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lundi 22 août 2011

Le fabuleux destin de Taro Yamada



LE FABULEUX DESTIN DE TARO YAMADA de Ai MORINAGA, publié chez Tonkam, collection Shôjo, 2007-2010.

Résumé :

Qui suis-je ? Excellent élève, beau à couper le souffle, sportif accompli mais...
pauvre ! Un beau jour, on m'offre un paquet de farine blanche et une enveloppe d'un million de yens !! Pourquoi ? Je suis bien décidé à éclaircir ce mystère pour payer la cantine scolaire de mes six frères et sœurs ! Vous l'avez démasqué, il s'agit bien de Taro Yamada ! Venez suivre ses aventures et ses déboires au royaume de la débrouille ! [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Par l'auteur de "My Lovely Hockey Club" et "Le vilain petit canard", cette série nous donne un avant-goût de "Switch Girl" avec un héros masculin.

Tarô Yamada, c'est avant tout un pauvre (très pauvre) que tout le monde croit riche exception faite de ceux qui le connaissent réellement.
Chez les Yamada, papa est parti, maman dépense tout l'argent qu'elle trouve sans réfléchir, les frères et sœurs sont adorables et font tout leur possible, chacun a un appétit dévorant, et Tarô (notre héros) s'occupe de tout et de tout le monde.

Aux yeux des autres, Tarô est forcément riche puisqu'il a des manières irréprochables, qu'il sait tout faire et qu'il est modeste or, il n'en est rien. Il est en réalité très pauvre et, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il profite de tout ce qu'il trouve guettant les pièces égarées, profitant des soldes de nourriture, acceptant avec une joie non feinte tout cadeau qui se mange, calculant comme personne le coût réel de la vie de sa famille et enchaînant les petits boulots payés à la journée pour joindre les deux bouts.

Drôle et assez surprenant par moments, il faut bien remettre en perspective qu'au Japon, ce manga a été publié entre 1996 et 2007, année de début de Switch Girl qui a pour ainsi dire "pris le relais" en exacerbant le côté radin et décalé, y adjoignant une bonne dose d'humour et de nouvelles idées.

vendredi 8 avril 2011

Miss Mackenzie


MISS MACKENZIE de Anthony TROLLOPE, publié chez Le Livre de Poche, collection Biblio Roman, 2010.

Résumé :

Nous sommes dans l'Angleterre victorienne. Margaret Mackenzie, une vieille fille de trente-cinq ans, fait tout à coup un bel héritage. Bientôt les prétendants se pressent... Désemparée, elle hésite entre son cousin John Ball, veuf et père d'une nombreuse famille ; Samuel Rubb, l'associé de son frère, quelque peu filou ; et le révérend Maguire, qui aurait été si beau sans son œil défectueux.
La situation se complique lorsque l'héritage est remis en cause... Il va falloir à Miss Mackenzie beaucoup de sang-froid pour sonder son cœur et éviter les pièges qu'on lui tend.
Publié en 1865, inédit en français, Miss Mackenzie est typique de l'art du grand romancier. Sa maîtrise de l'intrigue, la vérité psychologique de ses personnages, son goût pour la satire sociale, son humour discret forçaient l'admiration de Henry James, de Raymond Queneau ou de Léon Tolstoï, qui disait de lui "Il me tue, il me tue avec sa maîtrise !" [source : Ed. Le Livre de poche]

Un mot sur l'auteur :

Anthony Trollope (24 avril 1815 - 6 décembre 1882) est l’un des romanciers britanniques les plus célèbres, les plus respectés et les plus prolifiques de l’époque victorienne.
Parmi les écrits de Trollope se distinguent les romans des Barchester Novels, situés dans le comté imaginaire de Barchester, ou la série des Palliser Novels où il peint hommes politiques et aristocratiques à travers la satire sociale. Il a laissé une œuvre monumentale et capitale pour comprendre l’Angleterre victorienne.

Ce que j'en pense :

Ce livre fait partie des lectures qui m'ont le plus marquée récemment.

Le style de l'auteur, d'apparence assez compact et indigeste, se révèlera au lecteur courageux comme étant d'une finesse exemplaire, d'une justesse étonnante et d'une saveur inimitable. C'est un véritable chef-d'œuvre. Il faut certes aimer les intrigues amoureuses et la société victoriennes, mais si tel est le cas, il est indispensable de lire "Miss Mackenzie".

Bien plus piquant que Jane Austen, l'auteur nous apporte, scène par scène, les éventails de sentiments, de troubles ou de passions qui saisissent les personnages. Il décrypte leurs intentions, leur caractère, leurs aspirations. Si Miss Mackenzie reste au cœur du livre, on appréciera aussi la richesse des personnages qui l'entourent, la variété des sociétés et des cercles qu'elle fréquente et l'humour omniprésent avec lequel l'auteur dépeint l'ensemble.

