vendredi 11 mars 2011

Légendes de la Garde - Hiver 1152


LEGENDES DE LA GARDE - Hiver 1152 de David PETERSEN, publié chez Gallimard, 2011.

Résumé :

En ce rude hiver 1152, la Garde doit faire face aux pénuries qui menacent l'existence des souris.
Saxon, Kenzie et Lieam, trois gardes parmi les meilleurs, partent à travers les territoires recouverts de neige. Mené par le vieux Celanawe, ils font office de diplomates et tentent d'améliorer les relations entre les différentes cités et la Garde. Mais cet hiver-là pourrait bien être fatal à certains gardes. [source : Ed. Gallimard]

Ce que j'en pense :

(à venir)

jeudi 10 mars 2011

Dans la forêt du paresseux


DANS LA FORET DU PARESSEUX de Anouck BOISROBERT, Louis RIGAUD et Sophie STRADY, publié chez Hélium, 2011.

Résumé :

Tout est vert, tout est vie dans La forêt du paresseux...
13 millions d'hectares de forêts ont disparu entre 2000 et 2010. cette destruction menace la survie de nombreuses espèces, parmi lesquelles le paresseux à crinière. Nais il n'est pas encore trop tard pour empêcher ces ravages. [source : decitre.fr]

Ce que j'en pense :

Après Popville en 2009 (par les mêmes auteurs, chez Hélium également), qui décrivait la construction d'un village qui devient mégalopole, voici que les auteurs remettent le couvert et explorent un aspect assez différent. "Dans la forêt du paresseux" est un magnifique livre pop-up qui s'adresse aux petits (et aux grands) pour leur parler d'écologie et des dangers de la déforestation.

L'ouvrage en lui-même, comme beaucoup de livres pop-up, est superbe. La fin reste très positive, parce qu'elle demande la participation active du lecteur (une languette à tirer dans un bas de page pour faire apparaître un nouveau décor) avant de se terminer sur une touche humoristique, quoique peu réaliste : une scène incongrue où la nature prend le dessus.

Un reproche majeur me vient tout de même à l'esprit à savoir le manque notoire de praticité avec un texte écrit à plat sur la page et une scène de décor impossible à regarder en même temps, du coup impossible pour le conteur d'admirer les scènes, lire ou regarder il faut choisir... Dommage...

mardi 8 mars 2011

Humaine


HUMAINE de Rebecca Maizel, publié chez Albin Michel, collection Wiz, 2011.

Résumé :

Lenah n’est plus la vampire cruelle et sanguinaire qu’elle fut pendant plus de cinq cents ans. Aujourd’hui son vœu le plus cher vient de se réaliser. Elle est redevenue humaine, grâce à un rituel pratiqué par Rhode, son âme-sœur depuis des siècles. Mais comment vivre dans la peau d’une jeune fille de 16 ans quand on a presque tout oublié de l’amour et de l’amitié ? De plus, même sous l’apparence d’une lycéenne ordinaire, Lenah doit rester sur ses gardes : le clan de vampires sur lequel elle a autrefois régné est prêt à tout pour faire revenir sa souveraine… [source : Ed. Albin Michel]

Ce que j'en pense :

L'idée est sympathique. Dans l'absolu, prendre à revers la transformation vampirique et faire d'un vampire une humaine est assez "novateur". Au minimum, c'est quelque chose qui a le mérite d'avoir été peu voire pas traité dans d'autres romans.

Là où le bât blesse c'est lorsqu'une vampire, cruelle (mais on n'en dira pas trop, bien sûr, c'est su roman ado) et plusieurs fois centenaire (elle s'est vue transformer au moyen-âge), une fois redevenue humaine, réagit comme n'importe quelle ado de 15 ou 16 ans. Et la voilà qui se pâme devant le beau sportif, et qui éconduit le non moins bel artiste qui était attiré par elle...
On ne peut que s'étonner, comment, alors qu'elle conserve (nous dit-on) ses souvenirs, et même une partie de ses pouvoirs dans un premier temps, peut-elle être si subitement redevenue aussi cruche ? Serait-ce une autocritique de l'adolescence ? J'en doute, puisque le livre se prend passablement au sérieux.

Je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment en lisant "Humaine", mais j'avoue que l'ensemble m'a laissé un arrière-goût de profonde déception. Déception envers le personnage principal, qui entache ma vision du vampire, et déception à l'encontre de l'auteur qui pense que servir une soupe pareille sera acceptable dans le climat "pro bit-lit" actuel.

