envahissant, patron d'un restaurant de crêpes okonomiyaki à Ôsaka. Sa meilleure amie l'entraîne dans des concerts de Rock et la voilà au beau milieu d'une bande de chevelus décolorés, le cœur prêt à chavirer...
Un classique incomparable !

Résumé :

Yaeko vit avec son père, gérant d'un restaurant.
La jeune fille a beau y avoir passé sa vie, elle ne sait pas cuisiner ! Et pour cause, un autre destin l'attend... Découvrez l'histoire d'amour drôle et savoureuse entre une jeune fille naïve et un rockeur au grand cœur. [source : Ed. Tonkam]

Ce que j'en pense :

Ca y est : ils l'ont fait ! Enfin une publication française de ce manga que j'attends depuis que je suis adolescente. Il aura tout de même fallu que le marché du manga soit fermement ancré sur le sol français pour qu'un éditeur lance cette série culte.

Culte, disais-je, car non seulement les fans de la première heure, ceux qui ont grandi avec Albator, Candy et le Club Dorothée, mais aussi la jeune génération actuelle, bercée depuis son plus jeune âge de dessins animés et manga divers sont à même selon moi d'apprécier AïShite Knight.

Comment résister à cette bande de "voyous aux cheveux longs", à ces "décolorés" comme le rappelle si souvent le père de Yakko (Lucile) ?
Les graphismes sont un rien vieillots, certes, mais un papa protecteur qui redoute qu'il arrive malheur à sa fille, un jeune orphelin élevé par son grand (demi-)frère, des histoires d'amours croisées et de fans, de musique et de passions, de tendresse et de timidité, ne sont-ce pas là des thèmes impérissables ?

Autre atout fort appréciable, on voit ici l'une des spécialités de la ville d'Ôsaka : les okonomiyaki, ces crêpes si particulières qui font partie des indispensables saveurs de la cuisine japonaise et qui sont trop méconnues en France.
Pour ceux qui voudraient goûter des okonomiyaki, il y a un restaurant à Paris qui en sert et dont voici l'adresse : AKI - 11 bis, Rue Sainte Anne, 75001 Paris. Et pour l'ambiance ou le dialecte si particuliers de la ville d'Ôsaka, le film d'animation "Kié, la petite peste" est une véritable perle !

J'ai si vite en tête les refrains entêtants des chansons des BeeHive que la tête m'en tourne... peut-être ne suis-je pas totalement objective, car il est vrai qu'un beau chanteur-guitariste aux cheveux longs et clairs (de préférence roses devant et blonds derrière) hante encore mes rêves de petite fille qui n'a pas su grandir...

Quelques liens pour écouter les chansons transcrites en français à la fin du volume 1, mais attention à la voix de crooner du chanteur japonais, mdr.
"Car je suis seul sans toi" : (Français), (Japonais)
"Tu es ma seule amie" : (Français), (Japonais)

mardi 18 mai 2010

La Corde d'Or

















LA CORDE D'OR
de Yuki KURE, publié aux Editions 12bis, 2009-2010.


Résumé :

Kahoko Hino est étudiante à l'académie Seisô et mène une vie ordinaire.
Un jour, Lili, l'espiègle fée de la musique, qui a béni le fondateur de son école, tombe sur Kahoko en retard à ses cours. Ravie qu'elle soit capable de la voir, elle lui offre un violon magique et lui permet ainsi d'accéder au concours de musique annuel de son école, auquel de nombreux beaux et talentueux étudiants rêvent de participer... [source : Ed. 12bis]

Ce que j'en pense :

Une adaptation de jeu vidéo en manga, il y avait de quoi m'effrayer... Ma dernière expérience (Gakuen Heaven) ne m'avait pas rassurée quant à l'intérêt de ce type de séries, bien au contraire.
Pourtant ici le scénario tient debout, les caractères certes un peu caricaturaux des personnages ne sont pas un obstacle au plaisir du lecteur, et l'histoire ne laisse pas présager de romance toute tracée pour le moment. Et tant mieux ! L'auteur prend son temps pour intégrer petit à petit les motivations de chacun des protagonistes et l'héroïne avance à tâtons à travers cette cohorte étrange de musiciens de tous bords. Le côté "magique" reste en second plan mais se rappelle à notre bon souvenir à travers la fée Lili et le violon ensorcelé. Espérons seulement qu'il y aura des intrigues amoureuses par la suite et que, même s'il est agréable de lire un manga sur le thème de la musique, l'auteur se souvienne de mettre en place un peu d'amour avant que l'on ne se désintéresse de son œuvre...

Quoi qu'il en soit, j'ai hâte de lire la suite !

samedi 15 mai 2010

Trill on Eden



TRILL ON EDEN de Maki FUJITA, publié chez KAZE (Asuka), collection Shôjo, 2009-2010.
(Série en 8 volumes).


Résumé :

Ritsu ne fait qu'accumuler les poisses.
Tout le monde le reconnaît, elle la première... Alors qu'elle fait son entrée au lycée, elle décide de se prendre en main pour changer cet état de fait. Mais elle tombe par hasard sur Eiri Takamura, un garçon très populaire, musicien génial mais profondément égoïste, qui va précipiter sur elle une avalanche de calamités... [source : Ed. Asuka]


Ce que j'en pense :

Un manga sur la musique ? Oui et non.
Une romance en milieu scolaire ? Pas tout à fait...
Alors, pourquoi parler de ce titre qui, à première vue, n'a pas grande originalité et dont les dessins sont d'une effrayante banalité ?

L'auteur peine à mettre en place le cadre de son histoire, on la sent souffrir en scénarisant le transfert de son héroïne en section musique, et le coup de grâce est donné par cette histoire de parrainage entre élèves, avec des sanctions si l'un des deux membres du binôme manque à ses devoirs...
On pourrait prendre l'héroïne, Ritsu, en pitié ou en encore détester Eiri, son "parrain" mais le temps de quelques chapitres et les contours un peu grossiers s'effritent doucement, on sent poindre la volonté de faire tomber les masques, et ça marche ! Une parole blessante mais bien placée, un grand coup de latte si nécessaire, une engueulade bénéfique et paf, les protagonistes s'allègent de leurs tracas existentiels, petit à petit.
Ça doit sembler étrange expliqué comme cela mais qui n'a jamais eu besoin d'un bon coup de pied au derrière pour enfin se décider à agir ?

A partir du volume 3, et plus encore du volume 4, la série gagne vraiment en intensité. De nouveaux personnages sont amenés, les personnages secondaires se déchaînent et tout cela fait basculer l'histoire : situations cocasses, manipulations et autres secrets prolifèrent.

Très différemment, et pourtant dans le même genre, cette série me rappelle le shônen Bienvenue dans la NHK, excepté qu'ici, ce ne sont pas les similitudes entre eux qui exaltent les héros mais plutôt leurs différences...