Comme pour H.P. Lovecraft ou Jane Austen, pour ne citer qu'eux, je pense qu'il y a un "avant" et un "après" Anthony Trollope. N'espérez pas être satisfait du livre que vous lirez à la suite de celui-ci, ou alors changez de genre du tout au tout. La prose trollopienne est tellement dense qu'on en ressort changé (dans le bon sens, selon moi), et je reste à me demander comment j'ai vécu toutes ces années sans connaître le bonheur d'une telle lecture...
J'espère retomber prochainement sur un ouvrage qui me transporte à ce point, mais quelles sont les probabilités qu'une telle chose arrive rapidement ?

mardi 5 avril 2011

Summer Wars
















SUMMER WARS
de Iqura SUGIMOTO, publié chez Kaze Manga, collection Seinen, 2010-2011.
(Série en 3 vol.).

Résumé :

Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématique, effectue un job d'été au service de la maintenance d'OZ, la plateforme communautaire d'Internet qui regroupe des millions de personnes à travers le monde.
A sa grande surprise, la jolie Natsuki, la fille de ses rêves, lui propose de l'accompagner à Nagano, dans sa maison familiale, pour l'anniversaire de la matriarche du clan Jinno'uchi. Mais ce qui promettait d'être une simple fête de famille va rapidement prendre une tournure bien plus belliqueuse. [source : Ed. Kaze]

Ce que j'en pense :

Une bonne petite histoire en trois tomes, sans longueurs, haletante et innovante.
Un amour secret, une famille surprenante, une menace planétaire.

Peu de séries publiées à ce jour mettent en scène les univers virtuels. Celle-ci non seulement retranscrit excellemment bien une communauté du net, mais elle joue sur les peurs et la manipulation qui peuvent découler d'un mauvais usage d'un tel type d'outils.

Les graphismes sont vraiment jolis, la démarcation monde réel/monde virtuel est très claire et je me demande ce que vaudra le one shot qui sortira prochainement ainsi que l'animé...
Affaire à suivre !

jeudi 17 mars 2011

Luck Stealer



LUCK STEALER de KAZU Hajime, publié chez Kazé Manga, collection Shônen Up !, 2011.

Résumé :

Yûsei Kurusu possède l'étrange pouvoir d'aspirer la chance des autres par simple apposition des mains.
Or un homme privé de sa chance est condamné à mourir. Pour sauver la vie de sa fille, incapable de produire sa propre chance, il s'attaque à des criminels, qu'il vide de leur bonne fortune. Mais personne ne peut agir ainsi sans attirer l'attention, et désormais, tout le monde dans les bas-fonds a entendu parler de l'assassin nommé Luck Stealer. [source : Ed. Kazé]

Ce que j'en pense :

Ce manga traite de la "chance". Une histoire fantastique dans la mesure où le héros est capable de manipuler celle-ci pour l'ôter à ses victimes et la redonner à sa fille.
Le mystère se dévoile au fil des volumes sans réellement se lever. On en apprend plus sur le héros et ses habitudes, des opposants inattendus lui barrent la route et toujours il triomphe avec la même résolution inébranlable : continuer de permettre à sa fille de vivre.

Les dessins assez minimalistes en terme de traits changent de ce qu'on peut trouver dans les shônen habituels et l'histoire ne tourne pas en rond (pour le moment en tout cas^^). Je trouve les illustrations couleurs assez décevantes, mais comme le scénario m'emballe, je pardonne le manque de savoir-faire en terme de colorisation.

L'autre défaut selon moi, mais il faut alors se souvenir qu'il s'agit d'un shônen et non d'un shôjo, est l'absence d'intrigue amoureuse. Mais je compte sur les volumes suivants pour me donner tort. L'espoir fait vivre.

dimanche 20 février 2011

Seed of Love


SEED OF LOVE de NANBA Atsuko, publié chez Soleil Productions, collection Soleil manga shôjo, 2011.
(Série en 7 vol.).

Résumé :

De nombreuses amies, un petit copain plus âgé qu'elle, Miku a tout ce qu'il faut pour passer sa 1ère année au lycée sans le moindre tracas.
Sauf qu'un jour, son père lui annonce sans détours qu'il a décidé d'ouvrir une pension... !? Voici une histoire où les amours d'adolescence s'entrecroisent et ne vont jamais comme il faudrait ! [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Un titre mignon à souhait, où dès le premier volume on sent poindre les ennuis à plein nez !
Mademoiselle l'héroïne se prend les pattes dans ses sentiments. Elle qui semble à son entourage tout posséder et avoir une adolescence dorée, la voilà prise dans un engrenage qui la dépasse.
Elle perd pied dès que son quotidien ordinaire est chamboulé (la faute à ses parents bien entendu) et ne sais plus où son cœur la mène.