En résumé : ne vous laissez pas piéger par le concept, le traitement en est catastrophique. Et si quelques passages amusants noircissent quelques pages, le reste est vraiment mauvais.

samedi 5 mars 2011

Aqua



AQUA de Kozue AMANO, publié chez Kami, 2006-2007.
(Série en 2 vol.).

Résumé :

2301. Les voyages intergalactiques sont devenus monnaie courante. Une jeune fille, Akari, se rend sur Aqua, anciennement Mars, colonisée par les hommes et où les conditions de vie terrestre ont été recréées, notamment par la fonte volontaire des glaces des pôles donnant une planète recouverte d'eau à 90%.
Décidée à devenir une ondine, guidant les touristes à travers la ville, elle débarque ainsi à Neo-Venezia, bâtie sur les eaux et inspirée de Venise, pour tout apprendre du métier. Elle intègre la compagnie d'ondines Aria, tenue par un chat martien qui, à défaut de parler, possède une intelligence égale aux humains, et par Alicia, une jeune femme connue à travers toute la ville pour être une des ondines les plus expertes. Akari fait également la connaissance d'Aika au tempérament survolté, qui est comme elle une ondine en devenir dans une compagnie concurrente. En outre, Aika voue un culte sans borne à Alicia.
Akari découvre tout au long de ce 1er volume le mode de vie sur Aqua, ses spécificités et ses mystères, comme l'existence d'un royaume des chats et de leurs réunions mensuelles dans un quartier reculé de la ville, présidé par un matou aux pouvoirs étranges et de taille humaine, appelé Cait Sith. A la fin, Alicia remet à Akari sa distinction de mi-parcours d'ondine, un gant. Une ondine confirmée en possède une paire. [source : manga-news.com]

Ce que j'en pense :

Avant d'exposer mes impressions sur le manga en lui-même ainsi que sur le contenu de la série, il faut signaler quelques petits détails à propos de l'édition française.
D'abord, cette série est actuellement épuisée, l'éditeur (Kami) ayant fait faillite. Impossible donc de se les procurer sur le marché classique du livre.
Ensuite, je déplore la différence notable de traduction entre les deux volumes, mais plus encore sa piètre qualité. Les termes désignant les fonctions des ondines ne sont pas repris sous le même nom d'un volume à l'autre, par exemple. Ce qui est désigné dans le premier volume comme "la terre" devient "man home" dans le second... on peut tout de même facilement en déduire qu'il s'agit de la même planète. La palme revient au dernier chapitre du volume 2 : "Le rhume et les purins", parce qu'il est impossible de faire le rapprochement entre le monde aquatique ambiant et du "purin". Eh bien, quelques bases en japonais permettent de rigoler et de comprendre que le traducteur a vraiment fait un boulot de débutant fini car ce qu'il appelle "purin" est en fait du "pu-ri-n" ou l'adaptation japonaise du "pudding" plus communément appelé "flan" en somme. Le personnage qui en réclame à tort et à travers ne voulais donc pas se procurer une substance malodoriférante, mais simplement un dessert.

Ces quelques considérations mises à part, ce manga est réellement magique. L'univers de l'auteur (que l'on retrouve dans Aria, malheureusement indisponible également, et dont la parution avait été interrompue avant le terme de la série) est empreint d'une douceur et d'une quiétude infinies. Les personnages comme les décors sont dessinés avec beaucoup de grâce.
On sent tout de même que cette série se destinait à rester un "spin off" de Aria et l'intrigue de fond reste assez basique. Une apprentie ondine, le début de son parcours, et plusieurs histoires ponctuelles sur certaines fêtes ou habitudes de Neo-Venezia.

Les pages couleurs en début de volume et les couvertures sont magnifiques également...
Pourvu qu'un éditeur reprenne Aria un jour. En attendant, une autre série de l'auteur va sortir très prochainement : Amanchu !, qui traitera de plongée sous-marine.

samedi 26 février 2011

Fight Girl


FIGHT GIRL de Izumi TSUBAKI, publié chez Delcourt, collection Shôjo, 2011.

Résumé :

Chef d'une bande de voyous, Mafuyu est renvoyée de son lycée suite à une violente bagarre.
Promettant à sa mère de ne plus jamais se battre, elle intègre l'établissement privé Midorigaoka. Mais la veille de son arrivée, elle est confrontée à une rixe en pleine rue et sauve un jeune homme en danger... En danger, vraiment ? Ce dernier est en fait son professeur principal : un brin sadique, il va forcer Mafuyu à continuer de se battre ! Quelles sont les raisons de son comportement tyrannique ? Fight Girl, ou l'histoire hilarante de Mafuyu, une rebelle au cœur tendre, avec laquelle Izumi Tsubaki réinvente les codes du manga pour filles. [source : Ed. Delcourt]

Ce que j'en pense :

La lecture de ce premier volume donne l'impression d'une mise en bouche. Agréable mais ne laissant pas forcément présager de la qualité de la suite.
Quelques personnages principaux se sont mis en place, l'intrigue générale est présentée, mais du point de vue du contenu ou de l'avancée du scénario, on reste sur sa faim. Je peux imaginer ce que l'auteur envisage pour la suite mais pas au delà d'un certain point.