Autre avantage : il s'agit d'une série courte en 7 volumes.

Un bon petit shôjo dont j'attends la suite avec impatience.

vendredi 18 février 2011

La rêveuse
















LA RÊVEUSE
de YAO Fei La, publié chez Casterman, collection Hua Shu, 2007-2008.
(Série en 6 vol.).

Résumé :

Li Mengling, lycéenne de 16 ans, s’ennuie dans la petite ville portuaire où elle réside avec ses parents. Par désœuvrement, nourrie de ses lectures de bande dessinée, elle s’adonne à des rêveries épiques où elle devient, grâce à son amie la fée An’nuo, une belle jeune fille aux super-pouvoirs. Et bientôt, des changements commencent à apparaitre dans son environnement. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Il y a ennuyeux et ennuyeux. Cette série a été écrite sur 10 ans. Manifestement portée dans le cœur de nombreux lecteurs en chine, je ne peux pas dire que j'aie personnellement été emballée. Au contraire.

Je me suis tellement ennuyée que j'ai fini par sauter des dialogues, puis des cases, des pages, des chapitres... et survoler les six volumes en espérant pouvoir trouver un futur acheteur.

Les scènes de fin d'ouvrage où l'auteur décrit les lieux et fait de brefs descriptifs annexes sont intéressantes. Dommage que l'histoire en soi le soit assez peu. Une bande d'amis dans une petite ville côtière chinoise. pas d'histoire d'amour, pas de jalousies, que leurs rêves et ce qui les pousse vers l'avenir. C'était trop édulcoré pour moi, trop farfelu par moments et voir évoluer à ce point un auteur au fil des volumes est assez gênant. Comme dans le manga Ah ! My Goddess, où en comparant le premier volume et le 30ème, on ouvre grand les yeux en se demandant où l'auteur est passé pour apprendre à dessiner aussi bien au final, sauf qu'ici la différence est moins notable.
On sent l'œuvre de jeunesse qui a mûri, et n'a malheureusement pas été assez retravaillée.

La série sera bientôt indisponible, et ce ne sera pas une grande perte.

samedi 5 février 2011

Les Sisters
















LES SISTERS de CAZENOVE et WILLIAM, publié chez Bamboo, 2008-2011.

Résumé :

Du rififi chez les filles : découvrez le quotidien savoureux de deux sœurs volcaniques ! Wendy, c'est ma grande sister, moi, c'est Marine, et j'suis la plus petite.
Du coup, je saurai jamais ce que ça fait d'avoir une p'tite sœur qui fait tout pareil que moi, qui essaye par tous les moyens de forcer les cadenas de mon journal intime, qui fait rien qu'à me piquer mes fringues dès que j'ai le dos tourné... en fait, ça m'aurait trop plu d'être ma propre sister... juste pour avoir la chance de m'avoir moi comme sister ! ! ! [source : Ed. Bamboo]

Ce que j'en pense :

(à venir)

jeudi 3 février 2011

J'aime pas le lundi


J'AIME PAS LE LUNDI de Jérôme LAMBERT, publié à L'École des Loisirs, collection Neuf, 2010.
(One Shot).

Résumé :

Lucien, treize ans, sait que les vrais ennuis commencent aux portes du collège et ne s'arrêtent pas là.
Il y a toujours un prof pour vous réveiller en plein cours et vous coller deux heures. En permanence, il n'y a personne. Ni Basile, son ami fidèle rebaptisé Croûton, ni Rosa, sa vieille copine peintre morte il y a 120 ans. Là-bas, il n'y a que l'ennui. Et Lucien n'aime pas ça. Comme il n'aime pas : les quatrièmes, les sixièmes, les cinquièmes, les troisièmes...Pour s'occuper, Lucien a l'idée de dresser la liste de tout ce qu'il n'aime pas.
Il est sonné devant l'ampleur de la tâche. Justement, Lucien vient d'atterrir sur le menton d'une fille. Elle s'appelle Fatou et c'est un phénomène. Tout le monde a peur d'elle. C'est dit, Lucien ne l'aime pas, et c'est réciproque. Fatou propose un duel : celui qui déteste le plus de choses au monde l'emporte. Ça, Lucien aime bien. [source : Ed. l'École des Loisirs]

Ce que j'en pense :

Une belle histoire sur le fait de penser par soi-même (quitte à se tromper) et le moment dans la vie d'un jeune garçon où les filles commencent à être intéressantes. Enfin, pas toutes les filles, elles sont toutes horribles et détestables, sauf une, peut-être...

C'est l'âge des listes, l'âge de la curiosité, l'âge où on commence à tout savoir tout en étant très ignorant, un temps où les adultes sont bizarres, lointains et cataloguables facilement. Le moment où on veut apprendre à être soi, tout en reconnaissant les autres comme nos semblables.

Ce livre est magique.
Tout ce dont je parle ci-dessus s'y trouve, raconté par le jeune Lucien, un garçon de notre époque (Google existe, on n'est pas dans les "Quatre filles du Dr. March"), un rêveur à l'esprit vif, pas sportif pour un sou !

mardi 1 février 2011

L'âge dur


L'AGE DUR de Max de RADIGUES, publié aux éditions de L'employé du Mois, 2011.
(One Shot).

Résumé :

"Si je mets celui-là, je sors avec Claire..." [source : Ed. L'employé du Mois]



Ce que j'en pense :

La vraie vie des ados de 13-14 ans. Effrayant et vraiment drolatique.
Les planches ne tentent pas de nous montrer des gags, ce n'est pas une bande dessinée humoristique. Par contre, on rit ou on sourit souvent parce que chacun d'entre nous est passé par là. "De mon temps, on ne faisait pas ce genre de choses !" s'offusqueront certains, mais pour la plupart, nous avons tous pensé ou gaffé comme les jeunes héros de ce volume.

L'auteur nous sert une tranche de vie dans le quotidien aride et rude des jeunes d'aujourd'hui. Le trait graphique est assez minimaliste, très simple quoique poignant. Seul reproche : j'ai eu un peu de mal à reconnaître les garçons les uns des autres à la première lecture...
Je ne considère pas ce titre comme "indispensable" mais c'était une lecture plaisante malgré tout.

Pour d'autres regards sur la vie (potes, parents et amour) des jeunes de cet âge, je préfère par exemple "J'aime pas le lundi" (L'école des Loisirs) ou encore "En attendant que le vent tourne" (Casterman), mais ne reflètent-ils pas un quotidien plus léger ?

jeudi 2 décembre 2010

Amulet




AMULET de Kazu KIBUICHI, publié chez Akileos, 2008-2010.

Résumé :

A la suite d'une tragédie familiale, Emily, Navin, et leur mère emménagent dans une très vieille maison afin d'y commencer une nouvelle vie.
Au cours de leur première nuit dans cette étrange maison, la maman d'Emily et de Navin est enlevée par une créature à tentacules. Livrés à eux-mêmes, les deux enfants vont devoir se débrouiller pour se sortir de cette situation et sauver leur mère. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

A découvrir à partir de 12 ans, cette série d'action fantastique regorge de surprises.
Les décors sont magnifiques, le dessin est propre et soigné et le trait, quoique japonais, s'apparente davantage à de la BD occidentale qu'au style manga.

L'histoire est corsée. Les personnages souffrent, peinent et doivent surmonter mille dangers. Des drames, des traquenards, des surprises, un nouvel univers qui s'offre à eux, rien ne se passe comme on l'aurait imaginé. Les deux jeunes héros vont devoir grandir bien vite, et apprendre à se débrouiller par eux-même, d'abord pour sauver leur maman, et ensuite pour la tâche qui devient leur quête, car investis d'une mission (liée à l'amulette que porte la jeune fille) ils n'auront d'autre choix que de persévérer.

Je ne veux pas dévoiler trop l'action parce que cette série en vaut vraiment la peine. Certes, elle reste une série pour (grands) enfants, mais cela n'empêche pas de l'apprécier en tant qu'adulte.

On ne pourra pas reprocher à l'auteur de laisser stagner ses personnages dans un rôle un peu lassant, ni dans des situations cocasses ou d'aventures toujours répétées, au contraire. Les lieux évoluent, nous dévoilant toujours plus avant ce mystérieux décor, et même si certains choix peuvent paraître un peu faciles, le scénario nous entraînera jusqu'à la dernière page, avec une avidité sans bornes.

Pas encore un classique, mais il faudrait y remédier.

dimanche 28 novembre 2010

A l'ouest de Tôkyô


A L'OUEST DE TÔKYÔ de YAMADA Naito, publié chez Carabas, collection Alternative, 2004.
(One Shot).