Je reste donc perplexe à la lecture de ce tome 1 et tant que la suite ne sera pas sortie, impossible de juger la qualité de la série.

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un shôjo assez envolé, plein d'action, d'humour, et où l'héroïne gaffeuse et niaiseuse entraîne dans sa course tous les personnages qui l'entourent. Une entrée en matière fracassante pour une bad girl au cœur tendre.

vendredi 25 février 2011

Chocolate Cosmos


CHOCOLATE COSMOS de Nana HARUTA, publié chez Marvel Panini France, collection Panini Manga, 2011.
(Série en 4 vol.).

Résumé :

Le grand amour dont Sayuki rêve depuis toujours n'a pas encore frappé à sa porte ! Un beau jour d'été, une rencontre va tout changer.
Mais quand la lycéenne découvre que son prince charmant n'est autre qu'un de ses professeurs, elle est bien obligée de reconsidérer la situation ! Où cet amour la mènera-t-il ? [source : Ed. Panini]

Ce que j'en pense :

Le titre est la seule chose qui me déplaise dans ce manga. Pourquoi les auteurs s'acharnent-ils à trouver des titres débiles pour leurs séries ?

Comme dans Love Berrish, l'auteur reprend de grands classiques du manga pour fille, et le retravaille à sa sauce. Les dessins sont fins et classiques et il est clair que cette série ne renouvelle en rien le genre. Malgré tout, j'adore.

Ce premier volume donne des frissons. On a vraiment envie de soutenir la jeune fille au regard noir qui rêve de romance ! Elle se fixe sur un amour difficile à atteindre, et garde son objectif bien devant elle.

Les professeurs aussi auront droit au chapitre, mais n'est-ce pas pour mieux torturer Sayuki dans la suite de la série ?

Vivement la suite !

jeudi 24 février 2011

Anniversaire - 10

Bon bah petit à petit il avance, ce blog ...

Ce mois-ci je me demandais pourquoi je chroniquais si peu de comics. A près tout, j'ai tout de même créé une rubrique exprès pour, et elle a autant de succès que ma catégorie "Pratique". Hé bien, j'en lis peu. Je voudrais commencer les séries Walking Dead et Tony Chu (le détective cannibale), mais pour le moment manga, bd et romans ont eu la préférence.

Je n'ai pas non plus envie de mettre d'articles concernant des lectures qui m'ont laissée indifférente, bref, je fais de mon mieux pour écrire sur des entrées intéressantes. J'essaie aussi de ne pas multiplier les articles sur plusieurs volumes d'une même série. Par exemple, j'ai parlé de WolfGuy alors que seulement quatre tomes étaient parus, je ne vais pas réécrire combien j'aime cette série après le cinquième tome (oups, je l'aurai fait ici^^).

Je devrais lire davantage, beaucoup de livres m'attendent, mais je me suis remise parallèlement à mes travaux d'écriture, donc pas d'étonnement si les articles continuent sur ce rythme pépère tranquille des premiers temps...

Voilà mes pérégrinations mentales (intellectuelles) du moment. Je ne compte pas vous raconter ma vie, seulement mes lectures.

mercredi 23 février 2011

Funérailles


FUNERAILLES de Richard MONTANARI, publié chez Pocket, collection Pocket Thriller, 2009.

Résumé :

Du conte de fées au cauchemar, il n'y a qu'un pas.
Il suffit d'une seule nuit, d'une seule lune. Au bord de la rivière Schuylkill, une jeune femme semble reposer, sagement allongée. Mais la belle ne dort pas : amputée des deux pieds, le ventre souillé d'un mystérieux dessin, la princesse a définitivement quitté le monde des vivants... A Philadelphie, Noël approche et, avec lui, son cortège de flics en service. Byrne, impliqué jusqu'au cou dans une vilaine bavure, et Balzano, arrachée à ses festivités familiales, passent un fichu réveillon.
Point de cadeaux sous leur sapin mais une ribambelle de soucis : une vieille affaire de pédophilie, le meurtre d'un policier à la retraite et puis cette femme mutilée, qui n'est pas la dernière. Mise en scène ? Quelque part dans la région, la magie de Noël semble inspirer un maniaque, réécrivant un par un ses contes favoris, en lettres de sang... [source : Ed. Pocket]

Ce que j'en pense :

Un troisième volume toujours aussi intéressant.
Les personnages ont petit à petit évolué tout en continuant d'enquêter sur les dessous des affaires criminelles de Philadelphie.