Résumé :

Yamada Naito commence sa carrière en 1987, alors qu'elle est encore étudiante.
Son manga Kiss est prépublié dans Young Magazine, hebdomadaire à gros tirage pour post-adolescents des éditions Kôdansha, après avoir reçu le prix du meilleur jeune auteur, de l'année. Pendant près de 10 ans, elle va être une mangaka au sens classique du terme, avant de commencer à partir de 1996 à dessiner en utilisant des techniques plus modernes, la photo et l'informatique. Un an plus tard, encouragée par cette nouvelle manière de travailler et lassée du système d'édition traditionnel, elle part s'installer - avec son chat - à Paris.
Pendant deux ans, tout en continuant à dessiner, elle partagera son temps entre la France et le Japon. Yamada Naito - elle signe NUIT au Japon - est aujourd'hui l'une des icônes incontournables de la BD indépendante japonaise. [source : Ed. Carabas]

Ce que j'en pense :

(à venir)

mardi 23 novembre 2010

Chi - Une vie de chat


CHI - Une vie de chat - Volume 1 de KONAMI Kanata, publié chez Glénat, collection Glénat Kids, 2010.

Résumé :

L'histoire d'un petit chat qui perd sa famille et est "adopté" par un couple possédant un petit garçon. Le seul hic : ils vivent dans un immeuble où les animaux sont interdits...

Ce que j'en pense :

A propos de l'histoire et de la qualité de l'œuvre d'abord, je peux dire que j'ai été passablement satisfaite. La couverture (quoique jaquette fixe) est belle, le papier de qualité et les nombreuses pages couleurs illuminent l'ensemble qui rend particulièrement bien.
L'histoire se ponctue de petites historiettes très brèves mettant en scène un évènement de la vie du petit chat : un souvenir, une découverte, une habitude, un jeu...

Ce premier volume raconte son adoption par la famille qui le recueille dans la rue le soir où il se perd. L'auteur prête au chat pas mal d'intentions et de pensées qui le rendent assez ... couillon. Ou attachant, selon l'humeur. Quoi qu'il en soit, digne d'un vrai petit chaton, il fait bêtise sur bêtise et le tout dans la joie et la bonne humeur ou presque.
L'humour (moins marquant que dans la série manga Michael qui traite aussi des chats) ne suffit pas à rendre la série captivante et les petites touches de vie quotidienne s'enchaînent agréablement sans rendre la série réellement intéressante. Je vois plus ce titre comme un bel hommage à offrir à des amoureux des chats inconditionnels, quoique même dans ce domaine, il y ait mieux à conseiller en manga, en livres ou en BD.

A propos de l'édition française, je m'étonne du choix éditorial de l'éditeur de publier un manga pour adultes (quoique sans scènes choquantes aucunes) dans une collection directement dédiée aux petits. Ce manga n'a rien d'un album pour jeunes enfants et est en outre vendu à un prix totalement rédhibitoire : 10,55€ le volume ! A ce prix-là, heureusement qu'il y a plein de pages couleurs, et tout et tout.
Je peux encore comprendre la volonté de l'éditeur de publier tout ça dans un sens de lecture français, pour s'adresser à un plus large public, mais au final ça reste beaucoup trop onéreux pour le lecteur moyen curieux.
Le choix de traduction au niveau du langage du chat me déplaît également : voir parler une boule de poil qui dit "ZE suis blablabla, Z'ai froid.." m'énerve vraiment, qui plus est dans une collection dédiée aux "kids".

Dommage, cette petite série somme toute bien mignonne aurait mérité mieux.

jeudi 18 novembre 2010

Irrésistible alchimie


IRRESISTIBLE ALCHIMIE de Simone ELKELES et Cyril LAUMONIER, publié chez La Martinière, 2011.

Résumé :

Brittany est l’image même de la jeune fille parfaite.
Belle, blonde et intelligente, elle vient d’une famille aisée et sort avec le capitaine de l’équipe de football. Elle sait bien maîtriser ses émotions, mais elle cache une douloureuse fêlure : elle s’oppose à ses parents qui veulent placer dans une institution, sa soeur aînée, gravement handicapée. Alex Fuentes est d’origine mexicaine, il est bien sûr séduisant en diable, mais c’est le bad boy du lycée.
Il fait partie d’un gang impliqué dans des trafics de drogues, comme son père, qui en est mort. En dernière année au lycée Fairfield, Brittany et Alex sont obligés de travailler en binôme leur cours de chimie. Alors que tout les oppose, leur attirance est immédiate. Et leur amour sera contrarié par des événements brutaux qui ne cesseront de s’amonceler sur eux.
[spoil =>] Membre d’une bande armée qui sème la terreur, Alex est malgré lui rattrapé par les exigences du chef du gang.

Et Brittany, malgré ses efforts passionnés pour le sortir de là, ne parviendra pas à le protéger. Vengeance, meurtre, drogue, Alex prend conscience que ce monde n’est pas le sien. Au risque de perdre son amour, il fera tout pour sauvegarder l’existence de Brittany. Mais il ne pourra pas s’échapper de son milieu d’origine….Ce n’est que des années plus tard, après un exil et une réadaptation difficile, que la vie finira par sourire à Alex : ses retrouvailles avec Brittany prouveront que l’amour de nos deux héros aura survécu à l’épreuve du temps. [source : Ed. de La Martinière]

Ce que j'en pense :

(à venir)

samedi 30 octobre 2010

Pink


PINK de Kyôko OKAZAKI, publié chez Casterman, collection Sakka, 2007.
(One Shot).

Résumé :

Le rose, c'est la couleur préférée de Yumi, 22 ans, employée de bureau le jour, prostituée la nuit.
Une situation que la jeune femme a choisie, désireuse de vivre sans dépendre de personne. De cette façon, elle échappe également aux explications sur la présence chez elle d'un animal de compagnie plutôt étrange : un crocodile ! Le train-train de Yumi vacille cependant lorsqu'elle croise Haruo, le jeune amant de sa redoutable belle-mère. Elle reconsidère alors sa façon de vivre, et se prend à rêver d'une existence différente.
Héroïne moderne, décomplexée et drôle, Yumi a un caractère bien trempé, et nous apparaît tout à la fois fragile et tonique, désabusée, mais aussi pleine d'espoir. Pink est le premier récit traduit en français de Kyôko Okazaki, la grande dame de la bande dessinée japonaise. [source : Ed. Casterman]

Ce que j'en pense :

(à venir)

mercredi 27 octobre 2010

Le sourire de la Baby-Sitter 1


LE SOURIRE DE LA BABY-SITTER - Volume 1 Calista de JIM et GRELIN, publié chez Soleil Productions, 2010.
(Volume 1/2).

Résumé :

Deux copines, Anna et Calista.
Ni très courageuses, ni très ambitieuses. Calista fait du baby-sitting pour une famille aisée. Anna s'incruste dans une soirée et découvre l'appartement. Les deux copines adoreraient vivre dans un appartement pareil... Mais savent qu'elles n'ont absolument pas les moyens de se payer ça. Anna se fait larguer par son mec, et doit venir cohabiter dans le petit appart minable de Calista. Une nuit, par jeu, Anna lance à Calista : et si elles séduisaient le mari chez qui elle fait du baby-sitting ? Si elles giclaient sa femme pour choper sa place, simplement ?..
Elles gagneraient vingt ans sur leur parcours normal. Et, lancé au départ comme une vague plaisanterie, les deux copines se font le pari d'y arriver. Et vont tout faire pour. Portrait de deux adolescentes désenchantées, Le Sourire de la Baby-Sitter est une chronique acide et délicieusement cruelle, portée par l'ironie de Jim et le trait redoutablement dynamique de Grelin. [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

J'aime vraiment le trait graphique de Grelin. Une fois de plus, je reste ébahie de tout ce qu'il parvient à transmettre à travers ses dessins, déformés et expressifs.

L'histoire est assez banale, deux filles à la morale vacillante voient une possibilité d'argent facile et un défi à relever... Sans calculer le mal qu'elles peuvent causer, elles montent leur plan, irréfléchies et calculatrices à la fois.

Une histoire bien d'aujourd'hui, qui montre des personnages presque trop réalistes qui donnent froid dans le dos et font réfléchir à l'impermanence du quotidien et aux conséquences que peuvent avoir des actes irréfléchis.

Vivement la suite (et fin).

vendredi 22 octobre 2010

Mes chères filles
















MES CHÈRES FILLES
de Hee-Eun KIM, publié chez Clair de Lune, collection Manga, 2010.

Résumé :

C'est le 19e siècle en Angleterre.
De petites demoiselles adorables évoluant dans cette époque victorienne particulièrement austère. Meg, Jo, Beth et Amy. Beth fait vraiment figure de vilain petit canard au milieu de ses sœurs talentueuses. Dès sa rentrée dans l'institut privé chargé de former les futures princesses, elle se distingue par un comportement jugé inapproprié pour une demoiselle!! Beth a du souci à se faire...? [source : Ed. Clair de Lune]

Ce que j'en pense :

Une très libre adaptation des "Quatre filles du Dr. March" de Louisa May Alcott, où l'auteur rend "justice" au personnage de Beth, qui devient ici l'héroïne principale de la série. Attention, l'auteur a tout de même transposé cette histoire qui se déroulait originairement pendant la guerre de sécession aux Etats-Unis (1861-65) à l'Angleterre victorienne (1837-1901)...