Après nous avoir diverti en parlant de cinéma, l'auteur s'attaque aux contes de fée. Une manière peu commune de donner envie aux lecteurs de relire les classiques indémodables de Grimm, Perrault ou Andersen.
J'ai apprécié le nouveau personnage, un jeune amish, qui apporte pas mal d'humour au texte et m'a donné envie de réécouter la chanson parodique "Amish Paradise" de Weird Al Yankovic (à regarder avec le clip si possible). Aussi, plusieurs scènes se passent hors des murs de la ville, dans la région avoisinante... que ceux qui pensent que vivre en ville est dangereux réfléchissent à deux fois après avoir lu ce livre !

Le quatrième volume intitulé "7" est le dernier que l'auteur ait écrit avant de passer à d'autres héros. Reprendra-t-il plus tard ses inspecteurs des premiers jours ? Il faudra lire le suivant pour en être sûr, ce que je ferai sans trop tarder !

Je rappelle au passage que la série se compose de la manière suivante :
- Déviances
- Psycho
- Funérailles
- 7

lundi 21 février 2011

A Lollipop or a bullet


A LOLLYPOP OR A BULLET de SUGIMOTO Iqura et SAKURABA Kazuki, publié chez Glénat, collection Seinen, 2011.
(Série en 2 vol.).

Résumé :

Pour affronter le monde dans lequel elle vit, Nagisa, jeune collégienne de province élevée par sa mère, est à la recherche de "vraies balles".
Sa rencontre avec Mokuzu, fille d'un célèbre chanteur fraichement débarquée de Tokyo et qui prétend être une sirène, lui fera prendre conscience de cette tragédie nommée "amour", et lui révélera les douloureuses expériences de l'adolescence. Tiré d'un roman à succès de Kazuki Sakuraba, A Lollypop or A Bullet est une véritable ode à l'amour et au combat de la jeunesse pour la vie. [source : Ed. Glénat]

Ce que j'en pense :

Pour parler des affres de l'adolescence et de la souffrance, les auteurs ont bien des possibilités. Celles abordées dans ce manga sont à mes yeux d'un caractère rafraîchissant et novateur. Je n'ai pas lu le roman dont est tiré la série et je le regrette. S'il a le quart de la force de cette série, c'est à mes yeux indéniablement un chef d'œuvre.

Deux filles souffrent. On parle de fantastique, on rêve, on s'illusionne, on fuit la réalité, on se fixe des objectifs impensables. On pleure, on rit, on refuse les évidences et on essaie d'esquiver la souffrance. Quand on a vécu ce qu'ont connu ces deux demoiselles, la vie est une toile qu'il faut peindre, un vase à remplir ou un conte à réciter.
Sur leurs passages, elles blessent bien des gens, mais quand se dévoilent ces demoiselles, on réalise que la souffrance qu'elles infligent est minime par rapport à celle qu'elles trainent à leurs côtés.

J'ai cru qu'elle était une sirène. N'en serait-elle pas une finalement ? Et ces "vraies balles" sont-elles si précieuses ?

dimanche 20 février 2011

Seed of Love


SEED OF LOVE de NANBA Atsuko, publié chez Soleil Productions, collection Soleil manga shôjo, 2011.
(Série en 7 vol.).

Résumé :

De nombreuses amies, un petit copain plus âgé qu'elle, Miku a tout ce qu'il faut pour passer sa 1ère année au lycée sans le moindre tracas.
Sauf qu'un jour, son père lui annonce sans détours qu'il a décidé d'ouvrir une pension... !? Voici une histoire où les amours d'adolescence s'entrecroisent et ne vont jamais comme il faudrait ! [source : Ed. Soleil]

Ce que j'en pense :

Un titre mignon à souhait, où dès le premier volume on sent poindre les ennuis à plein nez !
Mademoiselle l'héroïne se prend les pattes dans ses sentiments. Elle qui semble à son entourage tout posséder et avoir une adolescence dorée, la voilà prise dans un engrenage qui la dépasse.
Elle perd pied dès que son quotidien ordinaire est chamboulé (la faute à ses parents bien entendu) et ne sais plus où son cœur la mène.

Autre avantage : il s'agit d'une série courte en 7 volumes.

Un bon petit shôjo dont j'attends la suite avec impatience.