L'intrigue va se dérouler dans un pensionnat pour jeunes gens de bonne famille, étrangement mixte (pour l'époque...). Les quatre filles gardent dans les grandes lignes leur caractère ou leurs talents d'origine qui seront ici utilisés à des fins scolaires, et pas de trace de la maman à l'horizon.

Bref, pour apprécier pleinement la lecture, il est indispensable de voir ce titre comme quelque chose de totalement détaché de l'œuvre dont elle s'inspire, car même si l'auteur montre clairement son appréciation envers le roman, elle a préféré se jouer des convenances et laisser sa passion (manifeste également) pour l'époque victorienne anglaise l'emporter sur les bonnes manières^^

Les graphismes sont fins et vraiment jolis. On peut retrouver dans son style ce côté désuet des manga des années 70 (type Garasu no kamen ou Candy) et l'ensemble est vraiment plaisant. Les couvertures ne mentent pas sur le contenu !

En fin d'ouvrage, de petits rappels bien agréables permettent de situer certains points de culture ou de voir d'où l'auteur a tiré son inspiration pour les lieux ou les évènements qu'elle met en place.

samedi 28 août 2010

Ernest & Rebecca - 3


ERNEST & REBECCA 3 de Guillaume BIANCO et Antonello DALENA, publié chez Le Lombard, 2010.

Résumé :

Tous les médecins vous le diront : quand on a un gros rhume comme Rebecca, se mettre au vert ne fait jamais de mal ! Du coup, on l'envoie chez Pépé Bestiole, un grand-père haut en couleurs.
Sur place, la petite fille découvre la nature. Loin d'être hostile, cette dernière va la forcer à s'affirmer et s'ouvrir aux autres. Au grand dam d'Ernest qui voit son apprenti microbe se disperser aux quatre vents... et l'oublier ? Du coup, vexé, le microbe se fait plus rare, ce qui ne manque pas d'inquiéter Rebecca ! Fuis-moi, je te suis et tutti quanti. Une série sélectionnée chaque année pour le Prix Jeunesse au Festival d'Angoulême. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Je renouvelle mon coup de cœur pour cette BD pour enfant trop méconnue. Un titre excellent et vraiment touchant, sur un petit bout de fille de six ans et demi, de santé fragile, qui passe cette fois-ci ses vacances à la campagne.

Les graphismes sucrés sont d'une douceur incroyable. Je me suis sentie transportée des années en arrière, espérant vivre les aventures de cette puce (ouch ! elle déteste ce surnom) et avoir des grands-parents pareils.

On a beau dire, ce n'est pas évident d'expliquer aux enfants la séparation des parents lorsqu'un divorce pointe son nez. Eh bien voilà une manière agréable de faire comprendre que quoi qu'il se passe chez les grands, la vie continue, avec son lot d'aventures extraordinaires à vivre, et que papa et maman, même séparés, restent eux-mêmes !

Retrouvez mon commentaire des deux premiers volume ici : Ernest & Rebecca 1-2

dimanche 25 juillet 2010

Emma


EMMA de Jane AUSTEN, publié chez 10/18, collection Domaine étranger, 1996.

Si je n'avais que quelques lignes :

Elle qui se targuait de si bien lire le cœur des gens et de favoriser les plus heureuses des unions, elle restait oublieuse de ses désirs et ne sondait point ses propres sentiments.
Incontournable.

Résumé :

Emma est la plus française des héroïnes de Jane Austen (1775-1817), qui, à juste titre, craignait que personne ne puisse l'aimer. Elle est en effet aussi peu anglaise qu'une jeune fille intelligente, élégante, ironique et soucieuse des formes peut se permettre d'être. Emma aime l'intrigue et ignore la passion, elle est romanesque. Mais, à la différence de Mariane ou de Catherine, héroïnes respectives de Raison et sentiments et de Northanger Abbey, elle est romanesque intellectuellement et non émotivement. Et c'est en cela qu'elle est la rivale de son auteur. [source : Ed. 10/18]

Ce que j'en pense :

(à venir)

jeudi 10 juin 2010

Les Willoughby


LES WILLOUGHBY de Lois LOWRY, publié à L'Ecole des Loisirs, collection Neuf, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Ils sont affreux, ils sont horribles, ils sont égoïstes et méchants, font des choses impensables et pourtant... en lisant ce conte "à l'ancienne", on ne peut s'empêcher d'espérer que tout s'arrange pour eux. Car ce ne sont que des enfants, des êtres humains tout pleins de défauts, comme nous tous...

Résumé :

Imaginez que le livre que vous tenez entre les mains soit l'un de ces vieux romans avec une reliure en cuir marron tout usé.
Il raconterait le genre d'histoires qu'on lisait autrefois, pleines de larmes et de bons sentiments. On y croiserait des orphelins forcément valeureux, un bébé abandonné sur les marches d'un perron, un millionnaire vivant dans un taudis ou encore une nourrice au cœur sec... Vous allez rencontrer tous ces personnages dans ce roman. Mais vous découvrirez vite que les enfants Willoughby ne sont pas vraiment orphelins, même s'ils rêvent de se débarrasser de leurs parents.
Vous apprendrez que le millionnaire solitaire est aussi un confiseur au grand cœur et la nounou une spécialiste des cookies et de la sculpture antique, ce qui les rend bien plus sympathiques. Il vous reste maintenant à deviner si, comme toutes les histoires d'autrefois, celle-ci se terminera bien... [source : L'Ecole des Loisirs]

Ce que j'en pense :

Ce roman m'a beaucoup étonnée. Tout au long de ma lecture, j'étais prise d'effroi. Pas seulement du fait des personnages, affreux et sans cœur, ni même de l'histoire, terrible s'il en est, mais bien de ma propre incapacité à traiter l'information lue et à l'analyser. "Je ne comprends pas... vraiment, je ne comprends pas..." me suis-je inlassablement répétée. J'avais la sensation qu'il me manquait quelque chose, que je ne saisissait pas le sens profond de l'œuvre... En en discutant avec une collègue, lui expliquant mon désarroi et l'étonnement de voir ce livre publié dans la collection Neuf (alors que tout y est si étrangement horrible !) elle me répondit qu'elle-même comprenait pourquoi il était destiné aux plus jeunes. J'ai pris quelques jours pour réfléchir et malgré moi, j'ai donc découvert mes limites : je ne peux pas à l'heure actuelle imaginer comment à huit ou neuf ans on percevrait ce livre.
Ne vous méprenez pas, j'ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir, et je dirais même que c'est l'une des lectures jeunesse les plus surprenantes qu'il m'ait été donnée de lire depuis longtemps ! Les mécanismes psychologiques ne sont pas évidents à saisir dans un premier temps et l'histoire reste en mémoire, si marquante qu'il est certain que (même à mon âge) c'est une lecture constructive. Je réfléchis à ces classiques dont il est fait mention, histoires d'orphelins ou d'enfants abandonnés, destins tragiques aux personnages caricaturaux pleins de leçons de vie et contes moralisateurs d'une époque révolue... et le souvenir de cette lecture me fait sourire. Quelle maestria une nouvelle fois dans la plume de Lois Lowry qui apporte un nouveau chef d'œuvre à la littérature enfantine. Elle reste indubitablement l'une de mes auteures jeunesse favorites.

Un petit conte horrible et édifiant qui rassemble en son sein moult éléments de littérature classique pour enfants retravaillés en un mélange splendide et terrifiant. A conseiller à tous ceux qui se disputent en famille, tous les égoïstes ou les amateurs de la série des "Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire" de Lemony Snickett.

Du même auteur : Passeuse de rêves, Anastasia Krupnik

mercredi 9 juin 2010

Un coin de ciel bleu - L'odeur du foin...

















UN COIN DE CIEL BLEU - L'odeur du foin de Nicolas JARRY, Paolo DEPLANO et Silvia FABRIS, publié chez Delcourt, 2010.

Si je n'avais que quelques lignes :

Pour tous ceux qui manquent d'air pur, voici une petite BD champêtre qui fleure bon la campagne ! Attachante et pleine d'humour, vous passerez un bon moment en compagnie de cette petite famille parisienne et de ses nouveaux voisins du terroir.

Résumé :

" J'en peux plus de cette ville, Eric ! Fais tes valises, prends ta fille sous le bras, on part vivre à la campagne ! - Chiche !... " [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

Un couple et leur petite fille déboulent à la campagne.
Le père, incorrigible gamin dans un corps d'adulte ; la mère, sérieuse et assez coincée ; la fillette, enfant éveillée et mutine.
Au fil des pages, on découvre leur vie, leurs aventures, et c'est vraiment un des titres de BD que je n'aurais voulu rater pour rien au monde. Une histoire simple, pas de fioritures, et un travail magnifique d'ingéniosité et d'humour. "Un coin de ciel bleu" fait partie de ces titres qui vous touchent, qu'on soit de la ville ou de la campagne.

Des scènes de couples amusantes, des voisins peu accommodants, la vie au grand air...

J'adore.